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Réunion du 29 janvier 2016

Classé dans : Les Rendez-vous Mensuels — 2 février, 2016 @ 13:02

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Pour cette première réunion de 2016, une centaine de nos adhérents se sont retrouvés vendredi 29 janvier, à la Maison des Associations de GUJAN-MESTRAS, pour écouter Christiane et Daniel DUMEZ nous présenter :

BORDEAUX, petits secrets et grandes histoires ….

Déambulation d’un promeneur curieux …. 

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Vendredi 29 janvier, il est 17h00, les membres des Commissions Restauration et Salles et matériel arrivent pour finir de préparer le buffet et décorer la salle …..

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Christiane et Daniel les rejoignent un peu plus tard …..

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C’est devant un auditoire attentif et discipliné que Christiane et Daniel vont nous présenter leur exposé ….

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L’exposé de Christiane et Daniel

 

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La rue Sainte Catherine, 1175 m de longueur, une des plus longues voies commerçantes piétonnes d’Europe.

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L’aspect qu’elle a aujourd’hui ne fut pas toujours celui­-là. Il est même assez récent si l’on se réfère à la création de la toute première partie de la rue.

Aidés par les gaulois qui s’y étaient installés dès le 3ème siècle avant notre ère,  ce sont les romains qui ont tracé la structure primitive de la ville, sur le modèle qu’ils répandirent dans tout leur empire : un axe principal Nord/sud : le Cardo (rue Ste Catherine) croisé par le decumanus (St Rémy) orienté est/ouest.

 Ils creusent le port, font le commerce de l’étain avec les romains, qui leur apportent le vin en échange. Ensemble ils drainent, assèchent les marais, et construisent la  ville de « Burdigala », sur le plan romain commun à toutes leurs villes.

Très belle ville, de 3000 habitants, aérée, avec ses Temples (Piliers de Tutelle), son amphithéâtre (Palais Gallien), ses Thermes, l’eau courante, le tout à l’égout, ses beaux quartiers, son port actif. La campagne est cultivée et tout cela, sans protection aucune.

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En 276, des barbares surgissent dans la ville sans défense, la pillent de fond en combles, l’incendient et la détruisent n’en laissant que pierre sur pierre.

Au début du IVème siècle,  construction d’un enclos d’épaisses murailles,  autour d’un espace de 30 hectares.  C’est ce qu’ils appellent le « Castrum ».

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 A partir du XIème siècle, la ville se développe hors des remparts, sur la rive droite du Peugue. Les constructions nouvelles s’élèvent dans l’anarchie la plus totale.

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En 1206 un conflit nait au sujet de la succession d’Aliénor d’Aquitaine. Les troupes du roi de Castille ravagent complètement ce faubourg non protégé. On décide alors de construire sur le flanc sud du Castrum une sorte d’excroissance de remparts.

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Puis l’expansion démographique de la ville oblige, au début du  XIVème siècle, on va construire un nouveau rempart

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 Après la bataille de Castillon en 1453, la Guyenne redevient française et le roi Charles VII fait construire le Château Trompeyte pour se protéger d’une nouvelle attaque des Anglais, mais aussi contrôler les Bordelais peu enclin à accepter sa tutelle.

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La reconquête de l’urbanisme : 300 ans plus tard, C’est Tourny qui propose de mettre un peu d’ordre dans alignement de la rue et fait dresser des plans. Mais ce n’est que sous Louis Philippe que l’on va les réaliser.

En 1848, tout est terminé, le Cardo Gallo-romain est reconstitué en longueur et en largeur et portera le seul nom de Sainte Catherine, de la Comédie à la place de la Victoire. 

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Pourquoi Sainte Catherine ? Son nom vient d’une chapelle fondée par les chevaliers de l’Ordre de Saint Jean de Jérusalem, tout à la fin du  XIème siècle et qui se situait en face de la rue Guiraude.

A propos du quartier Ste Catherine : un destin hors du commun

Nicolas Beaujon Il est né en 1718

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Il fit ses premières armes dans le commerce des grains, puis dans le commerce maritime.  Nicolas Beaujon, devint d’abord Receveur des finances, puis Conseiller d’Etat. Il se lança alors dans la banque et y amassa une prodigieuse fortune. L’un de ses bons clients sera le Roi lui-même. Il ira jusqu’à lui prêter 6 millions de livres pour régler les factures de toilette de Mme Du Barry

Nicolas Beaujon achète alors l’Elysée, l’agrandit, l’aménage et il y ajoute 50 hectares de terrain dont il fait un parc privé à son seul usage. Le palais actuel n’a conservé que 2 bien modestes hectares. Il y a accumulé quantités d’œuvres d’art, en faisant un véritable musée.

Pour l’anecdote, tous les soirs, il tenait table ouverte, pour d’innombrables amis et connaissances. Devenu veuf, presqu’aveugle et pratiquement paralysé, il n’y paraissait que sur sa chaise roulante et s’éclipsait discrètement jusqu’à sa chambre, où ses valets le préparaient pour la nuit. Dès qu’il était couché, ses valets laissaient place à 5 à 6 jeunes beautés qui venaient prendre place tout autour de lui en s’asseyant sur son lit.

Ces jeunes personnes de bonne éducation, vivaient sur place à l’Elysée où chacune disposait d’un petit appartement avec domestiques et attelage personnels. Elles occupaient ainsi une fonction officielle reconnue. On les appelait du joli nom de « Berceuses« .

A son décès il fit don des 4719 volumes de sa bibliothèque, à la Bibliothèque de Bordeaux, sa ville natale.

Un autre de ses legs fonda le grand hôpital parisien qui porte encore son nom et est devenu un important centre universitaire.

Continuons notre promenade Rue Ste Catherine

La place Saint Projet. 

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Pendant 14 siècles : Cœur de la ville enfermée dans le Castrum Gallo-Romain, la  paroisse St projet était très active. Reste du clocher en bordure de la rue Tustal. Elle a été désaffectée à la révolution.

Sa démolition, en 1822, ménagea une sacrée surprise. Dans ses combles, sous son toit, déposés au-dessus des voûtes, on découvrit les restes de 1.500 cadavres. Le cimetière paroissial de l’époque était si exigu qu’il avait fallu exhumer les corps, pour ménager des places nouvelles, et, ne sachant qu’en faire, notamment au moment de la grande épidémie de peste, on les avait entassés au-dessus de l’édifice.

La peste a sévi à Bordeaux en 1348, année sinistre, puisque aux ravages de guerre avec le roi d’Angleterre, s’ajoutent de grandes inondations dans les vignobles du libournais et du Médoc. On a dû incendier le quartier de La Rousselle pour l’assainir. La moitié de la population aurait disparu. La peste a cessé en 1350.

 De ce cimetière il ne reste qu’une croix du XVème siècle qui se dresse actuellement sur la place.

Un puits était creusé au centre de la place, il a été remplacé en 1715 par une fontaine plaquée contre le mur sud de la place. C’était le point d’eau de tout le quartier. Imaginons les conséquences qu’a pu avoir sur la santé publique sa proximité immédiate du cimetière.

Le Peugue. Cette rivière est canalisée sous le cours d’Alsace Lorraine. Elle nait à 12 km de là, à Pessac au lieu-dit le Bois des Sources .

Ce tunnel, entièrement construit en pierre de taille, sous le Cours d’Alsace et Lorraine, mesure 4 m 80 de large et 3 m 30 dans sa plus grande hauteur. Dans cette partie couverte, le Peugue restait navigable, en souterrain, pour des barques à fond plat dénommées « plates » ou « allèges ». Il existerait encore, sous certains immeubles du cours d’Alsace Lorraine, des trappes par lesquelles étaient chargées, et déchargées les marchandises jusqu’à la Garonne.

