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Sortie au Château de ROQUETAILLADE

Classé dans : Les Découvertes — 5 juillet, 2016 @ 8:39

Dimanche 3 juillet 2016

Visite du Château de ROQUETAILLADE

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Le château de Roquetaillade, situé à Mazères, entre Langon et Bazas en Gironde (33), est un site historique exemplaire, construit sur un massif rocheux, d’où il a tiré son nom.

Dès la préhistoire, les hommes se sont enracinés sur ces lieux, profitant des grottes pour s’abriter, et du promontoire pour se défendre. Charlemagne, en route vers les Pyrénées avec Roland, y construisit la première fortification. Avec l’évolution des techniques de construction et de défense, la forteresse passe du bois à la pierre, et s’agrandit à chaque génération de Seigneur.

En 1306, avec la permission du roi d’Angleterre, Edward I, le Cardinal de la Mothe bâtit une deuxième forteresse : le Château Neuf de Roquetaillade.

La position politique de son oncle, devenu le Pape Clément V, est sans aucun doute la raison pour laquelle ce château de prestige est construit, alliant les dernières techniques de l’art militaire et du confort seigneurial. L’ensemble est aujourd’hui un exemple unique de l’architecture féodale en France.

C’est à la Renaissance que le château de Roquetaillade connut sa première restauration ; de nombreuses fenêtres sont ouvertes, permettant à la lumière de pénétrer dans les grandes salles qui deviennent ainsi plus habitables. Ces dernières, très vastes, se dotent de superbes cheminées. 

Le château de Roquetaillade c’est aussi une des plus grandes restaurations du célèbre architecte français, Viollet-le-Duc (Carcassonne, Mont Saint-Michel, Notre-Dame de Paris, Pierrefonds…). Son mobilier et ses créations intérieures (classés monuments historiques) étonnent le visiteur, derrière ces grands murs austères. 

Ouvert au public depuis 1956, le château de Roquetaillade, situé entre Langon et Bazas (Gironde), est aujourd’hui reconnu comme l’un des monuments phare du grand Sud-Ouest. Site exemplaire en Aquitaine, il est composé de deux forteresses, toujours meublées et habitées par la même famille depuis 700 ans. Derrière les façades sévères, émerveillez-vous de l’éclat de la Renaissance, du mobilier et des décors créés par Viollet le Duc.

Eléments remarquables du Château :

  • La cuisine et sa très complète batterie en étain
  • La cheminée en marbre et stuc datant de 1635 et restauré au XIXe par Violet le Duc
  • Le mobilier de chambre su XIXe
  • Le décor de la salle à manger

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VIOLLET le Duc

 

Une première protection est prise sous Mérimée et Roquetaillade fera partie des premiers 1000 bâtiments classés en France en 1840. Les ruines du château vieux et le château neuf avec sa chapelle font l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 12 octobre 1976.

Le parc du château, incluant les ruines de l’enceinte médiévale, le ruisseau du Pesquey et ses berges, le chalet du XIX ème siècle et le pigeonnier du Crampet font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 7 novembre 2002.

Le château de Roquetaillade a servi de décor à plusieurs films ou émission télévisées comme :

1966 : Fantomas contre Scotland Yard
Acteurs : Jean Marais, Louis de Funès, Mylène Demongeot, …

1972 : Docteur Popaul
Acteurs : Jean-Paul Belmondo, Mia Farrow, Laura Antonelli, …

1976 : La poupée sanglante (série de 6 épisodes de 52 mn)

1980 : Les séducteurs
Acteurs : Roger Moore, Lino Ventura, Ugo Tognazzi, …

1994 : World of Wine

1995 : Highlander (un épisode)
Acteurs : Adrian Paul, Stan Kirsch, …

2000 : Le pacte des Loups
Acteurs : Samuel Le Bihan, Mark Dacascos, Emilie Dequenne, Vincent Cassel, Monica Bellucci, Jérémie Renier, Jean Yanne, …

2004 : Le pape maudit (Arte)

2008 : Des Racines et des Ailes (France 3)

2009 : Cartouche (France 2)
Acteurs : Frédéric Diefenthal, Juliette Lamboley, Estelle Vincent, …

2010 : Section de Recherches (TF1)

2012 : Cap Sud-Ouest (France 3)

2013 : Richelieu, le Pourpre et le Sang (France 3)
Acteurs : Jacques Perrin, Pierre Boulanger, Jean Dell, Stéphan Guérin-Tillié, Hélène Seuzaret, Cécile Bois,

Un château privé, habité par la famille de Baritault du Carpia descendants de la famille de la Motte qui édifia le château d’origine.    

Ouvert à la visite depuis 1956, il s’agit là d’un monument incontournable en Aquitaine.

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Le Départ de la Visite

Notre guide

Notre guide pour cette visite

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La Visite de la Chapelle

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La sortie de la Visite de la Chapelle

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La visite du Château

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Cheminée Renaissance, Salle Synodale

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La Chambre Rose, création de Viollet le Duc

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Le Repas

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Le Départ du Château

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Le Château de Cadillac

Château des ducs d'Épernon, façade sur la cour d'honneur

Dominant la Garonne et la bastide de Cadillac, le château des ducs d’Epernon est un   brillant exemple d’une architecture du début du XVIIe siècle en Gironde.

Le château de Cadillac fut en son   temps un monument prestigieux rivalisant avec les domaines royaux.  Il  incarnait alors la toute puissance   et la fortune de son propriétaire Jean-Louis Nogaret de la Valette, premier duc   d’Épernon, favori de Henri III puis haut personnage sous Henri IV et Louis   XIII. Il fit édifier cette somptueuse demeure dont ne subsistent   que le corps de bâtiment principal avec ses deux ailes en retour d’équerre, la   cour d’honneur et les jardins.
À l’intérieur, les cheminées monumentales en   pierre sculptée et en marbre, les plafonds peints du XVIIe siècle et les   tapisseries témoignent du faste de cette résidence qui accueillit Louis XIII et   Louis XIV avant d’être réutilisée au XIXème et XXème siècles (1820-1952) comme prison pour femmes.

L’exposition

Exposition

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Cette grande exposition tous publics déployée dans les appartements historiques du château de Cadillac met en avant le costume de scène, et traite de ce « corps augmenté » qui permet la mutation de l’artiste en personnage de fiction.

Une cinquantaine de costumes de l’Opéra National de Bordeaux enrichissent le parcours de visite du château de Cadillac, monument national à découvrir ou re-découvrir.   Cette exposition présente l’art et la manière de modeler, de transformer, de métamorphoser les corps en scène, pour la scène, et rend hommage au travail des artistes et artisans en charge des costumes et accessoires à l’Opéra National de Bordeaux, et au savoir-faire des ateliers. 

Reformulée à partir de « Plus que parfaits » l’exposition présentée avec succès au Grand théâtre de Bordeaux pendant l’été 2015.

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L’Exposition

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Le Château Prison

Acquis par l’Etat, le Château devient une centrale de force pour les femmes en 1818, fermé en 1890 au profit d’un centre d’éducation surveillée pour jeunes filles jusqu’en 1952.

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Sardinade avec les Barbots de Tout Temps

Classé dans : Non classé — 26 juin, 2016 @ 9:35

Quelques photos de cette magnifique journée.

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Réunion mensuelle du 29 avril

Classé dans : Les Rendez-vous Mensuels — 3 mai, 2016 @ 6:30

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 C’est dans la cabane de Ludovic et Caroline  DUCOUREAU au Port du Canal que c’est déroulée notre réunion d’avril  …….

Ludo et Caro

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Les Préparatifs de cette réunion :

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Tout était prêt comme c’était son anniversaire en avril et avant que les invité arrivent, Jeanine a offert l’apéritif à la Commission Restauration.

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Qui est Caroline ? 

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Caroline est originaire du Bassin D’Arcachon, plus précisément de GUJAN-MESTRAS, cette fille de la mer fille et petite fille d’ostréiculteurs, découvre à 21 ans, la navigation aérienne et entre en 1982 dans la compagnie AIR France pour devenir hôtesse de l’air.

De par son métier elle découvre L’Amérique du Nord et l’océan Indien, qui deviennent ses lieux de prédilection.

Elle est mordue par le virus « blues » à Chicago et les charmes de La Nouvelle-Orléans des années 80, et emporte dans ses valises toute la profondeur de l’un et la gaieté de l’autre.

Elle aime le Blues avec des intonations graves, sombres et profondes à la Ella FITZGERALD, Louis Armstrong, Ray Charles, Elvis ou encore Melody GARDOT peut être parce qu’elle y retrouve la profondeur, l’intimité et la rudesse… qui fait écho à ses racines de fille du Bassin d’Arcachon.

Elle a maintenant quitté le ciel et les a avions pour se consacrer entièrement à son amour pour la musique.

90 de nos adhérents étaient présents pour recevoir et écouter Caroline interpréter quelques unes des chansons de son répertoire : 

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Avant de passer la parole à Caroline, Ludo nous a parlé un peu de son métier et de sa grande sœur .

Puis Caroline nous a interprété sa première chanson : VOYOU

https://youtu.be/5gH9l1QlsuQ

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Diverses chansons

Theses boots are made for walking

https://youtu.be/5CH_c0niNzo

Ou Unchain my heart

https://youtu.be/BELlz4BKGqg[

 

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Une vidéo du spectacle donné à Gujan-Mestras le 17 mai 2014

https://youtu.be/zuXGvvATMyg

Après plusieurs rappels, Caroline à remercié les adhérents de GUJAN-MESTRAS ACCUEILLE pour l’avoir invitée à cette soirée et lui permettre de chanter quelques chansons dans un endroit insolite , mais qui lui tient beaucoup à cœur.

Elle n’a pas oublié de remercier Claude et Nathalie pour leur participation à la sono. 

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Avant de passer à la suite de la soirée, Jean-Paul a rendu un hommage à Roger :

Roger s’en est allé début avril après avoir beaucoup lutté contre cette saloperie de maladie qu’est le cancer.

Il repose aujourd’hui là où il l’a souhaité c’est-à-dire dans les eaux du Bassin. Ce Bassin qu’il aimait tant.

Nous ne ferons pas une minute de silence mais nous aurons simplement une pensée pour lui et tous en même temps, nous lèverons nos verres vers le Bassin pour lui souhaiter bon vent et lui dédier cette soirée.

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Nous avons enchainé par quelques infos

Tournoi de Rugby de Pentecôte ( 1500 enfants ) nous aurions besoin de quelques volontaires pour faire des crêpes le samedi 14 mai entre 9h00 et 16h00. S’il y a des volontaires ce serait super et merci de me le faire savoir.

La soirée du 20 mai, qui aura lieu le 19 mai, risque d’être un peu chamboulée :

Nous avions demandé 2 barnums à la Mairie mais pour avoir ces barnums, il faut assurer un gardiennage et ce gardiennage à un coût important. Je pense qu’il est possible que nous nous passions de ces barnums et que nous fassions plein d’incantations pour qu’il fasse beau et bon.

Nous avons pris 2 contacts supplémentaires pour d’éventuels thèmes de soirée

  •     So-Voile
  •     Les Spirulines du Val de Leyre

Sortie de fin de saison :

Je sais, ça semble un peu sorti du chapeau mais avec la Coupe d’Europe de Foot, tout est complet autour de Bordeaux, donc je vous propose une sortie totalement différente de ce qui vous avait été proposé :

  • Visite et dégustation dans un Château en PESSAC-LEOGNAN,
  • Repas pris ensemble à MIOS au bord de la LEYRE. Ce n’est pas un 4 étoiles mais ça nous permettra de passer un bon moment ensemble et de faire reposer la Commission Restauration. 

Puis nous avons souhaité les anniversaires des natifs d’avril avant de déguster les huîtres de Ludo et l’axoa préparé par le Commission Restauration.

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Prochaine réunion le Jeudi 19 Mai le Thème sera l’ARGO.

Rendez vous à partir de 18h30 au chantier de l’ARGO Nautique

au port du Canal côté EST.

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Jacky a besoin de quelques bénévoles supplémentaires pour les caisses du restaurant lors des fêtes de la Magdeleine.

Si vous êtes disponibles ce serait sympa de le contacter et voici ses coordonnées :

Tél : 06.75.08.69.42

Mail : jacky.barbeau@comatelec.fr

Merci d’avance pour votre participation.

Réunion Mensuelle de Mars 2016

Classé dans : Les Rendez-vous Mensuels — 27 mars, 2016 @ 6:19

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Pour les natifs de notre région, la chasse fait partie de nos gènes et de notre patrimoine. C’est pour cela que nous avons programmé cette réunion sur le Thème de la Chasse Terrestre. Certains d’entre nous y adhèrent, d’autres pas mais l’essentiel est que tout le monde cohabite dans le meilleur esprit. 

C’est dans une salle décorée sur un thème de Pâques, que 90 adhérents de GUJAN-MESTRAS ACCUEIILE se sont retrouvés vendredi 25 mars à la Maison des Associations de GUJAN-MESTRAS pour écouter Philippe BRUERE, Vice Président de l’A.C.C.A locale nous parler de la Chasse à GUJAN.

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Même s’il a passé une grande partie de sa carrière professionnelle en Franche Conté, Philippe BRUERE est né à Bordeaux. Comme son épouse est testerine, c’est tout naturellement qu’une fois à la retraite en 2011, il a choisi de s’installer sur les bords du Bassin, et plus particulièrement à GUJAN-MESTRAS.