Plus tard encore, on lui adjoindra la Devèze, autre cours d’eau, détourné de son cours normal à partir de la rue Elisée Reclus, en face de la cathédrale, pour n’avoir qu’un seul canal souterrain jusqu’au fleuve.

A l’angle de la rue Ste Catherine avec cours Alsace-Loraine : haut relief , symbolisant le Peugue et la Devèze  à jamais cachés aux yeux des passants.

Le secret des Grands Carmes et le vinaigre à tête noire.

En traversant le Cours Victor Hugo, tout de suite à droite, s’élevait le vaste couvent des Grands Carmes. Ce couvent possédait des vignes en bordelais et s’était fait une spécialité d’un remarquable vinaigre dont ils conservaient jalousement le secret. Le moine qui, au XVIIIème siècle, le commercialisait auprès du grand public, était noir. Et c’est ainsi que naquit la marque du vinaigre Tête Noire, que nous connaissons encore.

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Quelques grands noms de la rue Ste Catherine appartenant à la colonie israélite de Bordeaux.

Entre l’actuel crs Victor Hugo et la porte de la Victoire, s’établit une importante communauté israélite d’origine espagnole et portugaise. Chassée par l’Inquisition au  XVIème siècle.

A Bordeaux, ils furent bien accueillis. Ils pouvaient y vivre normalement sans restriction.  Mais deux fois par an, lors de grandes foires, d’autres juifs fréquentaient la ville. Ils venaient d’Avignon et s’étaient spécialisés dans le commerce des draperies. Malgré les réticences des premiers, ils finirent par créer une deuxième communauté, vers 1734, à part, de l’autre côté de la place de la Victoire. Ils se consacreront au commerce avec l’outre-mer alors en pleine expansion.

C’est dans une de ces familles dites « portugaises » que naîtra le 30 juillet 1830 Camille Pissarro, le célèbre peintre qui avec ses amis Manet, Degas et Renoir, fondera l’Ecole Impressionniste.

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C’est également dans le même quartier, à quelques pas de là, qu’en 1838 naîtra Judas Colonna qui deviendra le célèbre chef d’orchestre, plus connu sous son nom francisé d’Edouard Colonne, fondateur de l’association des Concerts Colonne en 1873.

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 XVIIIème siècle, des réussites exceptionnelles dans ces familles juives :

 Abraham Gradis. Petit fils d’un « pauvre juif portugais » arrivé à Bordeaux,  il avait hérité de son père une petite affaire de négoce. Tout au long du XVIIIème siècle, l’âge d’or bordelais aidant, Abraham allait lui donner une phénoménale impulsion et amasser une fortune que l’on estima à 10 millions de livres-or.

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Abraham Gradis était un homme respecté, pour sa fortune et sa réussite,  mais aussi, et peut-être surtout pour sa générosité. La municipalité lui manifesta de grands égards. Une preuve : à l’approche de sa mort, en 1780,  les jurats de la ville décidèrent de faire suspendre les sonneries de la grosse cloche sa voisine, afin de ne pas perturber les derniers jours de son agonie.

N’ayant pas d’enfant, il décida de répartir équitablement sa fortune entre ses neveux et les pauvres de la ville, tant juifs que chrétiens, sans distinction de confession.

La déplorable aventure de Moïse Gradis, son neveu.

Moïse Gradis, s’était établi en Martinique sur une plantation Gradis située à Basse Pointe. Lorsqu’il mourut, en 1825, son testament exigeait :

« Qu’après son décès, son corps soit mis dans un boucaud (tonneau) solide, cerclé en bonnes bandes de fer, rempli de fort rhum, et qu’il soit envoyé par ses exécuteurs testamentaires à Bordeaux, à l’adresse de la maison Davis Gradis et fils, pour être enterré »

Le 5 mai 1826, sa dépouille arrivée à Bordeaux sur le voilier « Le jeune Henri ». Mais elle avait subi, en cours de traversée, de très graves altérations. L’enquête qui s’en suivit révéla que des marins peu scrupuleux avaient, pendant le voyage, percé le fut, et pipé le rhum à leur usage. Ses restes n’en furent pas moins inhumés,  dans le cimetière israélite du chemin du Sablonat (que nous appelons aujourd’hui le cours de l’Yser).

Place de la Victoire : De la porte Saint Julien puis la porte d’Aquitaine

La Porte Saint Julien ménagée dans le rempart du  XIVème siècle, était une lourde porte médiévale à la jonction de 2 grandes routes vers l’Espagne et le Languedoc.

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 Tourny la fit démolir et confia l’aménagement de la place à l’architecte Portier qui conçut un vaste espace circulaire comportant un arc triomphal : la porte d’Aquitaine, dédié en 1753 au Duc d’Aquitaine qui venait de naître et devait mourir en très bas âge. 

 Après la Seconde Guerre mondiale, elle a pris le nom de Porte de la Victoire. 


OBELISQUE, cette colonne hélicoïdale est l’œuvre récente du sculpteur tchèque Yvan Theimer. Il est de marbre rouge du Languedoc, qui rougit au contact de l’eau, rouge comme le vin. Ses bas-reliefs font référence au vin. Deux tortues énigmatiques lui servent de garde rapprochée, elles mangent de la vigne et portent toute une série de symboles liés au vin.

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Un dernier coup d’œil sur la place de la Victoire.

Place de la Victoire jadis se réunissaient les 2 routes du Languedoc et d’Espagne. La treille qui pousse sur la façade du N° 1 est la seule rescapée des 5 pieds qui grimpaient autrefois sur le bâtiment de l’octroi accolé à la porte d’Aquitaine et aujourd’hui disparu.

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Dans La brasserie située au N° 22 en 1917 est née Georgette Plana. Sa mère y tenait un restaurant apprécié. Elle se lance dans le music-hall à Bordeaux en 1940 et épouse le régisseur du grand Théâtre. Mais c’est à Paris que son succès se confirme. Elle a chanté à l’Olympia avec Robert Charlebois et Antoine ! Nombreux sont ceux qui peuvent encore fredonner ses succès : Riquita, La femme aux bijoux, et, surtout, Viva Espana. Elle est décédée à 95 ans en 2013.

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La grande vedette du Second Empire. 

Au milieu du  XIXème siècle, la rue Sainte Catherine prend sa forme moderne. C’est maintenant une rue toute neuve. De très nombreux magasins de mode s’y installent et avec eux les « petite main » celles que l’on appelait alors les « grisettes« .

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Parmi celles-ci, il est une jolie ouvrière modiste de 18 ans, née dans le quartier le 30 avril 1833. Elle s’appelle Hortense Schneider. Elle découvre le théâtre à Bordeaux. Elle se lance dans la carrière artistique. Elle fait ses débuts au théâtre d’Agen. Elle y est fort appréciée et se retrouve à Paris.  Elle y tombe dans les bras du duc de Morny, puis du Duc de Grammont.

 Elle triomphe dans le répertoire d’Offenbach. Elle en est la vedette lors de l’exposition universelle du second Empire en 1867, dans le rôle de la Grande duchesse de Gerolstein.

A cette occasion elle s’y illustre en se présentant à la porte triomphale de l’exposition, destinée à l’Empereur et les souverains étrangers en visite. Hortense a le toupet de s’y présenter en grand apparat avec un somptueux attelage. La porte est fermée, on n’attendait personne ce jour- là.  Les gardiens s’étonnent  » mais qui êtes-vous donc ? ». Et tout à fait dans son rôle de théâtre, elle lance : « grande Duchesse de Gerolstein ».  On lui livra le passage. Le tout Paris se partagea entre l’indignation et le fou rire.

Par la suite, Hortense tombera encore dans les bras du Tsar Alexandre II, puis du Prince de Galles, du Roi du Portugal, du Khédive d’Egypte et probablement quelques autres non recensés. Cette vie tumultueuse lui avait valu le surnom du « passage des Princes » (qui est à Paris une galerie couverte toute à l’image de notre galerie bordelaise). 

Véritable symbole de la vie parisienne débridée du second Empire, Hortense Schneider arrêta sa carrière en 1870. Elle avait alors 37 ans. Elle termina ses jours, complètement oubliée, en consacrant sa vie à un orphelinat. Elle mourut en 1920. Elle est inhumée à Bordeaux dans le cimetière protestant de la rue Judaïque où sa tombe se trouve encore.

Intendance – Chapeau Rouge

  A propos du COURS DU CHAPEAU ROUGE au lendemain de la catastrophe de 276, l’axe Est-Ouest de l’antique ville romaine (le décumanus), avait tout simplement disparu. Sur son emplacement, on avait creusé un fossé protecteur au pied du mur nord du rempart du Castrum alimenté par un ruisseau dénommé « le Tropeyte« .

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Au  XIVème siècle, il fut comblé et on commença à construire sur cet espace des immeubles alignés et ménageant sur l’ancien fossé, une large avenue: le futur cours du chapeau rouge

Pourquoi « Le Chapeau Rouge » : 

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C’est en 1553 que cette voie a pris le nom de Fossé du Chapeau Rouge.

 Il  vient d’une célèbre hôtellerie qui se situait exactement à l’angle du Cours actuel et de la place Jean Jaurès.  Cette auberge de fondation très ancienne était devenue une sorte de 4 étoiles de luxe de la ville où seuls les hôtes de marques, pouvaient envisager d’y descendre. Cet établissement célèbre sera impitoyablement rasé sur ordre de Louis  XIV en 1676. Elle ne fut pas la seule à connaître ce triste sort.

L’OPERA DE BORDEAUX 

La place de la Comédie se trouve sur l’emplacement du forum gallo-romain où étaient situés les Piliers de Tutelle, temple rasé sur ordre de Louis XIV, après les troubles de la Fronde.

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L’opéra de Bordeaux,  remplaça sous Louis XV, une ancienne salle de spectacle, incendiée en 1755.  Le maréchal de Richelieu en 1773 chargea son architecte  Victor Louis de bâtir le nouveau théâtre de la cité, sur une parcelle des terrains du château Trompette, offerte par le roi Louis XV, avec 200.000 livres pour financer les travaux.   Il a été inauguré le 7 avril 1780 avec la représentation de l’Athalie de Jean Racine

Qui était ce Louis François Armand de Richelieu ? 

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Duc, maréchal et gouverneur de Guyenne, arrière-petit-neveu du Cardinal, filleul de Louis XIV et de la duchesse de Bourgogne. Il a laissé une réputation de valeureux guerrier, mais aussi de libertin effréné.

Dès son plus jeune âge, il débauchait la fille du Régent et osait cocufier le Dauphin. Embastillé plusieurs fois pour ses frasques, il eut cependant tous les honneurs. Louis XV lui pardonna tout, car il lui procurait des maîtresses, et sa plus belle entremise fut de recruter la Du Barry.

Sa biographie comprend quelques pages bordelaises. Il ravit ainsi l’amante de l’archevêque – une belle américaine qu’il finit par marier à un baron  - n’oubliant pas, le jour de la noce de se servir avant le promis ! Il donna un grand souper à 29 invitées, toutes ayant eu des bontés pour lui, et il leur fit comprendre au cours du repas, ce qui les unissait…La cité se remplissait de filles de joie dont il était le mécène… Les actrices, qui l’appelaient « papa maréchal », n’étaient pas étrangères à son intérêt pour l’art.

Depuis sa dernière restauration en 1991, il a retrouvé sa décoration intérieure d’origine (marbre, or et bleu). Il est aujourd’hui considéré comme l’un des plus beaux théâtres français.

LE GRAND HOTEL DE BORDEAUX-  place de la Comédie

Sa façade de style néoclassique, créée par l’architecte Victor Louis en 1776, est en parfaite harmonie avec celle du Grand Théâtre, ce qui explique certainement le prestige du Grand Hôtel.

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Des scènes historiques ou légendaires s’y sont déroulées. Victor Hugo, député français, en 1870, était devant le Grand Hôtel, lorsqu’il prononça cette célèbre phrase : « Si on ne veut plus qu’il y ait de guerre en Europe, il faut créer l’Europe ». On raconte aussi, par exemple, qu’un grand Maharadjah y aurait rencontré une femme de chambre extrêmement belle et aurait tout fait pour la séduire jusqu’à ce qu’elle devienne sa femme.

EGLISE NOTRE DAME 

Suite à la révolte des bordelais en 1675, le roi Louis XIV décide en 1675 d’agrandir la forteresse du château Trompeyte et ainsi de raser le couvent des Dominicains et son église qui le gènent.

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Mais la communauté des Dominicains qui prospère décide de reconstruire un grand couvent, avec deux cloîtres. Une église spacieuse y sera adjointe, construite dans un style baroque de la fin du XVIIe siècle, c’est l’église Notre Dame, place du Chapelet, dans la rue Mably. Il ne reste qu’un des 2 cloîtres, c’est la Cour Mably.

L’église est classée « Monument Historique» le 18 mai 1908 ainsi que le buffet de son orgue le 12 janvier 1971. Elle a été entièrement rénovée en 1982 par le service des Monuments Historiques. Elle possède une acoustique remarquable d’où le nombre élevé de concerts organisés dans cet endroit.

COURS DE L’INTENDANCE

Le tracé du Cours de l’Intendance correspond à celui des fossés nord de la première enceinte fortifiée de la ville au IVe siècle.

Un « Dog Bar » un abreuvoir pour chiens chics

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N° 4 hôtel Pichon construit en 1614 pour le président du parlement de Bordeaux, il fut remanié plusieurs fois. Il abrita la « Belle Jardinière » qui y ajoutera de belles cariatides vers 1900.

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N° 19 Passage Sarget : Construit en 1833, Le passage Sarget relie le cours de l’Intendance à la place du Chapelet. Financé par Le Baron Sarget. Couvert, il  était privé et n’était emprunté que par des princes et des chefs d’états, donc très prisé par la noblesse. Il fut par la suite racheté par la municipalité et ouvert au public en 1878.

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N°52  Une main énigmatique sous le visage du mascaron. Signe de reconnaissance maçonnique qui symbolise le secret qu’il faut savoir garder lorsqu’on intègre cette confrérie. La main sous la gorge et le pouce levé comme une équerre, illustrent la maxime « plutôt avoir la gorge tranchée que de dévoiler le secret »

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 En 1824, Bordeaux donne asile au peintre Goya, fuyant les persécutions du roi d’Espagne Ferdinand VII. Bien que sourd et presque aveugle, il continue de peindre et réalise son célèbre tableau «  la laitière de Bordeaux ». En 1825 il dessine les quatre planches lithographiques dites « Taureaux de Bordeaux ».

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 Francisco Goya meurt le 16 avril 1828 à l’âge de 82 ans. Son petit-fils assiste à ses obsèques à Notre Dame et à son enterrement au cimetière de la Chartreuse. Le consul d’Espagne demande son exhumation et l’obtient en novembre 1888. Le corps est retrouvé sans tête. En juin 1919, les restes du peintre sont transportés à Madrid. Le mystère de la disparition de la tête n’est toujours pas résolu.