Comme il est chasseur, il a tout naturellement adhéré à l’A.C.C.A de GUJAN -MESTRAS.

La parole est maintenant à Philippe pour nous présenter son exposé …

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Qu’est ce qu’une A.C.C.A 

Une Association de Chasse Communale Agrée, Issue de la loi VERDEILLE de 1964.

Une ACCA est avant tout une association loi de 1901 constituée sur une commune, mais qui, à la différence de l’association de chasse classique, connait une procédure d’institution particulière encadrée par le Code de l’Environnement dont les statuts et règlements intérieurs comportent des dispositions obligatoires. A l’issue de cette procédure, l’association reçoit un agrément préfectoral. L’ACCA permet de rassembler les droits de chasse sur les propriétés de la commune . En contrepartie, les propriétaires des parcelles peuvent, à leur convenance, adhérer à l’Association communale de chasse agréée et chasser sur tout son territoire.

L’A.C.C.A de GUJAN-MESTRAS a été crée en 1975

  • Siège : une cabane au port de La Hume,
  • Un conseil d’administration : Mr Jean DELIGEY président depuis 2008,
  • Un bureau : 9 membres élus,
  • des bénévoles.

Vocation de l’A.C.C.A

  • assurer une bonne organisation des techniques de la chasse,
  • favoriser sur le territoire le développement du gibier et de la faune sauvage en veillant à en assurer un équilibre entre les diverses espèces,
  • régulation des nuisibles,
  • respect du plan de chasse et des plans de gestion du schéma départemental,
  • apporter la contribution des chasseurs à la conservation des habitats naturels.

Organismes de tutelle

  • Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable de l’Agriculture et de l’Energie, 
  • l’O.N. C. F. S : L’Office national de la chasse et de la faune sauvage est un établissement public français à caractère administratif (EPA) chargé de la connaissance de la faune sauvage et de ses habitats à travers des études et des recherches, de la police de la chasse et de l’environnement, de l’appui technique auprès des décideurs politiques, aménageurs et gestionnaires de l’espace rural et de l’organisation et la délivrance du permis de chasser. L’Office est sous la double tutelle du Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable et du Ministère de l’Agriculture.de l’Agroalimentaire et de la Forêt. L’ONCFS compte 1620 agents et est implanté dans tous les départements métropolitains et d’outre Mer.
  • Fédération Nationale et Départementale des chasseurs.

La Gironde est la 1ère FDC de France avec 43000 chasseurs.

Adhérents / Conditions d’admission

  • être  titulaire d’un permis de chasser  : Les lois de décembre 1974 et mai 1975 ont instauré un examen préalable, organisé par l’État pour l’obtention du permis de chasser. Le permis de chasser est depuis 1975 un document permanent, au même titre que le permis de conduire. Auparavant délivré par le préfet du département de domiciliation du demandeur, le permis de chasser est désormais délivré par le Directeur Général de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, depuis le 1er septembre 2009. De même, l’Office délivre les duplicatas et les autorisations de chasser accompagné. La validation annuelle ou temporaire du permis de chasser permet la pratique de la chasse sur un territoire donné, pendant une période donnée. La validation est obligatoire pour pouvoir chasser ; elle se fait maintenant par le biais d’un guichet unique mis en place dans les Fédérations Départementales de Chasseurs.  Parmi les missions confiées par la loi à l’Établissement public ONCFS, pour le compte de l’État, figurent : l’organisation de l’examen du permis de chasser la délivrance du permis de chasser la validation du permis de chasser l’autorisation de chasser accompagné
  • d’une assurance,
  • tout propriétaire détenteur du droit de chasse dans la commune,
  • nombre d’adhérents : de 270 à 300,
  • obligation : accepter au moins 10% d’adhérents extérieurs à la commune. 

l’A.I.C.A Gujan-Mestras / La Teste / Arcachon crée en 1976, le Président actuel de l’ ACCA  est celui de l’ ACCA de La Teste. ( Association Intercommunale de Chasse Agrée.)

De ce fait nous avons la réciprocité des territoires des 3 Communes.

Ressources

  • cotisations annuelles : 55€ en 2015,
  • amendes -  dommages et intérêts attribués,
  • subventions : Fédération et Commune,
  • manifestations.

TERRITOIRE CHASSABLE

 

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  • Terrains :   communaux Gujan-Mestras et La Teste,
  • Groupements forestiers,
  • Terrains privés mis à dispositions par les propriétaires.

Surface chassable : 1250 ha dont une réserve de 200 ha.

MODES DE CHASSE  sur le territoire

Chasse en battue   : sangliers, chevreuils, renards, lièvres, blaireaux,

Sangliers

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lièvre

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Chasse devant soi : faisans,  perdrix,  bécasses, lapins,

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Lapin

Chasse à l’affût, chasse à tir (migrateurs )

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Grive

ACTIONS DE L’ACCA

  • Création d’une volière « anglaise » en 2008 sur 2 ha environ,
  • motivation, principe,
  • Agrainage à l’année,
  • faisans reproducteurs, faisandeaux, lièvres,
  • Piégeage des renards, martres, corvidés, pies,

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Pie

  • Garderie : Les gardes particuliers  sont engagés et révoqués par l’assemblée générale sur proposition du conseil d’administration. Le Président de l’ACCA a seul autorité sur le garde particulier. Un garde particulier ne peut être membre du conseil d’administration.La demande d’agrément du garde particulier doit être déposée par le Président de l’ACCA à la préfecture ou Sous-Préfecture selon le cas.  
  • Circulaire interministérielle du 9 janvier 2007 relative à l’agrément des gardes particuliers

    fichier pdf garde particuliers dans une A.C.C.A

  • règlement intérieur et règlement de battues,
  • promenade des chiens.

Vigilance animaux

  • réseau  SAGIR depuis 1986 (surveillance sanitaire du gibier pour agir ),
  • référent à la FEDERATION : formation des chasseurs pour la vénerie.

Plan de chasse

  • Réglementation,
  • arrêté préfectoral annuel,
  • ACCA : limitation du tir par espèces,
  • jours de chasse,
  • Aménagements -  nettoyages,
  • aires de gagnage pour le gibier :Personne ne contestera que le milieu de vie de notre gibier n’est plus aujourd’hui ce qu’il était autrefois. Les gestions intensives agricoles et sylvicoles, l’emprise humaine prennent le pas sur l’espace naturel, entraînant une diminution en qualité et variété de la nourriture. Il en résulte pour le gibier des perturbations grandissantes de son rythme biologique. Il ne plus manger boire, dormir, ruminer au moment ou à l’endroit où ils voudraient le faire… cela entraîne une baisse de l’état sanitaire des animaux et une augmentation croissante des dégats agricoles et sylvicoles… Dans ces conditions, tous chasseur se doit d’aménager son territoire de chasse, afin de procurer à son gibier un peu de couvert et de gagnage.Un chasseur-gestionnaire, c’est aussi quelqu’un qui gère des espaces, en même temps que des espèces. C’est quelqu’un qui laboure, qui sème, qui plante et qui recèpe. Ainsi, ces centres d’intérêts deviennent autant botaniques et agricoles, que purement cynégétiques. En ce sens, chasser aujourd’hui c’est bien contribuer à la gestion globale de l’environnement.L’aménagement de son territoire de chasseII s’est avéré par la pratique que la mise en place de cultures et de prairie à gibier, permet de maintenir un cheptel important sans que les dégâts sur les cultures voisines se développent.La main de l’homme est la moins sensible (absence de domestication, réduction de concentration des animaux aux aires d’alimentation, moins de risques de contagion)…Répartition des parcelle sur le territoire.Il est souhaitable de consacrer 1% de la surface totale du territoire en diverses cultures pour atteindre et maintenir une population convenable..En milieu forestier, toutes les surfaces sont intéressantes même les plus petites tels que les bordures de fossés et de chemins, tranchée coupe feu, bas de lignes électriques, ect …Si par chance de plus grandes parcelles étaient disponibles, il ne faut ensemencer que des surfaces de 20 à 40 ares de la même culture. Le gibier montre plus d’intérêt pour des bandes de terrain étroites.En chasse de plaine, les cultures doivent assurer, outre leur rôle alimentaire, un couvert pour le repos et la nidification du petit gibier. Ceci est très important en période hivernale où la campagne est très dénudée. Il faut profiter des jachères : les terres « gelées », les aires de production intensives sont remplacées par des jachères cynégétiques à coût faible au regard de la mise en valeur, et de la renaturation des sites pour la faune.
  • l’agrainage.

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Agrainage en l’air

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Agrainage au sol

  • créations de points d’eau pour la période estivale,
  • opérations de nettoyage ponctuel,

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  • Parkings, chemins, signalements,
  • Lâchers : faisans, lièvres,
  • 5 lâchers,  700 faisans de tir,
  • Battues aux grands gibiers et battues aux nuisibles,
  • règlementation, sécurité, formation,
  • Battues administratives, lieutenant de louveterie,
  • Dégâts. 

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Dégats S-3

Dégats S-2

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 BECASSE ou Becade en patois local.

Définition du mot « Bécasse »

Zoologie : oiseau échassier, passereau migrateur,  

Familier : personne sotte, niaise, empotée pour qualifier un comportement.  

LA BECASSE DES  BOIS

Si un oiseau ne mérite pas son nom, c’est bien la bécasse ! Car plus rusé et malin, il est en effet difficile de trouver chez les volatiles…

Bien des chasseurs se sont d’ailleurs spécialisés dans sa quête et je connais même un guide de chasse de renom qui préfère partir en compagnie de ses chiens à la recherche de la dame des bois que de pister un éléphant !

 Bécasse Ok

Information sur les mœurs, Migration, Bagages, G P S, Zones d’hivernages,

Souvent qualifiée de reine de la forêt, la Bécasse des bois est un oiseau migrateur venu de Russie. Elle arrive en France dès le mois d’octobre. Fugace et mystérieuse, elle est difficile à observer en raison de son plumage mordoré.

La Bécasse des bois est un limicole trapu de la taille d’une Perdrix grise.

Un oiseau migrateur
Elle est, pour l’essentiel de ses populations, une espèce migratrice. Elle se déplace deux fois par an. La migration post-nuptiale s’amorce en septembre en Russie pour arriver en France à partir de mi-octobre. Les oiseaux repartent en sens inverse à partir de février.

Trois types de Bécasses sont distingués : les « longs », « moyens » et « courts » migrateurs.

Longs et moyens migrateur
Les Bécasses de Scandinavie, de Russie et d’Europe centrale quittent leurs territoires de reproduction pour gagner les régions tempérées d’Europe occidentale, du Sud et de l’Afrique du Nord. La France les accueille en hivernage, de mi-octobre à mi-février, majoritairement dans les régions littorales de Manche-Atlantique et de Méditerranée. Celles qui se posent en Isère viennent de Russie centrale. Le pic de retour vers leur site de reproduction se situe en mars.

Les courts migrateurs et autochtones
Quand les premiers grands froids les poussent vers des espaces plus cléments, une partie des Bécasses d’Europe centrale se déplace sur de faibles distances entre les lieux de reproduction et d’hivernage. En France, le pic de passage a lieu début novembre, au printemps et en mars.

La migration des Bécasses se déroule toujours de nuit, par vols de quelques individus. 

Habitat
Reine des forêts, la Bécasse affectionne particulièrement les grands massifs de feuillus, les forêts mixtes et les jeunes plantations de conifères, surtout en période de reproduction. En période d’hivernage, la Bécasse fréquente divers milieux : bois et forêts le jour, milieux ouverts, notamment les prairies, la nuit.
Considérée aujourd’hui comme un oiseau à haute valeur patrimoniale, son exigence en matière d’habitat en fait un bio-indicateur essentiel de la richesse et de la diversité du milieu forestier.

Présente en Isère toute l’année
La Bécasse se reproduit régulièrement au printemps dans les massifs alpins et préalpins, affectionnant les espaces forestiers d’altitude moins exposés au soleil et qui gardent une certaine fraîcheur. On la retrouve dans les forêts mixtes à l’humus riche en vers de terre, sa principale source d’alimentation. Ces espaces forestiers jouxtent souvent des milieux ouverts (clairières, pâturages) nécessaires à la parade des mâles (dite croule). À l’automne, les premières chutes de neige déclenchent sa migration vers des zones plus clémentes, même si certaines peuvent rester tout l’hiver. Elles sont alors remplacées par les « cousines » de Russie qui choisissent pour halte les milieux boisés de plaine à proximité des pâturages riches en lombrics (les Chambarans, les Bonnevaux et la Valdaine). Au printemps suivant, débute la migration de retour vers les zones de reproduction ; les Bécasses russes repartent vers l’est, récupérant au passage celles restées en hivernage en Isère. La Bécasse iséroises, après un court séjour au soleil du sud, occupent à nouveau les milieux qu’elles fréquentaient et s’installent dès le mois de mars sur leurs sites de reproduction.

Régime alimentaire
La Bécasse des bois se nourrit essentiellement de proies animales : lombricidés, larves et imagos d’insectes, myriapodes, crustacés. Elle complète ce régime alimentaire par des graines et des végétaux verts.

Reproduction
L’espèce est polygame. La femelle est mature à l’âge d’un an. Les premières manifestations de la période de reproduction sont les cris des mâles : la croule.