PLACE DES GRANDS HOMMES

Terrain était occupé autrefois par des couvents. En 1790, l’Architecte Chalifour proposa une place circulaire avec des rues rayonnantes dédiées aux Grands Hommes du siècle des Lumières. Cette halle Baltard, Avant 1958, abritait 85 commerces exclusivement alimentaires.

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C’est Le 5 mars 1991 que fut inauguré le nouveau marché.

ALLEE DE TOURNY

Cette esplanade fut aménagée entre 1743 et 1757 par l’intendant Tourny. Elle est bordée du côté pair d’immeubles à façades Louis XV. Il ne comportait à l’origine qu’un rez-de-chaussée et un étage, pour ne pas gêner les tirs de canon du château Trompette. Les immeubles situés du côté
impair ont été construits au XIXe siècle.

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Deux fontaines décoratives existaient aux extrémités de la place en 1857 pour célébrer l’arrivée de l’eau de source dans la ville. Elles ont été retirées sous Jacques Chaban-Delmas. L’une est à Soulac, l’autre à Québec face au Parlement, parfaitement restaurée.

Il y avait aussi la statue équestre de Napoléon III. Abattue le 4 septembre 1870 et jetée dans la Garonne.

Une statue de Léon Gambetta en marbre y fut inaugurée  en 1905 par Emile Loubet devant 130.000 spectateurs. Elle fut transférée au musée d’Aquitaine en 1960. Elle saluait son passage en 1871, désignant Bordeaux «  capitale de la France en déroute », comme cela s’est reproduit hélas pendant les guerres de 14/18 et 39/45.

Monsieur Louis, Marquis de Tourny veille sur sa place et son allée….Né à Paris en 1690 et devenu intendant de Guyenne. Cet homme a complètement transformé le minuscule Bordeaux. Avant son arrivée en 1743, la ville se retranchait derrière ses forts et ses remparts. Tourny fait abattre les murs, aère la ville, trace des routes et des allées, projette et rêve le Bordeaux d’aujourd’hui.

Hôtel Gobineau : Il fut construit en 1789 sur les plans de Victor Louis pour un conseillé du Parlement : Joseph Thibaut de Gobineau. 365 fenêtres. Aujourd’hui in abrite la Maison des Vins de Bordeaux.

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BORDEAUX CENTRE

LA GROSSE CLOCHE (Porte St Eloi)

C’est ce qui subsiste du beffroi de l’ancien hôtel de ville médiéval.

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Sa cloche a été coulée 1775. Elle mesure 2m de diamètre, 2 m de haut et un poids de 7800kg. Elle servait à convoquer les jurats. Elle annonçait les jours, les heures, chassait l’orage et la grêle, appelait aux armes, signalaient les incendies, ordonnait le ban des vendanges, sonnait le tocsin, et de tous les grands évènements de la cité, d’où son importance dans l’esprit des bordelais.

PLACE CAMILLE JULLIAN (historien de Bordeaux évoqué par un monument) 

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L’église Saint-Siméon a connu de multiples destinées.

Bâtie au XVe siècle, fut reconvertie en salpêtrière et accueillit, en 1833, l’Ecole navale des mousses et novices, avant de devenir, en 1863, fabrique de conserves de légumes, puis commerce de cycles et aussi un garage

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C’est là, entre l’autel et les travées, que Charles Teyssonneau, ingénieux commerçant, mit au point un instrument révolutionnaire : la clef ouvre boîte.

En 1999 le Cinéma Utopia s’y est installé.

 

PLACE DU PARLEMENT

Cette place à l’italienne, s’est appelée Place du Parlement, en hommage au Parlement de Bordeaux, parlement situé dans le palais de l’Ombrière voisin (A côté de la porte Cailhau), où l’on rendait la justice.

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Créée par les intendants Boucher et Tourny comme la place de la Bourse. Les bâtiments style Louis XV datent de la première moitié du XVIIIe siècle. Ensemble homogène de riches façades bourgeoises. Chacune d’elles porte un motif différent, chaque fenêtre est surmontée d’une agrafe ou d’un unique mascaron (masque sculpté) représentant le visage d’un notable ou d’un personnage enturbanné, des fruits, des plantes, une coquille Saint Jacques.

La Fontaine de Garros : sur un des côtés de la place, cette fontaine rococo a été installée en 1865.

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Place Saint Pierre

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Saint Pierre, 1er apôtre, 1er pape de la chrétienté, 10 avant JC à 64 après JC

L’église St Pierre se trouve au cœur du Vieux Bordeaux, sur l’emplacement même du port Gallo-Romain.

Elle était construite sur le mur nord du chenal de passage au XVe siècle. Elle fut remaniée en grande partie au XIXe siècle. Le portail de style gothique flamboyant, la porte sud et le chœur sont d’origine.

 Sous la place St Pierre, on trouva en 1832 une magnifique statue d’Hercule, en bronze, qui devait décorer l’entrée du port alors aménagé à l’embouchure d’un estey : la Devèze. Ce grand bronze, est l’une des plus belles pièces du Musée d’Aquitaine.

Photo 68 Au XIIe siècle, ce port a été remblayé, le quartier presque entièrement bâti. Les quais furent reportés vers le sud, au débouché d’un autre estey : le Peugue, au pied du palais de l’Ombrière.

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IMPASSE RUE NEUVE

Maison de Jeanne Lartigue : maison du XVIe, située au fond de l’impasse a conservé une partie de son décor Renaissance. La maison a appartenu à la famille Lartigue. Leur fille Jeanne Lartigue, était une « jeune fille candide et bonne, pas jolie et boitant même un peu« , mais bénéficiant d’une dot confortable. Ceci lui permit d’épouser en 1715, le baron de Montesquieu. Elle mourut en 1770 dans cette maison.

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JARDIN PUBLIC 

Il est créé en 1746 sur 15 hectares, à l’initiative de l’Intendant Tourny pour fournir aux Bordelais un cadre agréable, mais aussi réunir la ville aux faubourgs de St Seurin et des Chartrons. On y avait planté 800 tilleuls hollandais.

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En 1856 on y a installé des passerelles (de Fischer et Escarpit)  de la largeur des crinolines. On y a créé un parc à l’anglaise et implanté un bassin.

 En avril 1857, on y planta un magnolia géant. Arbre majestueux (15,60 mètres), déjà vieux de 42 ans et accusant 45 tonnes. Il fut transporté du vieux jardin des plantes de la Chartreuse (couvent), jusqu’à l’actuel jardin public. Une voie ferrée de 2 kilomètres fut posée pour l’occasion et un chariot construit sur mesure. Il fallut quatre jours pour le convoyer. Douze autres magnolias suivirent le même chemin. Les survivants ont disparu avec la grande tempête de 1999.

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Dans le jardin de nombreuses statues sont présentes :des défenseurs de la vigne, Rosa Bonheur, peintre animalier bordelais du XIXe , ainsi qu’un buste singulier aux multiples facettes.

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Il s’agit du buste de François Mauriac  réalisé par le sculpteur Ossip Zadkine. Il s’agit d’une copie de l’original volé en 1993 qui se trouve au musée d’Aquitaine. Il a donné lieu à trois bronzes dont l’un se trouve au musée des Beaux-Arts de Bordeaux.

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En 1970, les grilles du cours de Verdun sont redorées (7500 feuilles d’or furent nécessaires).

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La statue de la LIBERTE bordelaise

lle se trouve Place Picard (Cours de Verdun).