Les mâles sont fidèles d’une année à l’autre à leurs sites de reproduction.
La femelle installe son nid le plus souvent en lisière d’une parcelle, d’une clairière ou d’un chemin. La présence, à proximité, de zones riches en lombriciens est déterminante. La végétation au sol des sites d’élevage ne doit pas gêner les déplacements des bécasseaux tout en assurant leur protection vis-à-vis des prédateurs. 

Espèce à haute valeur patrimoniale, la Bécasse des bois est soumise à un prélèvement maximum autorisé national.

Prélèvement Maximal autorisé
La Bécasse est soumise à PMA national, depuis 2011. Il autorise un prélèvement maximum de 30 oiseaux par chasseur par saison et sur toute la France. Chaque région ou département peut rajouter des modalités de prélèvement herbdomadaires et/ou journalières. Ainsi en Isère, cette option a été retenue : 6 prélèvements autorisés de bécasses par semaine et 3 par jour jusqu’au deuxième dimanche de janvier, puis 1 par semaine jusqu’à la fermeture générale (20 février). Cet outil permet de moduler à l’échelle d’un Etat le prélèvement maximum en fonction de l’état de conservation d’une espèce migratrice.

 D’autres mesures cynégétiques sont possibles
En cas de longues périodes de froid (six jours consécutifs de non dégel) et d’accidents démographiques (comme par exemple une mauvaise reproduction en Russie), le Préfet, souvent en accord avec les associations de chasse spécialisées (Club national des Bécassiers et Bécassiers de France) peut prendre des mesures de restriction de la chasse (fermeture exceptionnelle sur 10 jours maximum reconductible éventuellement, modification des modalités de chasses journalières et/ou hebdomadaires).

Opérations de baguage
Lors des migrations, des opérations de baguage sont effectuées par la FDCI et coordonnées par l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage. Elles permettent de connaître la provenance des oiseaux, la qualité et les paramètres de la migration, de suivre l’évolution du nombre d’oiseaux sur plusieurs années et d’appréhender annuellement, la qualité de leur reproduction. Les associations cynégétiques spécialisées recueillent des informations complémentaires lors des sorties de chasse (indice d’abondance, âge des Bécasses prélevées). Des comptages à la croule (des mâles reproducteurs) sont également réalisés au printemps pour suivre les oiseaux susceptibles de se reproduire. 

Un partenariat avec les scientifiques russes
Soucieuse de mieux connaître ses bécasses « iséroises », la FDCI a engagé par ailleurs un programme de suivi complémentaire depuis 2000. Grâce au soutien du Conseil général, plusieurs techniciens se sont ainsi rendus en Russie centrale pour apprendre à leurs homologues russes à rechercher les nids et baguer les bécasseaux. Aujourd’hui nous disposons de données provenant des équipes Russes formées dès fin septembre, nous permettant d’appréhender la saison cynégétique à venir. Le taux de jeunes précoces bagués  sur la totalité des oiseaux capturés en septembre (avant le début de la migration vers les sites d’hivernage) en Russie nous permet d’apprécier l’abondance en oiseaux migrants.

15 ans de partenariat entre l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage, le Moscow Woodstock Research Group, le Conseil Général de l’Isère et la Fédération départementale des chasseurs à valoriser en cette fin d’année. Une série de conférences seront proposées cet automne à tous les amoureux de la Mordorée. 

Mode de chasse.

Le chasseur de bécasse chasse le plus souvent seul avec son ou ses chien sans jamais se lasser de traquer le bois, pendant plusieurs heures, insensible aux griffures des ronces déchirant son pantalon, aux gaulis qui cinglent son visage lorsqu’il traverse d’épais taillis.

Très physique et ardue, cette chasse demande beaucoup de constance, d’endurance et de courage pour débusquer scolopax, car les sorties à vide ne sont pas rares.

La réussite dépendra surtout de l’alliance et de la complicité parfaite entre le maître et le chien.

Sans chien, il serait tout à fait illusoire, à moins d’un coup de chance incroyable, de vouloir lever une bécasse.

Cet oiseau, gibier mythique, sans doute un des derniers gibiers sauvages en France chassable au chien d’arrêt, suscite beaucoup de convoitises, que ce soit par passion ou par snobisme, il est recherché dès les premiers jours de novembre de façon assidue par les uns ou ponctuelle par les autres.

Certains puristes, soucieux avant tout d’éthique, ne tireront l’oiseau que si leur chien l’a parfaitement bloqué, en aucun cas s’il démarre sous leurs pieds.

Certains autres, par esprit de compétition chercheront à faire un score supérieur à celui de la saison antérieure, d’autres plus par snobisme que par intérêt, s’évertueront à tuer le ou les oiseaux qui leur permettront de maintenir leur réputation bécassière afin de mieux s’afficher au niveau de leurs relations.

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Bécasse 123

Bécasse 11

Bécasse -10

Règlementation et Plan de chasse .

fichier pdf Reglementation chasse à la bécasse

Association CLUB  NATIONAL  DES  BÉCASSIERS C.N.B   « Chasser le plus possible tout en tuant le moins possible  » . Pierre Malbec. : http://clubnationaldesbecassiers.net/

ECONOMIE DE LA CHASSE  -   GENERALITES

Quelques chiffres : selon l’enquête de Septembre 2015 portant sur 50 000 réponses

Profil des chasseurs :

  • Age : – 70% ont entre 45 et 79 ans dont 25 % dans la catégorie des 55 à 64ans,
  • 55% ; ouvriers, artisans, commerçants agriculteurs,
  • 45% ;  cadres, professions libérales retraités,
  • Dépenses moyenne : 2160£/an/chasseur soit une activité de 2,3 Md£,
  • Modes de chasse : 30% devant soi – 30% en battue – 20% approche/affût,
  • 20% divers,
  • 52% des chasseurs pratiquent la chasse en ACCA,
  • 50% des chasseurs sont concentrés dans les quatre  grandes régions , dont 18% en  Aquitaine/  Charente /  Poitou,
  • 500 000 chasseurs œuvrent chaque année dans la nature et donnent 75 heures de bénévolat par an.

Après avoir été remercié comme il se doit pour son brillant exposé, Philippe à répondu à quelques questions :

A partir de quel âge peut-on passer l’examen du permis de chasser ?

Il faut être âgé de 15 ans révolus au jour des épreuves. On n’obtiendra le permis de chasser qu’au jour des 16 ans. 

 Quels sont les agents compétents en matière de police de la chasse ?

Les agents compétents en matière de police de la chasse sont :

  •  les officiers et agents de police judiciaire (police et gendarmerie nationale),
  •  les inspecteurs de l’environnement comprenant les agents, commissionnés et assermentés à ce titre, de l’ONEMA, de l’ONCFS, des Parcs nationaux, de l’Agence des Aires Marines Protégées et des DDTM, DD(CS)PP et DREAL,
  •  les agents de l’Office national des forêts, les lieutenants de louveterie, les gardes-champêtres, les gardes-chasse particuliers et les agents de développement de la fédération départementale (ou interdépartementale) des chasseurs.

 J’ai trouvé un animal sauvage mort sur un chemin, puis-je le ramener chez moi pour le faire naturaliser ?

Si l’animal appartient à une espèce protégée ou soumise au plan de chasse (cerf, chevreuil, daim, etc.), vous n’avez pas le droit d’y toucher et vous devez le laisser sur place en prévenant le Service départemental de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage. 

S’il s’agit d’un petit gibier, assurez-vous que l’animal ne vient pas d’être tiré par un chasseur, car, dans ce cas, il en est le propriétaire.

En dehors de la période de chasse de l’espèce, vous ne pouvez pas non plus vous approprier l’animal découvert. Vous pouvez signaler votre découverte au maire de la commune. 
Pour les espèces, Fouine, Martre, Hermine, Belette et Putois, la naturalisation n’est possible que pour le compte de l’auteur de la capture et à des fins strictement personnelles.

Quelles sont les attributions des Fédérations départementales des chasseurs ?

Les attributions des Fédérations départementales des chasseurs sont définies à l’article L. 421-5 du Code de l’Environnement.

Les FDC participent à la mise en valeur du patrimoine cynégétique, à la protection de la faune sauvage et de ses habitats. Elles élaborent un schéma départemental de gestion cynégétique applicable pour 6 ans renouvelable. Elles contribuent à prévenir les dégâts de grand gibier et assurent leur indemnisation.

Les Fédérations départementales des chasseurs forment les chasseurs et les gestionnaires de territoire et coordonnent les activités des Associations Communales de Chasse Agréées de leur département. Elles apportent leur concours à la formation pour l’examen et procèdent à la validation du permis de chasser

Est-il possible de tirer sur ou en direction des voies privées, des chemins ruraux, des chemins communaux et des routes ?

Sur les voies privées non ouvertes à la circulation publique ou sur les chemins d’exploitation appartenant à des particuliers, à une collectivité locale ou à l’État, la chasse reste possible sous réserve d’avoir obtenu préalablement l’accord exprès des détenteurs du droit de chasse et de respecter les réglementations, limitant ou interdisant la chasse sur ces chemins.

Sur les chemins ruraux, il est possible de chasser lorsque la commune a réglementé cette pratique au regard des autres usages possibles qu’elle ne peut interdire.

En tout état de cause, il convient de se renseigner au cas par cas auprès de la mairie ou du propriétaire du chemin concerné afin de savoir si celui-ci est ou non ouvert à tout usage public et s’il est possible d’autoriser à chasser sur son emprise.

Sur les voies ouvertes à la circulation publique (route communale, départementale ou nationale, chemin, voie verte) la chasse est proscrite du fait de l’interdiction absolue d’utiliser des armes à feu sur ou en direction de ces axes de circulation

Qu’est-ce qu’un animal nuisible et qu’est-ce qui détermine qu’une espèce est nuisible ?

C’est le ministre chargé de la chasse qui fixe, à travers 3 arrêtés, la liste des espèces classées nuisibles pour l’ensemble du territoire national (R. 427-6 I du code de l’environnement), la liste des espèces classées nuisibles dans tout ou partie d’un département (R. 427-6 II du code Env.), et celles susceptibles d’être classées nuisibles localement par arrêté préfectoral (R. 427-6 III du code Env.). Le classement d’une espèce en espèce nuisible sera justifié par l’atteinte que peut porter l’espèce à la santé et à la sécurité publiques, à la protection de la flore et de la faune ou aux activités agricoles, forestières, aquacoles, et à d’autres formes de propriété.

Dans le cas d’une collision sur la route entre un gibier et une voiture, quelle est la réglementation en vigueur ?

Sauf s’il s’agit d’un grand gibier, le conducteur ne peut s’approprier l’animal et il doit le laisser sur place. Il reviendra au maire de la commune d’avertir une société d’équarrissage. Le grand gibier pourra être récupéré après information de la gendarmerie nationale ou de la police nationale, mais sa cession à titre gratuit ou onéreux est interdite, pour des raisons sanitaires.
Pour les dégâts au véhicule, il convient de faire une déclaration à son assurance. 

La brochure « Que faire en présence d’un animal sauvage mort ou blessé » est consultable en ligne ou en cliquant sur le lien ci-dessous :

fichier pdf que_faire_animal_sauvage_mort_ou_blesse_ONCFS

Intitulée « Que faire en présence d’un animal sauvage mort ou blessé ? », cette brochure de 16 pages, vendue au prix de 3 euros, répond aux questions pratiques en étudiant les différentes espèces animales trouvées (chassables, soumises à plan de chasse, protégées), les périodes de l’année concernées (ouverture/fermeture de la chasse) et la cause de mortalité (collision, empoisonnement, maladie, action de chasse, braconnage).

L’examen de ces conditions n’est pas anodin, il fait apparaître d’autres questionnements : que faire en cas de collision automobile ?, que faire du trophée de l’animal ?, quel est le rôle du maire de la commune concernée par cette découverte ? Autant de questions qui reviennent de plus en plus souvent et qui, parfois, laissent les élus démunis quant aux réponses pratiques et juridiques à apporter après collision avec un cerf, un chevreuil, un sanglier, etc.

Pratique et factuelle, cette brochure se veut une aide concrète aux élus comme aux usagers. Elle est à jour de la règlementation en vigueur à fin 2012.

Les chasseurs doivent-ils respecter une distance près des habitations pour chasser ?

Il n’y a pas de distance déterminée de chasse près des habitations, mais, pour des raisons de sécurité publique, une interdiction de tir en direction des habitations, routes, chemins, lieux et aménagements publics. Cette interdiction est prescrite localement par un arrêté préfectoral spécifique consultable en mairie et généralement cité sur l’affiche de l’ouverture et de clôture de la chasse du département.
Dans les communes où une Association communale de chasse agréée (ACCA) est créée, les terrains situés à moins de 150 mètres autour des habitations sont exclus du territoire de chasse de l’ACCA et donc de l’action de chasse de ses adhérents, sauf autorisation préalable du propriétaire du terrain en question.
Un arrêté municipal peut également règlementer les tirs et la chasse sur le territoire de la commune.

Le véhicule que j’ai loué a été abîmé par un sanglier sorti brusquement du champ sur la route. Que propose la loi pour couvrir ce genre de dégâts aux particuliers ?

En matière d’indemnisation des dégâts matériels, la loi de régulation bancaire et financière du 22 octobre 2010 modifie largement la mission du Fonds de Garantie.
Depuis la loi du 22 octobre 2010, l’intervention du Fonds de Garantie en matière d’indemnisation des dégâts matériels est exclusivement limitée à la prise en charge des dommages générés par des animaux dont le propriétaire n’est pas assuré, excluant les dommages matériels causés par du gibier sauvage.
Sa mission demeure inchangée en matière de dommages résultant d’atteintes à la personne. Ainsi, une victime ayant des dommages corporels pourra voir son préjudice indemnisé. Il est nécessaire de déposer un dossier de demande d’indemnisation auprès du Fonds de Garantie dans un délai de 3 ans maximum à compter de la date de l’accident.

Pour plus de renseignements, il est possible de consulter le site internet du fond de garantie à l’adresse suivante : www.fondsdegarantie.fr/

Certaines espèces peuvent-elles être chassées en dehors de la période d’ouverture générale de la chasse ?

Certaines espèces bénéficient de dates de chasse spécifiques définies à l’article R. 424-8 du Code de l’Environnement. Il s’agit notamment des espèces soumises au plan de chasse ou du sanglier. Les oiseaux de passage et le gibier d’eau bénéficient également de dates spécifiques fixées par le Ministre chargé de l’Environnement.  

Un garde-chasse particulier a-t-il le droit de faire ouvrir et de fouiller un coffre de voiture ?

Si cela est expressément prévu par les statuts de l’association, les gardes-chasse particuliers peuvent faire ouvrir les coffres des véhicules des seuls adhérents de l’association de chasse privée pour laquelle ils sont commissionnés. 

Est-il autorisé de garder un jeune animal sauvage non sevré ou incapable de survivre seul dans la nature ? Qui doit en être averti ?

Il ne faut jamais toucher un jeune d’une espèce sauvage afin de ne pas lui faire prendre un risque vital. Si la mère est tuée sur la route ou à la chasse, il faut immédiatement prévenir les autorités compétentes : gendarmerie, maire, qui prendront les mesures nécessaires.

A quelle heure la chasse peut-elle se pratiquer ?

Concernant le gibier sédentaire et de passage, la chasse n’est autorisée que de jour. Le jour s’entend du temps qui commence une heure avant le lever du soleil au chef-lieu du département et finit une heure après son coucher. Dans de nombreux départements, le préfet fixe les heures quotidiennes de chasse dans son arrêté d’ouverture de la chasse
Pour le gibier d’eau, il peut être chassé à la passée deux heures avant l’heure de lever du soleil et jusqu’à deux heures après l’heure de son coucher dans les lieux mentionnés à l’article L. 424-6 du Code de l’Environnement. Il peut également être chassé de nuit à partir de postes fixes autorisés et dans certains départements seulement.

Quelles démarches effectuer pour obtenir un plan de chasse ?

Une demande de plan de chasse doit être adressée chaque année par le propriétaire ou le détenteur du droit de chasse au président de la Fédération Départementale des Chasseurs ou au représentant de l’Office National des Forêts du département pour les forêts soumises. Les demandes sont transmises au Directeur Départemental des Territoires (et de la Mer) puis au Préfet. La Commission Départementale de la Chasse et de la Faune Sauvage propose au Préfet le nombre maximum et le nombre minimum de spécimens de gibier susceptibles d’être prélevés selon les territoires considérés. Au vu des propositions de ladite Commission, le Préfet arrête les plans de chasse individuels qui sont alors notifiés à chaque pétitionnaire. 

Qu’est ce qu’un plan de chasse ?

Un plan de chasse consiste à attribuer, pour un territoire donné, un quota maximal (et parfois aussi minimal) de spécimens d’une espèce à prélever, le plus souvent à tir mais aussi à courre, pour une ou plusieurs saisons de chasse. Des critères qualitatifs, tels que le sexe, l’âge ou le poids peuvent aussi être mis en place. Le plan de chasse est constitué principalement pour le cerf, le chevreuil, le mouflon, le daim, le chamois et l’isard, pour lesquels il est obligatoire. Il participe à une gestion équilibrée des animaux et des cultures agricoles ou forestières. 

Comment est formé le territoire d’une Association communale de chasse agréée ?

Lorsque qu’une Association communale de chasse agréée est instituée, son territoire est formé des terrains autres que ceux désignés à l’article L. 422-10 du Code de l’Environnement.
Les terrains exclus de l’ACCA sont :

  •   ceux situés dans un rayon de 150 mètres autour de toute habitation ;
  •   les enclos cynégétiques ;
  •   les territoires en opposition cynégétique ou de conscience ;
  •   ainsi que ceux faisant partie du domaine public de l’Etat, des départements et des communes, les forêts domaniales ou des emprises de Réseau ferré de France et de la Société nationale des chemins de fer français.

Quels sont les animaux soumis au plan de chasse ?

Les espèces soumises à un plan de chasse obligatoire sur l’ensemble du territoire national sont le cerf, le chevreuil, le daim, le mouflon, le chamois et l’isard. Les autres espèces de gibier peuvent être soumises à un plan de chasse qui est le plus souvent sollicité par la Fédération départementale des chasseurs.
Le plan de chasse est instauré par un arrêté préfectoral, après avis de la Commission départementale de la chasse et de la faune sauvage, et pour le sanglier, du président de la Fédération départementale des chasseurs. 

Puis-je observer de nuit, les animaux sauvages avec une lampe torche ?

L’article 11 bis de l’arrêté du 1er août 1986, interdit, à des fins de protection de la tranquillité, l’observation des animaux à l’aide de sources lumineuses, à l’exception des cas autorisés par la Direction Départementale des Territoires (et de la Mer) pour des captures à but scientifique ou de repeuplement.
L’observation sans autorisation est réprimée par une amende prévue pour les contraventions de la 4ème classe (soit 750 euros maximum, soit 135 euros par la voie de l’amende forfaitaire) conformément à ce que prévoit l’article R. 428-9 5° du Code de l’Environnement.

En période de chasse, les chasseurs ont-ils le droit de venir dans un pré malgré la présence d’animaux domestiques ? Si oui, quelles sont les précautions à prendre ?

Si le droit de chasse sur le pré a été apporté à l’association de chasse ou aux chasseurs concernés, il est alors possible d’y chasser, mais les chasseurs ont l’obligation de prendre les mesures propres à ne pas effrayer les animaux et à ne pas les laisser s’échapper.

Un rappel des règles de comportement doit être fait chaque année lors de l’Assemblée Générale par le président de la chasse.

Si ce champ n’a pas été apporté à l’association, le propriétaire peut porter plainte pour chasse sur autrui si les chasseurs y chassent. Le droit de passage à pied des chasseurs doit s’effectuer dans le respect des règles de sécurité des personnes et des biens.

Les agents de police municipale sont-ils habilités à relever les infractions à la police de la chasse ?

Les agents de la police municipale sont des agents de police judiciaire adjoints. Contrairement aux gardes champêtres, les agents de la police municipale ne figurent pas sur la liste des agents habilités à relever les infractions à la police de la chasse (article L. 428-20 du Code de l’Environnement). En revanche, en application de l’article 40 du Code de Procédure Pénale, ils sont tenus d’informer le Procureur de la République lorsqu’ils ont connaissance d’un crime ou d’un délit, ce qui sera le cas pour un délit de chasse.    

Quelle est la période de chasse en France ?

La période de chasse à tir pour la plupart des espèces chassables en France, commence un des dimanches de septembre pour se terminer le dernier jour de février.
La chasse à courre se pratique du 15 septembre au 31 mars.
La période de chasse au vol s’étend de l’ouverture générale jusqu’au dernier jour de février.
Les périodes de chasse du gibier d’eau et des oiseaux de passage est fixée par le ministre chargé de la chasse dans les arrêtés du 24 mars 2006 et du 19 janvier 2009.
La période de la vénerie sous terre va de l’ouverture générale jusqu’au 15 janvier. Pour le blaireau, une période complémentaire peut être autorisée par le Préfet à partir du 15 mai.   

A quelle période de l’année les espèces nuisibles peuvent-elles être détruites ?

La période de destruction des animaux nuisibles varie en fonction de l’espèce et du moyen de destruction employé. 
Les espèces suivantes peuvent être détruites toute l’année  :

  •  par piégeage : chien viverrin, vison d’Amérique, raton laveur, ragondin, rat musqué, belette, fouine, martre, putois, renard, corbeau freux, corneille noire, pie bavarde et étourneau sansonnet,
  • par destruction à tir : ragondin et rat musqué
  • par déterrage : ragondin, rat musqué, renard
  • par enfumage : renard
  •  par capture à l’aide de bourses et de furets : lapin de garenne 

Les espèces suivantes peuvent être détruites à tir entre la date de clôture générale de la chasse et le 31 mars au plus tard  :
belette, fouine, martre, putois, corbeau freux, corneille noire, pie bavarde, geais des chênes, étourneau sansonnet, sanglier et renard.

 Les espèces suivantes peuvent être détruites à tir entre la date de clôture spécifique de la chasse de ces espèces et le 31 mars au plus tard  :
bernache du Canada, lapin de garenne et pigeon ramier.

 Les espèces suivantes peuvent être détruites à tir entre la date de clôture générale et la date d’ouverture générale de la chasse  :
chien viverrin, vison d’Amérique et raton laveur.

 Le geai de chênes peut être piégé du 31 mars au 30 juin dans les vergers et du 15 aout à l’ouverture générale dans les vergers et vignobles. 

Ces périodes pouvant être modifiées, précisées localement ou prolongées dans certaines conditions, il est nécessaire de s’adresser directement à la Fédération départementale des chasseurs.
Pour rappel, quand elle est envisageable, la destruction à tir peut nécessiter une autorisation préfectorale individuelle pour certaines espèces.

Qu’est ce qu’un lieutenant de louveterie ?

Un lieutenant de louveterie est une personne bénévole nommée par le préfet pour exercer certaines missions de service public en raison de ses compétences en matière de chasse. Il est compétent pour relever les infractions à la police de la chasse dans sa circonscription. Il organise et contrôle les battues administratives ordonnées par arrêté par le préfet ou par les maires des communes. Son uniforme est défini par arrêté ministériel.      

Qu’est ce qu’un mode chasse ?

Les modes de chasse sont des méthodes, des techniques prévues et encadrées par le Code de l’Environnement permettant de parvenir à la capture de l’animal chassé. Il s’agit de la chasse à tir avec armes à feu ou à l’arc, la chasse à courre, à cor et à cri (ou vénerie), la chasse au vol avec des rapaces et les chasses traditionnelles autorisées avec des engins traditionnels. 

Qu’est-ce qu’un garde fédéral ?

Les gardes fédéraux étaient, jusqu’en 1977, des gardes-chasse privés recrutés par les Fédérations départementales des chasseurs. Certains, après un examen, étaient commissionnés par le ministre chargé de la chasse. Il a été mis fin au statut de ces agents en 1977.
Depuis, les fédérations ont recruté des agents techniques ou agents de développement qui interviennent sur l’ensemble du département pour contrôler les dispositions du SDGC. Ces personnels sont commissionnés par le président de la fédération départementale ou interdépartementale des chasseurs qui les emploie. Ils peuvent faire figurer sur leur vêtement la mention : « Agent de développement de la fédération départementale (ou interdépartementale) des chasseurs  ». 

Quelles sont les sanctions en cas de non respect des règles de sécurité à la chasse entraînant un accident ?

En cas d’accident, l‘auteur peut être condamné à des peines d’emprisonnement et de fortes amendes. Ces peines sont prévues par le code pénal aux articles L. 221-6 et s., L. 222-19 et s., L. 223-1 et s. et R. 625-2 du Code Pénal. Des peines complémentaires sont systématiquement applicables. En cas d’homicide involontaire ou de coups et blessures involontaires, il peut notamment se voir retirer son permis de chasser jusqu’à cinq ans ou définitivement si l’accident a lieu par tir direct, sans identification de la cible (L. 428-14 du Code Env.).
L’organisateur de la chasse peut également être mis en cause civilement et pénalement. 

 Quels sont les signes distinctifs obligatoires pour un garde-chasse particulier ?

Un garde-chasse particulier est un garde privé. Dans l’exercice de ses fonctions, il est tenu de détenir en permanence sa carte ou sa décision d’agrément et de la présenter à toute personne qui en fait la demande. Il doit également faire figurer de manière visible sur ses vêtements la mention « garde-chasse particulier » à l’exclusion de toute autre. 
Le garde-chasse particulier n’a pas l’obligation de porter un uniforme. S’il en porte un, celui-ci doit être clairement différent de celui porté par les agents de l’Etat et de ses établissements publics chargés de fonctions de police judiciaire.
Le port d’un insigne définissant un grade, d’un emblème tricolore, d’un képi, ainsi que de tout insigne et écusson faisant référence à une appartenance associative, syndicale, politique ou religieuse est interdit.

 Les chasseurs peuvent-ils tirer sur les chats ?

Le chat domestique ne relève pas de la législation chasse, mais des règles relatives à la divagation des animaux domestiques, à la charge des maires dans leur commune. Les chasseurs n’ont ni le droit de tirer sur les chats domestiques, ni le droit de les tuer, ni le droit de les capturer. Le fait de les tuer constitue une contravention de 5ème classe. Le fait d’exercer des sévices graves envers eux est puni de 2 ans d’emprisonnement et de 30 000€ d’amende.