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Le sculpteur Bartholdi, qui a conçu et édifié la statue du le port de New-York, avait concouru pour la réalisation d’une fontaine sur la Place des Quinconces à Bordeaux. Bien qu’ayant gagné le concours, son œuvre trop coûteuse ne fut pas réalisée. Pas rancunier, Bartholdi fit don de la réduction de sa célèbre statue à la ville de Bordeaux. Elle fut mise en place en 1888,  mais démontée et fondue par les allemands en 1941. Depuis l’an 2000 une petite copie en résine se dresse sur la place. Son visage austère serait celui de Mme Singer, l’inventeur des machines à coudre.

 

PALAIS GALLIEN

L’Amphithéâtre romain, dit Palais Gallien (un empereur qui régna de 253 à 268). Il s’agit du seul monument antique (IIe siècle) de Burdigala encore visible dans un état intéressant. Il fut vendu comme bien national en 1793 et loti en 35 parcelles. De nombreux éléments restent englobés dans des propriétés (ex Rue Sansas n°18). Le préfet Thibaudeau sauvera en 1803 les derniers vestiges.

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L’édifice de forme elliptique, mesurait 132,30m de long et 110,60 de large et pouvait contenir 22000 spectateurs.. 

EGLISE SAINT SEURIN – CRYPTE – NECROPOLE site paléochrétien

 C’est la plus ancienne église de Bordeaux, dédiée à saint Seurin, évêque de la ville construite au début du VIe siècle, elle sera basilique qu’en 1873. L’édifice est classé monument historique et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

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La basilique Saint-Seurin était sur le chemin des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle qui s’y arrêtaient au Moyen Âge, pour vénérer le bâton de saint Martial, et voir l’olifant de Roland que Charlemagne aurait déposé sur l’autel en rentrant d’Espagne, et dans la crypte, les reliques miraculeuses de saint Seurin et de saint Fort.  

Le retable de la chapelle Notre-Dame-de-la-Rose date du milieu du XVe siècle,  il est décoré de douze magnifiques plaques d’albâtre.

La cloche de l’église Saint-Seurin, Classée monument historique est singulière puisque son bronze provient de canons espagnols confisqués en 1637 par le cardinal Henri de Sourdis, archevêque de Bordeaux, chargé de reconquérir les îles de Lérins.

Sa nécropole : site archéologique    

Vestiges du premier cimetière chrétien de Bordeaux, en fonction jusqu’à la Révolution, soit 14 siècles. Il se trouve sous l’actuelle place des Martyrs de la Résistance. On y trouve des mausolées du IVe siècle, et de nombreux vestiges de l’époque romaine et mérovingienne, encore en place : des amphores, des tuiles et des sarcophages qui servaient de sépulture.

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HOTEL FRUGES

Au n° 63. Place des Martyrs de la résistance (.Architecte Pierre Ferret).

Henri Frugès est le petit fils de Francis Frugès, qui fit fortune dans une entreprise de denrées coloniales. Son produit phare était le sucre, dont les boites de carton restent encore dans le souvenir des anciens bordelais.

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En 1913 Henri Frugès a conçu son hôtel particulier comme une sorte de musée des arts décoratifs contemporains. Il y a réuni les plus grands créateurs parisiens et bordelais de l’époque, dans tous les domaines. 

Plus intéressé par les arts que par les affaires, il laisse la raffinerie Say s’emparer de la firme familiale, et préfère faire construire des maisons modernes. En 1920, a presque 80 ans, il charge un architecte inconnu aux idées révolutionnaires à l’époque : Le Corbusier, de construire des habitations destinées à ses ouvriers, à Lège, et  en 1926 la cité Frugès de Pessac.

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PLACE GAMBETTA

 La place Gambetta est le « Mont Judaïque » au Moyen Âge, le point le plus élevé de Bordeaux (15m). Ancienne place Dauphine, on y guillotina pendant la Révolution plus de 300 personnes

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Angle rue Judaïque et rue du Palais Gallien : La recluse

Une petite niche rappelle le souvenir de  l’Hôpital St Lazare (des lépreux), de sa chapelle, et de sa Recluse en 1450. A cette époque, la « Recluse de Bordeaux » était un personnage des plus considérés.  

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C’est l’évêque, qui autorisait une femme, au terme d’un long noviciat, l’entrée volontaire en réclusion. Enfermement à vie dans une cellule exiguë. Trois ouvertures seulement : une pour recevoir la nourriture et évacuer les déchets, une pour recevoir la communion côté chapelle, et une pour recevoir un peu de clarté.

C’était un personnage important, quasi officiel. Elle était chargée d’assurer son propre salut, mais surtout  celui de la ville et lui éviter toutes les calamités. Pour cela elle recevait de nombreux legs et priait pour les donateurs. Cela dura trois siècles. De démolitions en reconstructions, il ne reste que cette niche.

PORTE DIJEAUX

Entrée monumentale de la ville au XVIIIe siècle. Son nom est en rapport avec le temple de Jupiter situé à cet emplacement à l’époque gallo-romaine. Côté place, le célèbre lion loucheur dû au ciseau du sculpteur Clair-Claude Francin.

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PALAIS ROHAN – Hôtel de Ville

Les intendants et les prélats au XVIIIeme siècle, à la fois urbanistes et spéculateurs, se font édifier des demeures, parfois même des palais. Ils ont participé à la création de nouveaux quartiers et transformé la physionomie de la ville.

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Devenu archevêque de Bordeaux en 1771, Ferdinand-Maximilien Mériadec de Rohan entreprit la reconstruction complète du vieil archevêché, qui, dès le Moyen Age occupait l’angle nord-ouest de la cathédrale. Il terminera sa carrière comme aumônier de l’impératrice Joséphine.

Le Palais Rohan, fut achevé en 1786. L’intérieur a conservé le grand escalier d’honneur et une suite de salons au rez-de-chaussée avec boiseries et trompe-l’œil, qui  évoquent le raffinement des intérieurs bordelais du XVIIIe siècle.

Il devint l’hôtel de ville de Bordeaux en 1835 après avoir été hôtel du département sous la Révolution, préfecture, résidence impériale de Napoléon Ier, château royal sous la Restauration.

 

CATHEDRALE SAINT ANDRE

Elle fut bâtie dans l’angle SE des remparts romains entre les XI et XIIe siècles.

Le sol étant plus ou moins meuble, les fondations qui ont bougé, ont  provoqué l’écartement des murs, et l’effondrement des voûtes. On les reconstruisit en ajoutant aux murs de nombreux contreforts en arcs-boutants.

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En 1096  elle avait été conçue pour avoir quatre clochers, deux seulement ont eu leur flèche (côté rue Vital-Carles) car on s’est vite rendu compte que le sol ne résisterait pas. 

La porte Royale est un bel exemple d’art gothique. C’est par cette porte qu’entrèrent Aliénor d’Aquitaine et Louis VII, futur roi de France, pour leur mariage en 1137.

La cathédrale est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1998.

La tour Pey-Berland 

Du nom de l’archevêque de la ville en 1430, qui créa la première université de Bordeaux vers 1440 et inhumé derrière le maître autel de la cathédrale. Construite entre 1440 et 1450 (Bordeaux était alors anglais). Elle est quadrangulaire avec des contreforts.

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Le 17 décembre 1789, décrétée bien national, fut acquise par le sieur Jacques Boutin, avec l’ordre de la démolir. Mais seule la flèche fut abattue.

En 1846, le cardinal Donnet obtint le rachat du monument par l’État. On restaura, consolida et installa un bourdon (parrains l’empereur Napoléon III et l’impératrice Eugénie). La flèche fut tronquée pour recevoir  au sommet, une statue de Notre-Dame d’Aquitaine réalisée en 1862 (en cuivre et de 6m de haut, elle pèse 1 300kg) restaurée dernièrement.