Les chats sauvages sont, quant à eux, protégés. Le fait de les tuer constitue un délit passible d’une amende de 15000€ et d’un emprisonnement de 6 mois.

 Est-il possible d’utiliser un véhicule en action de chasse ?

Un véhicule automobile est un engin prohibé en action de chasse. Le seul usage autorisé est celui qui permet au chasseur d’aller d’un poste à un autre après que l’action de chasse soit terminée. Son arme doit être démontée ou déchargée et placée sous étui.
Toutefois pour la chasse au chien courant, le déplacement en véhicule à moteur d’un poste de tir à un autre peut être autorisé dans les conditions fixées par le schéma départemental de gestion cynégétique, dès lors que l’arme de tir est démontée ou placée sous étui.

Aussi, il existe des règles particulières en matière de chasse à courre, à cor et à cri.

Après avoir répondu aux nombreuses questions, Philippe a remercié les adhérents de GUJAN-MESTRAS ACCUEILLE de l’avoir reçu et de l’avoir écouté.

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Puis nous avons souhaité les anniversaires des natifs de Septembre avant de donner quelques informations sur le fonctionnement de l’Association et en particulier sur le Carnaval qui c’est déroulé le samedi 19 septembre; 1700 crêpes ont été préparées pour le goûter des enfants. Merci à tous ceux d’entre vous qui ont participé à cette manifestation. 

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Prochaines réunions

    Caroline GROSSOT, chanteuse Gujanaise, qui nous parlera de sa vie : le 29 avril 2016 dans une cabane ostréicole au Port du Canal.

    L’ARGO Nautique : le vendredi 20 mai 2016 dans les locaux de l’ARGO au port de la Barbotière pour l’exposé puis au Port de Larros pour le buffet dans la cabane de l’ARGO.

 

La préparation du buffet :

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C’est Patrick, notre ami basque, qui avait préparé le « Poulet basquaise » qui a été servi

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Prochain rendez-vous vendredi 29 avril au Port du Canal ou nous recevrons Caroline GROSSOT.

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Réunion mensuelle du 26 février 2016

Classé dans : Les Rendez-vous Mensuels — 2 mars, 2016 @ 8:06

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Tout étant prêt pour la réunion et en attendant l’arrivée des adhérents, Françoise a offert l’apéritif à la Commission Restauration pour fêter son anniversaire.

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90 de nos adhérents étaient présents et le thème de notre réunion mensuelle de février était :

« Les Poilus d’Alaska »

Présenté par Daniel DUHAND.

Daniel DUHAND est à la base journaliste. Journaliste économique depuis dix ans lorsqu’il intègre Le Figaro Magazine en 1991.

Sa spécialisation dans les sujets d’aventure et d’exploration lui ouvre les portes de Paris-Match, VSD, Science & Vie, Grands Reportages…

Il réalise son premier reportage photographique à Cuba en 1974.

Daniel a couvert en exclusivité des figures du grand froid comme :

  • Jean-Louis Etienne, Norman Vaughan ou encore Nicolas Vanier,

Avec le réalisateur Michaël Pitiot, il a signé « Nom de code : poilus d’Alaska », un documentaire diffusé pour la première fois en février 2012 sur Arte.

Il est également le scénariste de la bande dessinée « Les poilus d’Alaska, Tome 1 : Moufflot, Hiver 1914″ (2014).

Après le documentaire et la bande dessinée, Daniel DUHAND continue de diffuser son travail sur les poilus d’Alaska à travers un livre autoédité.

Ces livres vous seront  proposés à la vente après l’exposé de Daniel.

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« La véritable histoire des poilus d’Alaska » retrace l’histoire de deux officiers Français partis en 1915 chercher 400 chiens de traîneaux en Alaska afin de les utiliser pour ravitailler les soldats sur la ligne bleue des Vosges.

Avant de passer la parole à Daniel, je voudrais vous préciser quelque chose que vous devez savoir :

Toutes les personnes qui viennent nous faire découvrir un sujet, le font à titre gracieux. Ce sont des personnes généreuses dont le but principal est de nous faire découvrir ce qu’ils aiment.

On ne peut que les en remercier.

Daniel fait partie de ces gens là. Certes il va vous proposer d’acheter quelques un de ces ouvrages … mais il faut bien vivre !

Je passe maintenant la parole à Daniel …

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Présentation de l’Exposé

Pierre DUHAND

Daniel DUHAND

Cliquez sur le lien ci-dessous :

https://www.youtube.com/watch?v=B-CT_W4JfR4

Hiver 1914, massif des Vosges. La situation des soldats qui, en première ligne, défendent la très stratégique « ligne bleue des Vosges » est catastrophique : coupés de leur base arrière par d’importantes chutes de neige, il est impossible de les ravitailler en nourriture et en munitions. Le front résiste mais des milliers de chasseurs alpins y laissent la vie. Il faut absolument éviter que le désastre ne se reproduise l’hiver suivant, au risque, cette fois, de l’invasion totale du territoire français par les Allemands !

Deux officiers proposent alors au commandement de l’Armée des Vosges d’utiliser des chiens de traîneau. Pour avoir vécu en Alaska avant le conflit, le capitaine Louis Moufflet et le lieutenant René Haas connaissent en effet l’incroyable résistance de ces animaux capables de sillonner le grand nord sur des milliers de kilomètres.

En août 1915, ils partent donc pour l’Amérique du Nord. Leur mission : ramener 440 chiens en France au plus vite. 10 000 kilomètres à parcourir sous la menace ennemie avec une meute de bêtes sauvages !

L’homme qui murmurait à l’oreille des chiens
Commence alors une incroyable aventure à laquelle s’associe dès le début le plus célèbre des mushers (conducteurs de traîneaux à chiens) : Scotty Allan, « l’homme qui murmurait à l’oreille des chiens », celui qui inspira Jack London.

À eux trois, ils constituent la plus grande meute de chiens jamais réunie au monde, traversent tout le Canada dans un train spécial, déjouent de multiples tentatives d’empoisonnement et d’assassinat organisées par les espions allemands, embarquent à Québec sur un vieux rafiot sauvé de la démolition, affrontent pendant quinze jours les tempêtes et les sous-marins ennemis et accostent enfin au Havre le 5 décembre 1915 !

Aussitôt débarqués, ils forment et entraînent les premiers équipages de chiens d’Alaska. Rapides, maniables et silencieux, ils permettent de tenir ou de reprendre tous les sommets des Vosges durant la Première Guerre mondiale.

L’aventure des Poilus d’Alaska fait partie de ces histoires oubliées où l’héroïsme individuel fait écho à la folie et la démesure du premier conflit mondial.

À la manière d’une grande enquête, ce documentaire en livre le récit, assemblant les indices dispersés entre la France, l’Alaska et le Canada, des tranchées de 14-18 aux saloons du Klondike.

Mêlant archives, entretiens et reconstitutions dans les somptueux paysages canadiens, ce documentaire raconte cette mission secrète, haletante et périlleuse menée telle une course contre la montre.

Pour visionner ce reportage, cliquez sur le lien ci-dessous :

http://www.dailymotion.com/video/x2a3jd2_nom-de-code-poilus-d-alaska_tv

 

L’EXPOSE

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Hiver 1914-1915 : A la suite de chutes de neige très abondantes sur tout le massif vosgien pendant des mois, il est impossible de ravitailler les premières lignes installées sur les crêtes. On tente de transporter le matériel en camions mais les routes et les chemins sont rendus impraticables par des congères de plusieurs mètres de hauteur. Puis c’est le tour des chevaux et des mulets : là encore, c’est un échec. Il faut se résoudre à acheminer les munitions et le ravitaillement à dos d’homme en mobilisant des centaines de soldats. Mais c’est en pure perte : ce que les soldats transportent suffit tout juste à leur propre survie. Ils s’enfoncent dans la neige molle sans même pourvoir rejoindre leurs positions sur les sommets.

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A Paris, au Ministère de la Guerre, on a compris que le conflit ne sera pas aussi bref que prévu. Plus encore, les experts estiment qu’il va durer jusqu’à la victoire militaire totale de l’un des deux camps. Et la rigueur surprenante de l’hiver 14-15 a bousculé les plans. Sur tout le front de l’est, les conditions climatiques ont causé de lourdes pertes. L’état-major dispose seulement de quelques mois avant l’hiver 1915-1916 pour éviter que ce désastre ne se reproduise.

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En juin 1915, deux officiers demandent à être reçus par le commandement de l’Armée des Vosges; Il s’agit du capitaine Louis Moufflet et du lieutenant René Haas. Ils suggèrent de s’inspirer des pratiques de l’Alaska où ils vivaient avant le début des hostilités et d’utiliser des traîneaux à chiens. Il existe en France des chiens de « trait » ou de « bât » mais l’activité de traîneau est alors inconnue.

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L’état major, tout à son prestige et ses traditions, juge la solution « Haas et Moufflet » d’autant plus irrespectueuse qu’elle suggère que la Cavalerie, arme d’élite de l’armée française dont l’échec est avéré dans les Vosges, serait inférieure à un bataillon de chiens !

Patients et déterminés, les deux officiers sont venus avec des documents et des photos. Ils racontent leurs propres expériences de déplacements, là-bas à la frontière de l’Arctique. L’expérience des esquimaux, celle des chercheurs d’or du Klondike et bien sûr, des attelages postiers qui sillonnent le grand nord, sur des milliers de kilomètres dans la tourmente, et que rien n’arrête. Rien, pas même les tempêtes.

Le soutien du Général de Maud’Huy, qui commande la 7eme Armée, va permettre qu’au mois de juillet 1915, le capitaine Moufflet et le lieutenant Haas reçoivent l’ordre, classé secret, du Ministre de la Guerre, de s’embarquer pour l’Amérique du Nord avec pour mission d’acheter plus de quatre cents chiens, des traîneaux et des harnachements, ainsi que des provisions de nourriture spéciale pour ces animaux.

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Dès la réception de l’ordre, René Haas fait câbler un message à Nome, au bord de la mer de Béring, au plus célèbre des conducteurs de traîneaux à chiens d’Alaska, le musher Scotty Allan, l’homme qui inspira Jack London, pour lui demander son soutien.

Le temps presse car ils n’ont que 120 jours, avant le prochain hiver, pour réussir l’impossible !

A cette date, le 7 août 1915, les États-Unis ne sont pas encore en guerre, ils ne le seront qu’en avril 1917. L’Amérique de Wilson (Président depuis 1913) a choisi la neutralité et fournit les belligérants, l’Allemagne comme la France. Il faut 15 jours de vapeur pour joindre les deux continents.

A New York, Moufflet n’obtient que 18.333$. Avec la guerre, le cours du change s’envole. Mais il y a pire. Impossible de trouver un bateau pour le retour depuis les États-Unis. Sans perdre plus de temps le capitaine Moufflet modifie ses plans. Direction : le Canada. Tandis qu’il part pour Québec, René Haas prend la route de Nome à la recherche de chiens de tête.

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Le malamute de l’Alaska est un chien originaire d’Alaska.

 Le malamute d'Alaska

C’est l’un des plus anciens chiens de traineau de l’Arctique Il tire son nom des Mahlemiuts (« les hommes habitant l’endroit où il y a de grandes vagues »), tribu esquimau habitant le golfe de Kotzeue dans les hautes régions de l’ouest de l’Alaska.

Le malamute de l’Alaska est le plus puissant et le plus robuste des chiens de traîneau, mais c’est le moins rapide des chiens de traîneau. Par contre sa grande endurance et sa capacité à tirer de lourdes charges lui valent le surnom de « locomotive des neiges » ( Source Wikipédia)

A des milliers de kilomètres plus à l’ouest, Scotty a déjà commencé la tournée des villages esquimaux dans la plus grande discrétion, laissant croire qu’il recherche de nouveaux chiens pour son chenil. Si les Inuit avaient su que Scotty achetait pour le compte du gouvernement Français, les prix auraient immédiatement flambés. L’arrivée de traîneaux tout neufs qu’il a fait construire en noyer, pour leur solidité par des esquimaux consciencieux, le stockage de plusieurs tonnes de saumon séché, des centaines de harnais, de lignes et de cordes intriguent la population. 

A Québec, le capitaine Moufflet trouve auprès de autorités un allié non négligeable et avec le Consulat une aide précieuse grâce aux français expatriés et notamment au sénateur Meunier, le propriétaire de la fameuse chocolaterie. Il se lance, alors, dans la prospection du Québec et du Labrador, parcours des centaines de kilomètres, à cheval ou en canoë, achète des chiens aux indiens comme aux trappeurs. Les prix sont intéressants. Avant l’arrivée de Haas et Scotty, le capitaine Moufflet a réuni plus de 350 chiens de la Belle province et du Labrador, fait fabriquer des harnais et des traîneaux. Lui aussi a du lutter contre les espions allemands, mais également contre les profiteurs en tous genres qui s’engraissent sur la guerre.

Quand le lieutenant Haas débarque du vapeur Senator à Nome, une centaine de chiens et tout le matériel sont prêts à partir. L’embarquement des chiens donne lieu à un véritable spectacle maintenant que toute la ville sait qu’ils partent pour la guerre en Europe. Les rues sont pavoisées aux couleurs de l’Amérique et de la France, et les écoles sont fermées pour l’occasion. Le Cardinal Rowe est même là pour bénir ce premier  corps expéditionnaire américain. Car pour la population, c’est un peu d’eux-mêmes qui partent au combat. Le chien de tête de cette immense procession, Spot, appartient à George, le fils de Scotty, et il entraîne fièrement les chiens qui avancent par paires reliées à un trait d’une longueur exceptionnelle, tandis que la fanfare joue alternativement « La Bannière étoilée » et « La Marseillaise ».

Une dizaine de jours plus tard, tout ce petit monde débarque à Seattle, la ville pullule d’espions le groupe choisit de foncer immédiatement sur Vancouver et de poursuivre, sous la protection de l’armée canadienne, jusqu’à la ville de Québec. Un périple de plus de cinq mille kilomètres à travers le grand Nord. Installés dans plusieurs wagons Pullman spécialement aménagés.

Le convoi bénéficie de nombreux arrêts exceptionnels pour préserver les chiens. Un détachement de soldats assure leur sécurité à chaque halte, car les espions allemands sont près à tout pour anéantir la mission. Haas et Scotty déjouent plusieurs tentatives d’empoisonnements des chiens et d’assassinats sur leur personne.  Normalement, ils doivent voyager dans le plus grand secret mais avec une telle troupe, impossible de passer inaperçu. A Montréal, la mission s’étale à la Une des journaux, avec une pseudo interview du célèbre musher. Dans la gare, les colporteurs annoncent « Tout sur Scotty Allan et ses loups d’Alaska qui partent dévorer les Allemands ! »

Arrivé à Québec, les chiens sont gardés dans des bâtiments contigus à un champ d’essai de l’armée Canadienne. Toute la journée, ce n’est qu’explosions, tirs et canonnades. Un baptême du feu auquel les chiens répondent par des hurlements que seule la voix du musher parvient à faire taire peu à peu.

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Pendant ce temps, le capitaine Moufflet cherche un vapeur pour traverser l’Atlantique. Mais en vain. Les armateurs ne veulent plus risquer leurs navires dans des eaux où les sous-marins allemands envoient par le fond tout ce qui flotte. Les cargos et même pire : les navires de passagers ! De ce côté de l’Atlantique, on a en mémoire le drame du paquebot britannique Lusitania. En provenance de New York, il a sombré le 7 mai 1915 près des côtes irlandaises, torpillé par le sous-marin allemand U-20. Sur 1959 passagers, 1198 sont morts dont 128 américains. 

C’est finalement un vapeur de 4200 tonnes, Le Pomeranien, de la Allan Steamship Line Company, sauvé de la démolition pour cause de guerre, qui accepte ce fret jugé dangereux.

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Pomeranien

Tandis que Moufflet retourne à New York s’embarquer pour la France afin de préparer l’accueil de la meute et sélectionner les soldats qui deviendront les premiers mushers. Scotty et Haas se heurtent au capitaine et à l’équipage du Pomeranien. Pour les marins, les chiens représentent le risque majeur d’aboyer et de donner l’alerte aux sous-marins. En inspectant les cales insalubres, Scotty Allan fulmine : le manque d’air, l’humidité, les vapeurs des machines, les chiens n’y survivront pas. Il faut les installer sur le pont.

« Ces animaux doivent être installés dans la cale, sous les ponts pour que les sous-marins n’entendent pas les aboiements », proclame sur un ton vif Sandy Mac Donald, le commandant du Pomeranien. Déjà peu enclin à la mission, il est catégorique : il ne tient à pas risquer sa peau pour quelques clébards malades. Le ton monte.                        

  «Impossible ! » Rétorque Scotty Allan à son compatriote, ils ont besoin d’air, au fond ils seront malades.

Trop bruyants, trop dangereux, poursuit l’Écossais qui a déjà réalisé une trentaine de traversées depuis le début du conflit.

 Mes chiens ne hurlent pas, poursuit Scotty excédé, venez passer la nuit avec eux et si vous entendez le moindre cri, j’accepterai vos conditions.

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Les chiens, parqués dans le hangar sont dans un état de surexcitation. Pourtant, lorsque Scotty Allan prononce quelques mots, les têtes de meute sont ramenées au silence et montrent des signes de reconnaissance. Peu à peu, tous les chiens vont ainsi cesser de hurler et l’incrédule commandant racontera que Scotty Allan parle aux chiens.

Tard dans la nuit, des heures de silence après, les chiens n’ont pas bronché et le vieux marin abdique : Les chiens seront admis sur le pont. Et Scotty Allan a droit à des excuses.

 Aussitôt, les chiens furent répartis dans des caisses à claire-voie, placées dos à dos et solidement enchaînées au pont. Ils pouvaient sortir dans la journée, retenus par une laisse. Le Pomeranien est le dernier bâtiment à quitter Québec avant le blocage du fleuve par la glace. Il descend le fleuve Saint-Laurent avant de se lancer dans la traversée de l’Atlantique Nord, infecté de sous-marins Allemands. C’est un vieux bateau rouillé surchargé, sa ligne de flottaison plonge de trente centimètres sous le niveau de la mer.

Une fois dans la zone de guerre, chaque nuit, Scotty est sur le pont avec la meute. Il réussi le miracle d’imposer le silence pendant toute la traversée. De nombreuses fois le bâtiment croise de légères lueurs à l’horizon déclenchant l’alerte d’embarquement dans les canots de sauvetage. Une nuit de tempête, la violence des éléments brise plusieurs caisses et en détache une bonne partie. Le navire, peu manœuvrable embarque des paquets d’eau.

Tous les matelots lutent pour éviter qu’elles ne passent par-dessus bord. Au petit matin, les chiens de l’arctique sont trempés jusqu’aux os, apeurés et blottis aux fonds des caisses. Durant la traversée, le musher accroche à chaque collier, une plaque avec le nom de chaque chien, son numéro d’équipage et sa place dans l’attelage. Il marque également, les harnais, les traîneaux et les traits ; de cette manière, il éviterait la pagaille face à l’inexpérience des soldats français. 

 Après une quinzaine de jours de navigation en zigzag, le bateau est escorté par des chalutiers chasseurs de mines jusqu’en rade du Havre le 15 décembre. Il s’amarre, sur le même quai où débarquera, deux ans plus tard le corps expéditionnaire américain.

En untour de main, le bateau est vidé par six grues, puis la meute prend ses nouveaux quartiers dans d’anciens abattoirs. Une centaine de chasseurs alpins,  les fameux « Diables bleus », est mis à leur disposition pour former les premières Sections d’équipage de chiens d’Alaska. Scotty s’interroge toujours sur ces hommes, car le souvenir qu’il a conservé des Français pendant la ruée vers l’or ne plaide pas en leur faveur. Sur la piste, ils étaient souvent agités, bavards, jamais pressés de travailler et pas très doués avec les chiens qui ne les respectaient pas vraiment.

Mais ces hommes-là sont calmes et attentifs, tous ont vécu l’enfer du front et comprennent l’importance de leur mission. Pendant toute l’instruction, le lieutenant Haas sert d’interprète. Soixante équipages, formés chacun d’un traîneau et de sept à neuf chiens, passent plusieurs semaines à s’entraîner. Ils apprennent à mettre les harnais aux chiens sans en avoir peur, puis les places respectives de chaque animal dans l’attelage. Scotty leur explique le rôle de chacun, du chien de tête, des pointeurs droit et gauche et des autres membres de l’équipage.

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Scotty Allan n’est pas autorisé à suivre les sections en première ligne. Les adieux de l’homme à ses chiens sont déchirants. Transporté en train dans les Vosges à quelques kilomètres des combats.

Les missions des deux Sections d’Équipage de Chiens d’Alaska vont s’intensifier progressivement : Ravitaillement des batteries isolées, remise en état de lignes téléphoniques, évacuation des blessés, parfois au milieu de tempêtes, appui logistique pour les coups de main en équipant les traîneaux de mitrailleuses, etc. Grâce à la rapidité et au déplacement silencieux des chiens et des traîneaux sur la neige, les SECA et les troupes alpines vont permettre de tenir ou reprendre tous les sommets des Vosges durant la Première Guerre Mondiale.

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Plusieurs chiens furent décorés de la Croix de guerre. Près de la moitié des effectifs canins périrent sous le feu de l’ennemi.

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Tous eurent droits aux honneurs de la presse française et américaine qui ne manquaient jamais de faire état de leurs exploits. A la fin de la guerre, les Chasseurs Alpins gardèrent leurs chiens avec lesquels ils s’étaient liés d’affection.

Une légende était née…

Une stèle pour les poilus d’Alaska

Il aura fallu attendre cent ans pour qu’ils soient mis à l’honneur. Mais aujourd’hui, leur mémoire a été saluée. Une stèle a été érigée sur le site du Breitfirst pour rendre hommage à ces chiens d’Alaska qui ont épaulé les poilus durant la Grande Guerre. 

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 Les poilus d’Alaska, c’est le nom donné aux quelques 450 chiens de traîneaux venus d’Amérique du nord prêter main forte aux soldats français dans les Vosges, en les ravitaillant et en les évacuant. Des associations ont voulu rappeler cet épisode marquant resté méconnu du grand public avec une exposition au musée Serret de Saint-Amarin. Et ce dimanche, une stèle a été érigée en leur mémoire sur l’emplacement de l’un de leurs camps de base, au Breitfirst, à 1280 mètres d’altitude.

Article FR3 Alsace du 20 décembre 2015

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Daniel et son chien, descendant des fameux poilus d’Alaska

Après qu’il ait répondu à de nombreuses questions ……

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….. nous avons, comme il se doit, remercié chaleureusement Daniel de nous avoir fait découvrir cette fabuleuse épopée historique, JP a communiqué les dernières infos de l’Association :

La dernière réunion de préparation du Carnaval 2016 a eu lieu le Lundi 1er Février à 18h00 salle du PRAJ. Bon nombres d’adhérents de GMA se sont impliqués dans la réalisation de fleurs en papier pour décorer les chars, j’en profite pour remercier : Sylvie, Monique, Véronique et Jacques, Simone, Arlette, Elisa, Minouche, Josette …. et peut être d’autres.

Puis nous avons souhaité les anniversaires des natifs de Février avant le rappeler les dates de nos futures réunions mensuelles :

    Vendredi 25 Mars : La Gestion de la Chasse à GUJAN ou Philippe BRUERE nous parlera de l’A.C.C.A de GUJAN à la Maison des Associations

   Vendredi 29 Avril : Caroline GROSSOT, chanteuse Gujanaise, qui nous parlera de sa vie

    Vendredi 20 Mai : L’ARGO Nautique dans les locaux de l’ARGO au port de la Barbotière pour l’exposé puis au Port de Larros pour le buffet.

    Juin : Soirée de Fin de saison

Les Sorties Proposées 

  1. Repas –Spectacle au Grain de Folie Fin juin. Nous pouvons tous nous retrouver ensemble
  2. Sortie Gabarre sur la Dordogne Fin Juin, mais le nombre est limité à 45 personnes donc la sortie se fera en 2 fois si le nombre d’inscrits est supérieur à 45. 

Dans les 2 cas

  • Le moyen de transport sera du covoiturage
  • Le prix moyen de cette sortie est d’environ 50€
  • Participation GMA sera de 15€ par adhérent.

Décision lors de la prochaine réunion.

    Septembre 2016 : Jean-Marie FROIDEFOND nous racontera l’histoire de la Dune du Pilat

    Octobre 2016 : Assemblée Générale Ordinaire

    Novembre 2016 : Hélène LAMEIGNERE Directrice Générale Adjointe du Pôle Environnement à la COBAS nous parlera du Centre de valorisation des déchets du TEICH

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Puis nous avons dégusté le buffet préparé par la Commission Restauration avec une soupe de légumes frais et épluchés du matin, suivi d’une tartiflette maison.  Un régal.

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Encore une belle soirée de réalisée.

Prochain RDV vendredi 25 mars 2016 à la Maison des Associations de GUJAN-MESTRAS.

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Lors d’une prochaine réunion Daniel DUHAND nous fera découvrir une autre page d’histoire, celle du naufrage du paquebot « L’AFRIQUE » en 1920 entre l’Ile de Ré et le Sables d’Olonne. Ce bateau devait ramener dans leur pays 196 tirailleurs Sénégalais qui avaient, pour la plupart,  séjournés au Camp Militaire du Courneau.

Mais ils n’étaient pas seuls sur ce bateau. Il y avait aussi des familles de colons, des missionnaires et 135 membres d’équipage. 563 personnes périront dans ce naufrage et parmi eux quelques gujanais.

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Les Anniversaires de Février 2016

Classé dans : Les Anniversaires — 18 février, 2016 @ 2:05

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Si février est le mois de Carnaval, de la Chandeleur, des crêpes ….. 2016 étant une année bissextile

Février 2016 a 29 jours.

Dommage que personne ne soit né ce jours là car il y aurait eu 4 ans que l’on ne lui avait pas souhaité son anniversaire.

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Ce qui ne nous empêchera pas de souhaiter un bon anniversaire à :

Anniversaires de février

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Réunion du 29 janvier 2016

Classé dans : Les Rendez-vous Mensuels — 2 février, 2016 @ 1:02

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Pour cette première réunion de 2016, une centaine de nos adhérents se sont retrouvés vendredi 29 janvier, à la Maison des Associations de GUJAN-MESTRAS, pour écouter Christiane et Daniel DUMEZ nous présenter :

BORDEAUX, petits secrets et grandes histoires ….