EGLISE SAINTE CROIX

Elle fut construite au VIe siècle, au milieu d’un marécage sans aucune liaison avec le centre-ville,  et détruite plusieurs fois par des envahisseurs. Elle fut incluse dans les remparts au XIIIe moyennant un «  droit de coutume » de 100 ans à la Jurade (droit sur la vente des fruits et légumes produits dans ses jardins)

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L’église a été presque entièrement reconstruite par Paul Abadie au XIXe siècle

Portail des fausses portes :

Sous la voussure à droite sont figurées 5 femmes aux serpents qui symbolisent la luxure dans l’iconographie romane.

Sur les voussures de l’arcade opposée, une procession de personnages portant une bourse à leur cou symbolise un autre effroyable péché : l’avarice.

La statue de Saint Georges, symbole guerrier, a été ajoutée par Abadie. La France n’acceptait pas la défaite de 1870.

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Reliques de St Mommolin : il est honoré par un tableau du XVIIe le représentant guérissant un possédé, et par un vitrail du XIXe.

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St Mommolin serait né au VIe siècle sur les bords de la Loire. La légende veut qu’il se soit arrêté à Bordeaux au retour de St Jacques de Compostelle. Il y serait mort épuisé. C’est sur son tombeau que les moines de l’abbatiale de Ste Croix prenaient les décisions importantes et que les prisonniers y clamaient leur innocence.

Mais c’est surtout la vertu de guérir les malades mentaux qui valut à ce saint de passer à la postérité. L’affaire n’avait rien d’une médecine douce : 10 prières quotidiennes pendant 11 jours et 11 nuits pendant que les « fous furieux » jeûnaient au pain et à l’eau, enchaînés au tombeau à toutes fins utiles. Les piliers de la nef portent toujours les anneaux auxquels on attachait les candidats au miracle. L’expression familière « il est momo » désigna ainsi  l’innocent, le fada, le simple d’esprit. Elle serait liée au nom de ce saint.

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Quai de Paludate – CHATEAU DESCAS

Un négociant bordelais Descas, acheta pour 1F, quai de Paludate, l’ancien hôpital de la manufacture. Il le fit démolir pour construire à cet emplacement un édifice considérable et très moderne pour l’époque.  Cet immeuble fut comme un pied de nez adressé à la noblesse du bouchon du quartier des Chartrons. Le génie de Jean Descas consista à centraliser ses services et ses entrepôts dans un même bâtiment.

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La construction dura 3 ans, de 1890 à 1893. Aménagés sur plusieurs niveaux, les chais permettaient de stocker 1.500.000 bouteilles. Un système de wagonnets et d’ascenseurs facilitait les manutentions. D’énormes cuves occupaient toute la hauteur de l’immeuble, qui a 120m de long. Un atelier de tonnellerie complétait cet établissement ultra moderne.

Il est actuellement occupé par des bureaux.

BASILIQUE SAINT MICHEL

Le chantier de la nouvelle église est ordonné par le roi Louis XI. Elle devient basilique à la demande du roi en 1466. Un collège de chanoines est installé dans l’église. Elle devient une étape importante sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Les Confréries et corporations ont contribué par des donations à l’avancement des travaux. Pas achevés pourtant avant le XVIe siècle !

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Le 21 juin 1940, des bombardements soufflent une partie des vitraux de la basilique,  remplacés après le conflit par de belles verrières modernistes.

La basilique est l’un des plus grands lieux de culte bordelais. Caractéristique du style gothique flamboyant

Montesquieu se maria dans cette église avec Jeanne de Lartigue le 30 avril 1715 dans cette église.

 

Parmi les œuvres d’art nombreuses que renferme la basilique, un retable a été l’objet d’une curieuse aventure. Sa base est constituée de 7 remarquables plaques d’albâtre finement sculptées, réalisées vers 1460 en Angleterre.

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En 1993, à l’occasion de la succession d’un antiquaire parisien, une conservatrice du musée du Louvre a découvert que plusieurs plaques avaient été volées. Depuis 1984 les voleurs avaient remplacé les éléments du retable par des moulages de plâtre finement réalisés et patinés. Ils s’étaient faits enfermés plusieurs nuits dans l’édifice, afin de pouvoir effectuer les permutations avec les faux. Personne ne s’était aperçu de la supercherie. 5 des albâtres ont été retrouvés : 2 chez l’antiquaire, 1 chez un diplomate monégasque, les 4 autres sont à New York chez un  collectionneur qui refuse toujours de les rendre. Il faut dire que ces œuvres ne figuraient sur aucun répertoire des œuvres volées, et qu’elles avaient donc été acquises en toute légalité !

FLECHE SAINT MICHEL

L’Histoire bordelaise à travers Saint Michel

Située à plusieurs dizaines de mètres du portail principal de la basilique. Haute de 114,20 mètres (plus haut clocher du midi de la France). Elle abrite un carillon de 22 cloches.

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Louis XI avait une dévotion toute particulière envers Saint Michel, Il s’y arrêta en 1462 et fut fort satisfait.

Pour comprendre cet intérêt du Roi, il est très important de situer cet épisode dans son contexte historique et politique : En  1462 Bordeaux ne vient d’être rattaché à la couronne de France que depuis 1453. Son nouveau Roi, Louis XI, voulait se montrer généreux, pour l’avenir de ses relations avec la ville, et se maintenir dans ses bonnes grâces. Il était donc nécessaire de faire un beau geste !

Or, dans les derniers temps de l’administration anglaise, on avait édifié à Bordeaux une très belle tour, la tour Pey Berland. Louis XI, voulut donc une autre tour, française, également implantée en Campanile, à côté de l’église qu’il aimait. Et pour que le geste soit  digne du souverain, il fallait que cette nouvelle tour soit un monument vraiment hors du commun.

Ce chantier fut entrepris en toute priorité et conduit sans désemparer, alors que le bâtiment de l’église elle-même était loin, très loin d’être terminé. (Sa construction de 1473 à 1492.

L’ouvrage fut confié à un maitre maçon de Saintes, dénommé Hugues Beauducheu (qui a d’ailleurs sa rue à Bordeaux dans le quartier de la gare Saint Jean) Il allait assumer, seul, la charge de la direction de cet énorme chantier . Son salaire total n’était pourtant que de 20% supérieur à celui des compagnons maçons de son entreprise. (On a retrouvé son contrat d’entreprise).

Le travail commence sur l’ancien cimetière qui entourait autrefois l’église romane. On dû élever une gigantesque masse d’échafaudages tout en bois. Une forêt entière y fut consacrée.

Mais quand, en septembre 1492, il a fallu procéder au couronnement de la flèche, par la mise en place de la croix et de la girouette, le tout, nous dit-on, pesant 600 kg, l’opération s’avéra si dangereuse que personne ne voulut l’entreprendre.

Finalement, ce fut Hugues Beauducheu, le maitre d’œuvre en personne, qui s’en chargea, moyennant la promesse d’une prime spéciale consistant en la fourniture d’un costume complet et d’une paire de chaussures à sa mesure ! La croix mise en place le 8 novembre 1492.

Mais le bruit se répandant dans la ville qu’un tel édifice ne reposant que sur 6 piliers est nécessairement fragile et menace de s’effondrer, on sollicite des architectes indépendants, qui établirent un rapport tout à fait rassurant sur cette tour bien d’aplomb et ne présentant aucun risque.

Elle fut frappée par la foudre en 1574 et 1608, mais y survécut.

A Bordeaux, Louis XIV ne fait pas dans la dentelle :

A la suite d’une révolte antifiscale des bordelais durant la Fronde, partie des quartiers St Michel et Ste Croix, un Arrêt en date du 24 novembre 1675, décida de raser 300 maisons dans cette zone, pour dégager le champ de tir des canons du château Trompette en direction de la ville. Le même Arrêt décida de descendre les cloches de St Michel et Ste Croix, coupables d’avoir sonné le tocsin pour appeler à l’émeute, ce qui fut fait, et de démolir la flèche de St Michel, ce qui heureusement ne fut pas fait, faute d’avoir pu trouver quiconque acceptant d’entreprendre un tel chantier.

Ce que Louis XIV n’avait pu obtenir, un terrible ouragan s’en chargea dans la nuit du 8 au 9 septembre 1768. Resté dans l’histoire sous le nom « d’ouragan de Notre Dame » car il était survenu le jour de la fête de la Nativité de la Vierge Marie. (Des dizaines de milliers d’arbres furent abattus dans nos campagnes et tous les raisins en attente des proches vendanges détruits. Il n’y eut, cette année-là, aucune récolte dans les Graves et le sauternais). La tour Saint Michel n’y résista pas, la quasi-totalité de sa flèche fut abattue, soit environ une trentaine de mètres sur la hauteur totale des 114 mètres.

Soixante ans après ce désastre, en 1828, on arasa le moignon de flèche qui subsistait pour transformer la tour en une plate-forme, à 72 mètres de hauteur. C’était pour y implanter une station du télégraphe Chappe.

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Ce mode de communication était déjà en service dans le nord de la France, pour des raisons militaires. Une nouvelle de Paris arrivait à bordeaux en 60heures par la poste à chevaux, et seulement en 4 heures par le télégraphe.

Le 30 juillet 1830, afin de rendre impossible toute liaison avec Paris, d’où pouvait arriver un ordre de répression, les révoltés s’emparent du relais Chappe de la tour Saint Michel, et promènent les carcasses des bras métalliques dans les rues avant de les jeter à la Garonne. De ce fait, ils n’apprendront que deux jours plus tard l’abdication de Charles X.

93 ans après l’ouragan on allait reconstruire la flèche. Dirigés par l’architecte Abadie, les travaux, cette fois-ci, durèrent 8 ans, de 1861 à 1869.

LA CRYPTE

Il y a une cinquantaine d’années encore, on montrait encore les fameuses momies de St Michel. Chacune des momies avait droit à un commentaire morbide approprié et mais fantaisiste et purement inventé par le guide. En fait, l’origine de ces momies est fort banale. En 1791, on décida de supprimer tous les cimetières encore subsistants à l’intérieur de la ville. De celui qui entourait encore Saint Michel, on exhuma ainsi 70 corps naturellement momifiés, par un sol particulièrement riche en carbonate de calcium. On en choisit quelques-uns parmi les mieux conservés et on les exposa en ce lieu. En 1979, on les retira pour les inhumer au cimetière de la Chartreuse.

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Façade rive gauche

PONT DE PIERRE

Un décret impérial du 12 août 1807 lança l’étude de la construction d’un premier pont pour bordeaux, afin de permettre le passage des troupes vers l’Espagne. Durant douze ans les bâtisseurs durent faire face à de nombreux problèmes en raison du courant très fort à cet endroit-là. Une cloche à plongée empruntée aux Britanniques permit que les pieux de bois des piliers du pont soient implantés et stabilisés.

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C’est grâce à une société d’actionnaires créée en 1818 par Balguerie-Stutemberg que les travaux purent être achevés. Elle a fourni les fonds contre un droit de péage qui resta en vigueur jusqu’en 1863.  Claude Deschamps  proposa alors de bâtir des arches en maçonnerie, assises sur les faisceaux de pieux de bois immergés.

L’ouvrage a été ouvert au public le 1er mai 1822. Mais en fait, le pont de pierre est en brique. Il se dit que le nombre de ses arches (17) tout au long des 501m du pont, correspond, à celui des lettres du nom de NAPOLEON BONAPARTE.  Sur les côtés, chaque pile de briques porte un médaillon blanc en l’honneur de l’empereur.

Ce pont fut le seul à bordeaux jusqu’à la construction du pont Saint-Jean en 1965.

En 1951, le tablier du pont fut élargi et les 4 guichets de l’octroi disparurent.

 En 1980, l’architecte Bertrand Nivelle remplaça le garde-corps en pierre, par un nouveau d’inspiration classique avec des lampadaires en fonte aux armes de la ville.

PORTE CAILHAU

C’est le seul souvenir des murs du XIVe siècle.

Conçue comme un arc de triomphe, elle défendait sur les quais, le palais de l’Ombrière qui servait jadis aux séances du Parlement et à celles des Tribunaux.

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Elle fut bâtie en 1495 et resta pendant 2 siècles, l’entrée principale de la ville, côté fleuve, puisqu’il n’y avait pas de pont ! Elle devint le passage obligé de tout invité royal ou important venant à Bordeaux.

GRAND BAR CASTAN

C’est un immeuble du XVIIIe. En 1890, le capitaine de corvette Jean René Castan, enrichi par le commerce des épices, ouvre à cet endroit  un bar, dont les murs sont couverts de rocaille, selon la mode de l’époque, et un palmier géant trône au milieu de la salle.

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A l’extérieur une belle marquise, arts nouveaux, aujourd’hui  classée. Restauré en 2005.

HOTEL DES FERMES ou DES DOUANES

C’est le musée des douanes

Il  abrite depuis 1791 les services de la douane et un musée très intéressant,  de l’histoire des douanes.

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PLACE DE LA BOURSE : Fontaine des trois grâces

Spacieuse, elle reçut dès l’origine en son centre, la statue du roi « Bien Aimé« , Louis XV. La Révolution la fit démolir.

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Elle fut transformée en 12 canons de campagne. Sur son piédestal les bas-reliefs représentaient la bataille de Fontenoy et la prise de Port Mahon (Baléares). Ils sont exposés au musée d’Aquitaine.

En mai 1869, la fontaine des 3 Grâces vient marquer le centre de la place (sculpteur Gumery, d’après les dessins de Visconti ).

Les 3 grâces sont les déesses de la mythologie grecque : Euphrosyne, Thalie , Aglaé. Sous la vasque trois enfants assis sur des dauphins stylisés.

Comme il était coutume, on demanda au prêtre de la paroisse de St Pierre de bénir le monument. « J’aurais préféré bénir des statues de saints, plutôt que des seins de statues » aurait confié le curé malicieux.

Le premier quai vertical décidé par les jurats bordelais fut achevé en 1852 et allait de la bourse au cours Xavier Arnozan. Auparavant l’eau arrivait au pied des immeubles, qui s’y reflétaient. C’est ce qui inspira la création du miroir d’eau actuel.

 

PALAIS DE LA BOURSE

Il est installé en 1726 sur ce qui a été la place Royale qui fut créé en l’honneur du jeune roi Louis XV

L’intendant Boucher décida d’un palais tourné vers le fleuve et non vers la ville, pour offrir une vitrine aux  vaisseaux étrangers (Ce qui était nouveau).

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En façade, les arcades soutiennent un étage de réception, avec salles d’apparat ou d’audiences, et un second étage d’appoint.

LE MIROIR D’EAU

 Achevé en 2006. Il a une surface de 450m2.

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C’est une étendue de granit,  recouverte d’une fine pellicule d’eau sans cesse renouvelée, qui forme un miroir. De chaque côté du miroir, le « jardin des Lumières » est composé de 33 000 plantes.

QUINCONCES

1829, Alexandre Poitevin fut chargé de la destruction du château Trompette.