Déambulation d’un promeneur curieux …. 

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Vendredi 29 janvier, il est 17h00, les membres des Commissions Restauration et Salles et matériel arrivent pour finir de préparer le buffet et décorer la salle …..

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Christiane et Daniel les rejoignent un peu plus tard …..

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C’est devant un auditoire attentif et discipliné que Christiane et Daniel vont nous présenter leur exposé ….

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L’exposé de Christiane et Daniel

 

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La rue Sainte Catherine, 1175 m de longueur, une des plus longues voies commerçantes piétonnes d’Europe.

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L’aspect qu’elle a aujourd’hui ne fut pas toujours celui­-là. Il est même assez récent si l’on se réfère à la création de la toute première partie de la rue.

Aidés par les gaulois qui s’y étaient installés dès le 3ème siècle avant notre ère,  ce sont les romains qui ont tracé la structure primitive de la ville, sur le modèle qu’ils répandirent dans tout leur empire : un axe principal Nord/sud : le Cardo (rue Ste Catherine) croisé par le decumanus (St Rémy) orienté est/ouest.

 Ils creusent le port, font le commerce de l’étain avec les romains, qui leur apportent le vin en échange. Ensemble ils drainent, assèchent les marais, et construisent la  ville de « Burdigala », sur le plan romain commun à toutes leurs villes.

Très belle ville, de 3000 habitants, aérée, avec ses Temples (Piliers de Tutelle), son amphithéâtre (Palais Gallien), ses Thermes, l’eau courante, le tout à l’égout, ses beaux quartiers, son port actif. La campagne est cultivée et tout cela, sans protection aucune.

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En 276, des barbares surgissent dans la ville sans défense, la pillent de fond en combles, l’incendient et la détruisent n’en laissant que pierre sur pierre.

Au début du IVème siècle,  construction d’un enclos d’épaisses murailles,  autour d’un espace de 30 hectares.  C’est ce qu’ils appellent le « Castrum ».

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 A partir du XIème siècle, la ville se développe hors des remparts, sur la rive droite du Peugue. Les constructions nouvelles s’élèvent dans l’anarchie la plus totale.

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En 1206 un conflit nait au sujet de la succession d’Aliénor d’Aquitaine. Les troupes du roi de Castille ravagent complètement ce faubourg non protégé. On décide alors de construire sur le flanc sud du Castrum une sorte d’excroissance de remparts.

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Puis l’expansion démographique de la ville oblige, au début du  XIVème siècle, on va construire un nouveau rempart

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 Après la bataille de Castillon en 1453, la Guyenne redevient française et le roi Charles VII fait construire le Château Trompeyte pour se protéger d’une nouvelle attaque des Anglais, mais aussi contrôler les Bordelais peu enclin à accepter sa tutelle.

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La reconquête de l’urbanisme : 300 ans plus tard, C’est Tourny qui propose de mettre un peu d’ordre dans alignement de la rue et fait dresser des plans. Mais ce n’est que sous Louis Philippe que l’on va les réaliser.

En 1848, tout est terminé, le Cardo Gallo-romain est reconstitué en longueur et en largeur et portera le seul nom de Sainte Catherine, de la Comédie à la place de la Victoire. 

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Pourquoi Sainte Catherine ? Son nom vient d’une chapelle fondée par les chevaliers de l’Ordre de Saint Jean de Jérusalem, tout à la fin du  XIème siècle et qui se situait en face de la rue Guiraude.

A propos du quartier Ste Catherine : un destin hors du commun

Nicolas Beaujon Il est né en 1718

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Il fit ses premières armes dans le commerce des grains, puis dans le commerce maritime.  Nicolas Beaujon, devint d’abord Receveur des finances, puis Conseiller d’Etat. Il se lança alors dans la banque et y amassa une prodigieuse fortune. L’un de ses bons clients sera le Roi lui-même. Il ira jusqu’à lui prêter 6 millions de livres pour régler les factures de toilette de Mme Du Barry

Nicolas Beaujon achète alors l’Elysée, l’agrandit, l’aménage et il y ajoute 50 hectares de terrain dont il fait un parc privé à son seul usage. Le palais actuel n’a conservé que 2 bien modestes hectares. Il y a accumulé quantités d’œuvres d’art, en faisant un véritable musée.

Pour l’anecdote, tous les soirs, il tenait table ouverte, pour d’innombrables amis et connaissances. Devenu veuf, presqu’aveugle et pratiquement paralysé, il n’y paraissait que sur sa chaise roulante et s’éclipsait discrètement jusqu’à sa chambre, où ses valets le préparaient pour la nuit. Dès qu’il était couché, ses valets laissaient place à 5 à 6 jeunes beautés qui venaient prendre place tout autour de lui en s’asseyant sur son lit.

Ces jeunes personnes de bonne éducation, vivaient sur place à l’Elysée où chacune disposait d’un petit appartement avec domestiques et attelage personnels. Elles occupaient ainsi une fonction officielle reconnue. On les appelait du joli nom de « Berceuses« .

A son décès il fit don des 4719 volumes de sa bibliothèque, à la Bibliothèque de Bordeaux, sa ville natale.

Un autre de ses legs fonda le grand hôpital parisien qui porte encore son nom et est devenu un important centre universitaire.

Continuons notre promenade Rue Ste Catherine

La place Saint Projet. 

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Pendant 14 siècles : Cœur de la ville enfermée dans le Castrum Gallo-Romain, la  paroisse St projet était très active. Reste du clocher en bordure de la rue Tustal. Elle a été désaffectée à la révolution.

Sa démolition, en 1822, ménagea une sacrée surprise. Dans ses combles, sous son toit, déposés au-dessus des voûtes, on découvrit les restes de 1.500 cadavres. Le cimetière paroissial de l’époque était si exigu qu’il avait fallu exhumer les corps, pour ménager des places nouvelles, et, ne sachant qu’en faire, notamment au moment de la grande épidémie de peste, on les avait entassés au-dessus de l’édifice.

La peste a sévi à Bordeaux en 1348, année sinistre, puisque aux ravages de guerre avec le roi d’Angleterre, s’ajoutent de grandes inondations dans les vignobles du libournais et du Médoc. On a dû incendier le quartier de La Rousselle pour l’assainir. La moitié de la population aurait disparu. La peste a cessé en 1350.

 De ce cimetière il ne reste qu’une croix du XVème siècle qui se dresse actuellement sur la place.

Un puits était creusé au centre de la place, il a été remplacé en 1715 par une fontaine plaquée contre le mur sud de la place. C’était le point d’eau de tout le quartier. Imaginons les conséquences qu’a pu avoir sur la santé publique sa proximité immédiate du cimetière.

Le Peugue. Cette rivière est canalisée sous le cours d’Alsace Lorraine. Elle nait à 12 km de là, à Pessac au lieu-dit le Bois des Sources .

Ce tunnel, entièrement construit en pierre de taille, sous le Cours d’Alsace et Lorraine, mesure 4 m 80 de large et 3 m 30 dans sa plus grande hauteur. Dans cette partie couverte, le Peugue restait navigable, en souterrain, pour des barques à fond plat dénommées « plates » ou « allèges ». Il existerait encore, sous certains immeubles du cours d’Alsace Lorraine, des trappes par lesquelles étaient chargées, et déchargées les marchandises jusqu’à la Garonne.

Plus tard encore, on lui adjoindra la Devèze, autre cours d’eau, détourné de son cours normal à partir de la rue Elisée Reclus, en face de la cathédrale, pour n’avoir qu’un seul canal souterrain jusqu’au fleuve.

A l’angle de la rue Ste Catherine avec cours Alsace-Loraine : haut relief , symbolisant le Peugue et la Devèze  à jamais cachés aux yeux des passants.

Le secret des Grands Carmes et le vinaigre à tête noire.

En traversant le Cours Victor Hugo, tout de suite à droite, s’élevait le vaste couvent des Grands Carmes. Ce couvent possédait des vignes en bordelais et s’était fait une spécialité d’un remarquable vinaigre dont ils conservaient jalousement le secret. Le moine qui, au XVIIIème siècle, le commercialisait auprès du grand public, était noir. Et c’est ainsi que naquit la marque du vinaigre Tête Noire, que nous connaissons encore.

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Quelques grands noms de la rue Ste Catherine appartenant à la colonie israélite de Bordeaux.

Entre l’actuel crs Victor Hugo et la porte de la Victoire, s’établit une importante communauté israélite d’origine espagnole et portugaise. Chassée par l’Inquisition au  XVIème siècle.

A Bordeaux, ils furent bien accueillis. Ils pouvaient y vivre normalement sans restriction.  Mais deux fois par an, lors de grandes foires, d’autres juifs fréquentaient la ville. Ils venaient d’Avignon et s’étaient spécialisés dans le commerce des draperies. Malgré les réticences des premiers, ils finirent par créer une deuxième communauté, vers 1734, à part, de l’autre côté de la place de la Victoire. Ils se consacreront au commerce avec l’outre-mer alors en pleine expansion.

C’est dans une de ces familles dites « portugaises » que naîtra le 30 juillet 1830 Camille Pissarro, le célèbre peintre qui avec ses amis Manet, Degas et Renoir, fondera l’Ecole Impressionniste.

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C’est également dans le même quartier, à quelques pas de là, qu’en 1838 naîtra Judas Colonna qui deviendra le célèbre chef d’orchestre, plus connu sous son nom francisé d’Edouard Colonne, fondateur de l’association des Concerts Colonne en 1873.

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 XVIIIème siècle, des réussites exceptionnelles dans ces familles juives :

 Abraham Gradis. Petit fils d’un « pauvre juif portugais » arrivé à Bordeaux,  il avait hérité de son père une petite affaire de négoce. Tout au long du XVIIIème siècle, l’âge d’or bordelais aidant, Abraham allait lui donner une phénoménale impulsion et amasser une fortune que l’on estima à 10 millions de livres-or.

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Abraham Gradis était un homme respecté, pour sa fortune et sa réussite,  mais aussi, et peut-être surtout pour sa générosité. La municipalité lui manifesta de grands égards. Une preuve : à l’approche de sa mort, en 1780,  les jurats de la ville décidèrent de faire suspendre les sonneries de la grosse cloche sa voisine, afin de ne pas perturber les derniers jours de son agonie.

N’ayant pas d’enfant, il décida de répartir équitablement sa fortune entre ses neveux et les pauvres de la ville, tant juifs que chrétiens, sans distinction de confession.

La déplorable aventure de Moïse Gradis, son neveu.

Moïse Gradis, s’était établi en Martinique sur une plantation Gradis située à Basse Pointe. Lorsqu’il mourut, en 1825, son testament exigeait :

« Qu’après son décès, son corps soit mis dans un boucaud (tonneau) solide, cerclé en bonnes bandes de fer, rempli de fort rhum, et qu’il soit envoyé par ses exécuteurs testamentaires à Bordeaux, à l’adresse de la maison Davis Gradis et fils, pour être enterré »

Le 5 mai 1826, sa dépouille arrivée à Bordeaux sur le voilier « Le jeune Henri ». Mais elle avait subi, en cours de traversée, de très graves altérations. L’enquête qui s’en suivit révéla que des marins peu scrupuleux avaient, pendant le voyage, percé le fut, et pipé le rhum à leur usage. Ses restes n’en furent pas moins inhumés,  dans le cimetière israélite du chemin du Sablonat (que nous appelons aujourd’hui le cours de l’Yser).

Place de la Victoire : De la porte Saint Julien puis la porte d’Aquitaine

La Porte Saint Julien ménagée dans le rempart du  XIVème siècle, était une lourde porte médiévale à la jonction de 2 grandes routes vers l’Espagne et le Languedoc.

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 Tourny la fit démolir et confia l’aménagement de la place à l’architecte Portier qui conçut un vaste espace circulaire comportant un arc triomphal : la porte d’Aquitaine, dédié en 1753 au Duc d’Aquitaine qui venait de naître et devait mourir en très bas âge. 

 Après la Seconde Guerre mondiale, elle a pris le nom de Porte de la Victoire. 


OBELISQUE, cette colonne hélicoïdale est l’œuvre récente du sculpteur tchèque Yvan Theimer. Il est de marbre rouge du Languedoc, qui rougit au contact de l’eau, rouge comme le vin. Ses bas-reliefs font référence au vin. Deux tortues énigmatiques lui servent de garde rapprochée, elles mangent de la vigne et portent toute une série de symboles liés au vin.

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Un dernier coup d’œil sur la place de la Victoire.

Place de la Victoire jadis se réunissaient les 2 routes du Languedoc et d’Espagne. La treille qui pousse sur la façade du N° 1 est la seule rescapée des 5 pieds qui grimpaient autrefois sur le bâtiment de l’octroi accolé à la porte d’Aquitaine et aujourd’hui disparu.

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Dans La brasserie située au N° 22 en 1917 est née Georgette Plana. Sa mère y tenait un restaurant apprécié. Elle se lance dans le music-hall à Bordeaux en 1940 et épouse le régisseur du grand Théâtre. Mais c’est à Paris que son succès se confirme. Elle a chanté à l’Olympia avec Robert Charlebois et Antoine ! Nombreux sont ceux qui peuvent encore fredonner ses succès : Riquita, La femme aux bijoux, et, surtout, Viva Espana. Elle est décédée à 95 ans en 2013.