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Sur son emplacement, il dessina les grandioses façades de l’hémicycle des Quinconces et fit dresser en bordure de l’esplanade, les colonnes rostrales décorées de proues et d’ancres, qui donnent une allure antique au port de Bordeaux. 

MONUMENT AUX GIRONDINS

En 1883, le conseil municipal résolut d’élever un monument à la mémoire des députés Girondins victimes de la Terreur.

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Dix ans plus tard c’est le projet du sculpteur bordelais Dumilâtre qui fut retenu. En 1902 sur l’immense place des Quinconces, là où trônait jadis le Château Trompette, fut dressée colonne de 43 m portant le Génie de la Liberté brisant ses fers. En raison de sa taille (5,85m), malgré le symbole qu’il incarnait, il ne fut pas descendu par les allemands

Aux pieds, face au fleuve, des allégories de l’Histoire et de l’Eloquence rappelant le rôle des Girondins et leur talent oratoire, encadrent une tribune surmontée d’un héroïque coq gaulois.

Sur l’arrière trois  figurent féminines personnifient Bordeaux entre la Garonne et la Dordogne. 

Les fontaines :face au Grand Théâtre le Triomphe de la République -  côté des Chartrons, une allégorie de la Concorde, avec son rameau d’olivier

Ces ensembles de  statues furent démontées en 1943 par les allemands pour être fondues, ou décorer une ville allemande. La dépose avait été faite avec soin. Elles ont été mises dans un train pour Angoulême. Il disparut. Elles furent retrouvées intactes en 1945 à Angers. De 1945 à 1968 elles dormirent dans un terrain vague à Bacalan. Juste avant les élections municipales de 1983, elles ont été restaurées et remises en place, sous Chaban- Delmas.

 

RUE RAZE

En 1944, il y avait un blockhaus avec dépôt de munitions allemand dans cette rue qui donne sur les quais.

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Il était destiné à la destruction des quais de Bordeaux. Ce qui fut décidé en août 1944.  Le lieutenant Heintz Stahlschmidt (aujourd’hui bordelais sous le nom de Henri Salmide),  avait la responsabilité de répartir les charges pour tout faire sauter, après la retraite des allemands.

Depuis 1942, Il comprit que l’obéissance aveugle au nazisme n’amènerait que des malheurs. Amoureux d’une bordelaise, au lieu d’obéir aux ordres allemands, Il fit sauter le dépôt de munitions le 22 août 1944. Il sauva ainsi le port, la vieille ville et la vie de plusieurs milliers d’Habitants. L’effet psychologique de cette destruction fut à l’origine du retrait des allemands de Bordeaux.

Pourtant la résistance ne put pas admettre que la survie de Bordeaux soit le fait d’un soldat allemand. Elle a tenté de lui faire signer un papier où il reconnaîtrait avoir agi sous ses ordres. Il a refusé. Son acte de trahison et de bravoure ne fut reconnu qu’en 2000. Il reçut la légion d’honneur le 6 décembre 2000. Il est décédé  en 2010 à 90 ans et enterré au cimetière protestant de Bordeaux.

CITE MONDIALE DU VIN

Pour réanimer le quartier des Chartrons qui s’étiolait et éviter qu’un grand marché international du vin ne s’installe à Paris, plutôt qu’à Bordeaux, la municipalité a décidé la construction d’une Cité Mondiale du Vin.

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Les choses furent rondement menées malgré le scepticisme, voire l’hostilité ouverte, du milieu des négociants en vin de Bordeaux,  inquiets d’une concurrence des vins du monde, au cœur même du centre nerveux viticole. Ils ne comprenaient pas l’utilité d’installer à grands frais de location, leurs bureaux à quelques dizaines de mètres de chez eux.

Inauguré le 27 janvier 1992, sert maintenant surtout de centre de congrès avec l’hôtel Mercure.

Elle sera remplacée en 2016 par la nouvelle Cité de la civilisation du vin. En cours de finition.

 

Le PONT CHABAN-DELMAS

Pour permettre le passage des navires de croisières et des grands voiliers on a choisi de créer un pont à travée levante.

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Le pont en quelques chiffres :

Pour la longueur : 425 m- la hauteur des pylônes : 77 m- La travée levante longue de 117 m – s’élève à 53 m au-dessus du niveau le plus haut de la Garonne. Deux voies pour les transports en commun, deux pistes pour accueillir cyclistes et piétons, deux voies pour la circulation automobile. Le passage navigable sur la Garonne est large de 106 m. Temps de la montée ou de la descente de la travée levante est de 11 minutes et le nombre de levées pourrait être de 60 par an .

LA BASE SOUS-MARINE

En 1940, Hitler et l’amiral Raeder décidèrent de sa construction. C’est un édifice colossal.

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11 alvéoles servant de garage aux sous-marins sont reliés par un large couloir, équipé d’une voie ferrée de 245m. Epaisseur du toit : 7m , doté d’une double paroi pare-bombes, contre les combats aériens. On utilisa 600 000 m 3 de béton. L’acier et le bois étaient acheminés par voie ferrée d’Allemagne en France. 6500 ouvriers étaient présents (1 sur 3 allemands). Les équipes travaillaient jour et nuit. Nombre de ces ouvriers sont tombés « accidentellement » dans les fondations fraîchement coulées, comme l’ont rapporté des témoins.

Actuellement, ce lieu est utilisé pour des expositions d’art ou d’histoire.

Le quartier de Bacalan sort de terre actuellement, sera un des piliers du Bordeaux nouveau en train de s’édifier.

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A près avoir remercié chaleureusement Christiane et Daniel pour la qualité de l’exposé et le magnifique moment d’histoire de Bordeaux qu’ils nous ont proposé, JP prend la parole pour donner quelques infos :

« Je sais bien que vous avez attendez la suite et que vous n’êtes plus aussi attentifs que vous ne l’avez été pendant l’exposé, mais je vais quand même vous donner quelques infos avant de passer au buffet :

  •     Une subvention municipale de 300,00€ nous a été accordée,
  •     Nous avons reçu un chèque de 500,00€ de la part de GUJAN-MESTRAS en Fêtes. Merci à tous ceux qui ont participé à ces fêtes.
  •     Au Village de Noël : le dimanche 20 décembre 2015 nous avons, surtout vous, avez fait des crêpes. Ce fut une belle journée qui à rapporté à GMA un peu plus de 800,00€. Le salmis était délicieux ….. Merci à tous ceux qui ont participé.
  •     Le Carnaval 2016 aura lieu le Samedi 19 mars. S’il y a des volontaires pour préparer les crêpes vous serez les bienvenus. Une réunion de préparation se tiendra Lundi 1er Février à 18h00 salle du PRAJ »

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Les préparatifs du buffet 

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Entre la poire et le fromage, Christiane nous a proposé un quizz sur l’exposé qui vient de nous être présenté.

La précision de réponses proposée a prouvé que tout le monde avait été très attentif tout au long de l’exposé. Ce fut un moment très agréable. Un de plus ….

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Les thèmes de nos prochains rendez-vous :

  • Les Poilus d’Alaska  par Daniel DUHAND le vendredi 26 février à la Maison des Associations.
  • La Gestion de la Chasse à GUJAN : le vendredi 25 Mars 2016 Philippe BRUERE nous parlera de l’A.C.C.A de GUJAN à la Maison des Associations.
  • Caroline GROSSOT, chanteuse, qui nous parlera de sa vie : le vendredi 29 avril 2016.
  • L’ARGO Nautique : le vendredi 27 Mai dans les locaux de l’ARGO au Port de Larros.    
  • Juin : Soirée de Fin de saison

Il est évident que ce programme peut évoluer sur les thèmes proposés et la disponibilité des intervenants.

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