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La grande vedette du Second Empire. 

Au milieu du  XIXème siècle, la rue Sainte Catherine prend sa forme moderne. C’est maintenant une rue toute neuve. De très nombreux magasins de mode s’y installent et avec eux les « petite main » celles que l’on appelait alors les « grisettes« .

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Parmi celles-ci, il est une jolie ouvrière modiste de 18 ans, née dans le quartier le 30 avril 1833. Elle s’appelle Hortense Schneider. Elle découvre le théâtre à Bordeaux. Elle se lance dans la carrière artistique. Elle fait ses débuts au théâtre d’Agen. Elle y est fort appréciée et se retrouve à Paris.  Elle y tombe dans les bras du duc de Morny, puis du Duc de Grammont.

 Elle triomphe dans le répertoire d’Offenbach. Elle en est la vedette lors de l’exposition universelle du second Empire en 1867, dans le rôle de la Grande duchesse de Gerolstein.

A cette occasion elle s’y illustre en se présentant à la porte triomphale de l’exposition, destinée à l’Empereur et les souverains étrangers en visite. Hortense a le toupet de s’y présenter en grand apparat avec un somptueux attelage. La porte est fermée, on n’attendait personne ce jour- là.  Les gardiens s’étonnent  » mais qui êtes-vous donc ? ». Et tout à fait dans son rôle de théâtre, elle lance : « grande Duchesse de Gerolstein ».  On lui livra le passage. Le tout Paris se partagea entre l’indignation et le fou rire.

Par la suite, Hortense tombera encore dans les bras du Tsar Alexandre II, puis du Prince de Galles, du Roi du Portugal, du Khédive d’Egypte et probablement quelques autres non recensés. Cette vie tumultueuse lui avait valu le surnom du « passage des Princes » (qui est à Paris une galerie couverte toute à l’image de notre galerie bordelaise). 

Véritable symbole de la vie parisienne débridée du second Empire, Hortense Schneider arrêta sa carrière en 1870. Elle avait alors 37 ans. Elle termina ses jours, complètement oubliée, en consacrant sa vie à un orphelinat. Elle mourut en 1920. Elle est inhumée à Bordeaux dans le cimetière protestant de la rue Judaïque où sa tombe se trouve encore.

Intendance – Chapeau Rouge

  A propos du COURS DU CHAPEAU ROUGE au lendemain de la catastrophe de 276, l’axe Est-Ouest de l’antique ville romaine (le décumanus), avait tout simplement disparu. Sur son emplacement, on avait creusé un fossé protecteur au pied du mur nord du rempart du Castrum alimenté par un ruisseau dénommé « le Tropeyte« .

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Au  XIVème siècle, il fut comblé et on commença à construire sur cet espace des immeubles alignés et ménageant sur l’ancien fossé, une large avenue: le futur cours du chapeau rouge

Pourquoi « Le Chapeau Rouge » : 

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C’est en 1553 que cette voie a pris le nom de Fossé du Chapeau Rouge.

 Il  vient d’une célèbre hôtellerie qui se situait exactement à l’angle du Cours actuel et de la place Jean Jaurès.  Cette auberge de fondation très ancienne était devenue une sorte de 4 étoiles de luxe de la ville où seuls les hôtes de marques, pouvaient envisager d’y descendre. Cet établissement célèbre sera impitoyablement rasé sur ordre de Louis  XIV en 1676. Elle ne fut pas la seule à connaître ce triste sort.

L’OPERA DE BORDEAUX 

La place de la Comédie se trouve sur l’emplacement du forum gallo-romain où étaient situés les Piliers de Tutelle, temple rasé sur ordre de Louis XIV, après les troubles de la Fronde.

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L’opéra de Bordeaux,  remplaça sous Louis XV, une ancienne salle de spectacle, incendiée en 1755.  Le maréchal de Richelieu en 1773 chargea son architecte  Victor Louis de bâtir le nouveau théâtre de la cité, sur une parcelle des terrains du château Trompette, offerte par le roi Louis XV, avec 200.000 livres pour financer les travaux.   Il a été inauguré le 7 avril 1780 avec la représentation de l’Athalie de Jean Racine

Qui était ce Louis François Armand de Richelieu ? 

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Duc, maréchal et gouverneur de Guyenne, arrière-petit-neveu du Cardinal, filleul de Louis XIV et de la duchesse de Bourgogne. Il a laissé une réputation de valeureux guerrier, mais aussi de libertin effréné.

Dès son plus jeune âge, il débauchait la fille du Régent et osait cocufier le Dauphin. Embastillé plusieurs fois pour ses frasques, il eut cependant tous les honneurs. Louis XV lui pardonna tout, car il lui procurait des maîtresses, et sa plus belle entremise fut de recruter la Du Barry.

Sa biographie comprend quelques pages bordelaises. Il ravit ainsi l’amante de l’archevêque – une belle américaine qu’il finit par marier à un baron  - n’oubliant pas, le jour de la noce de se servir avant le promis ! Il donna un grand souper à 29 invitées, toutes ayant eu des bontés pour lui, et il leur fit comprendre au cours du repas, ce qui les unissait…La cité se remplissait de filles de joie dont il était le mécène… Les actrices, qui l’appelaient « papa maréchal », n’étaient pas étrangères à son intérêt pour l’art.

Depuis sa dernière restauration en 1991, il a retrouvé sa décoration intérieure d’origine (marbre, or et bleu). Il est aujourd’hui considéré comme l’un des plus beaux théâtres français.

LE GRAND HOTEL DE BORDEAUX-  place de la Comédie

Sa façade de style néoclassique, créée par l’architecte Victor Louis en 1776, est en parfaite harmonie avec celle du Grand Théâtre, ce qui explique certainement le prestige du Grand Hôtel.

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Des scènes historiques ou légendaires s’y sont déroulées. Victor Hugo, député français, en 1870, était devant le Grand Hôtel, lorsqu’il prononça cette célèbre phrase : « Si on ne veut plus qu’il y ait de guerre en Europe, il faut créer l’Europe ». On raconte aussi, par exemple, qu’un grand Maharadjah y aurait rencontré une femme de chambre extrêmement belle et aurait tout fait pour la séduire jusqu’à ce qu’elle devienne sa femme.

EGLISE NOTRE DAME 

Suite à la révolte des bordelais en 1675, le roi Louis XIV décide en 1675 d’agrandir la forteresse du château Trompeyte et ainsi de raser le couvent des Dominicains et son église qui le gènent.

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Mais la communauté des Dominicains qui prospère décide de reconstruire un grand couvent, avec deux cloîtres. Une église spacieuse y sera adjointe, construite dans un style baroque de la fin du XVIIe siècle, c’est l’église Notre Dame, place du Chapelet, dans la rue Mably. Il ne reste qu’un des 2 cloîtres, c’est la Cour Mably.

L’église est classée « Monument Historique» le 18 mai 1908 ainsi que le buffet de son orgue le 12 janvier 1971. Elle a été entièrement rénovée en 1982 par le service des Monuments Historiques. Elle possède une acoustique remarquable d’où le nombre élevé de concerts organisés dans cet endroit.

COURS DE L’INTENDANCE

Le tracé du Cours de l’Intendance correspond à celui des fossés nord de la première enceinte fortifiée de la ville au IVe siècle.

Un « Dog Bar » un abreuvoir pour chiens chics

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N° 4 hôtel Pichon construit en 1614 pour le président du parlement de Bordeaux, il fut remanié plusieurs fois. Il abrita la « Belle Jardinière » qui y ajoutera de belles cariatides vers 1900.

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N° 19 Passage Sarget : Construit en 1833, Le passage Sarget relie le cours de l’Intendance à la place du Chapelet. Financé par Le Baron Sarget. Couvert, il  était privé et n’était emprunté que par des princes et des chefs d’états, donc très prisé par la noblesse. Il fut par la suite racheté par la municipalité et ouvert au public en 1878.

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N°52  Une main énigmatique sous le visage du mascaron. Signe de reconnaissance maçonnique qui symbolise le secret qu’il faut savoir garder lorsqu’on intègre cette confrérie. La main sous la gorge et le pouce levé comme une équerre, illustrent la maxime « plutôt avoir la gorge tranchée que de dévoiler le secret »

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 En 1824, Bordeaux donne asile au peintre Goya, fuyant les persécutions du roi d’Espagne Ferdinand VII. Bien que sourd et presque aveugle, il continue de peindre et réalise son célèbre tableau «  la laitière de Bordeaux ». En 1825 il dessine les quatre planches lithographiques dites « Taureaux de Bordeaux ».

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 Francisco Goya meurt le 16 avril 1828 à l’âge de 82 ans. Son petit-fils assiste à ses obsèques à Notre Dame et à son enterrement au cimetière de la Chartreuse. Le consul d’Espagne demande son exhumation et l’obtient en novembre 1888. Le corps est retrouvé sans tête. En juin 1919, les restes du peintre sont transportés à Madrid. Le mystère de la disparition de la tête n’est toujours pas résolu.

PLACE DES GRANDS HOMMES

Terrain était occupé autrefois par des couvents. En 1790, l’Architecte Chalifour proposa une place circulaire avec des rues rayonnantes dédiées aux Grands Hommes du siècle des Lumières. Cette halle Baltard, Avant 1958, abritait 85 commerces exclusivement alimentaires.

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C’est Le 5 mars 1991 que fut inauguré le nouveau marché.

ALLEE DE TOURNY

Cette esplanade fut aménagée entre 1743 et 1757 par l’intendant Tourny. Elle est bordée du côté pair d’immeubles à façades Louis XV. Il ne comportait à l’origine qu’un rez-de-chaussée et un étage, pour ne pas gêner les tirs de canon du château Trompette. Les immeubles situés du côté
impair ont été construits au XIXe siècle.

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Deux fontaines décoratives existaient aux extrémités de la place en 1857 pour célébrer l’arrivée de l’eau de source dans la ville. Elles ont été retirées sous Jacques Chaban-Delmas. L’une est à Soulac, l’autre à Québec face au Parlement, parfaitement restaurée.

Il y avait aussi la statue équestre de Napoléon III. Abattue le 4 septembre 1870 et jetée dans la Garonne.

Une statue de Léon Gambetta en marbre y fut inaugurée  en 1905 par Emile Loubet devant 130.000 spectateurs. Elle fut transférée au musée d’Aquitaine en 1960. Elle saluait son passage en 1871, désignant Bordeaux «  capitale de la France en déroute », comme cela s’est reproduit hélas pendant les guerres de 14/18 et 39/45.

Monsieur Louis, Marquis de Tourny veille sur sa place et son allée….Né à Paris en 1690 et devenu intendant de Guyenne. Cet homme a complètement transformé le minuscule Bordeaux. Avant son arrivée en 1743, la ville se retranchait derrière ses forts et ses remparts. Tourny fait abattre les murs, aère la ville, trace des routes et des allées, projette et rêve le Bordeaux d’aujourd’hui.

Hôtel Gobineau : Il fut construit en 1789 sur les plans de Victor Louis pour un conseillé du Parlement : Joseph Thibaut de Gobineau. 365 fenêtres. Aujourd’hui in abrite la Maison des Vins de Bordeaux.

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BORDEAUX CENTRE

LA GROSSE CLOCHE (Porte St Eloi)

C’est ce qui subsiste du beffroi de l’ancien hôtel de ville médiéval.

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Sa cloche a été coulée 1775. Elle mesure 2m de diamètre, 2 m de haut et un poids de 7800kg. Elle servait à convoquer les jurats. Elle annonçait les jours, les heures, chassait l’orage et la grêle, appelait aux armes, signalaient les incendies, ordonnait le ban des vendanges, sonnait le tocsin, et de tous les grands évènements de la cité, d’où son importance dans l’esprit des bordelais.

PLACE CAMILLE JULLIAN (historien de Bordeaux évoqué par un monument) 

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L’église Saint-Siméon a connu de multiples destinées.

Bâtie au XVe siècle, fut reconvertie en salpêtrière et accueillit, en 1833, l’Ecole navale des mousses et novices, avant de devenir, en 1863, fabrique de conserves de légumes, puis commerce de cycles et aussi un garage

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C’est là, entre l’autel et les travées, que Charles Teyssonneau, ingénieux commerçant, mit au point un instrument révolutionnaire : la clef ouvre boîte.

En 1999 le Cinéma Utopia s’y est installé.

 

PLACE DU PARLEMENT

Cette place à l’italienne, s’est appelée Place du Parlement, en hommage au Parlement de Bordeaux, parlement situé dans le palais de l’Ombrière voisin (A côté de la porte Cailhau), où l’on rendait la justice.

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Créée par les intendants Boucher et Tourny comme la place de la Bourse. Les bâtiments style Louis XV datent de la première moitié du XVIIIe siècle. Ensemble homogène de riches façades bourgeoises. Chacune d’elles porte un motif différent, chaque fenêtre est surmontée d’une agrafe ou d’un unique mascaron (masque sculpté) représentant le visage d’un notable ou d’un personnage enturbanné, des fruits, des plantes, une coquille Saint Jacques.

La Fontaine de Garros : sur un des côtés de la place, cette fontaine rococo a été installée en 1865.

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Place Saint Pierre

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Saint Pierre, 1er apôtre, 1er pape de la chrétienté, 10 avant JC à 64 après JC

L’église St Pierre se trouve au cœur du Vieux Bordeaux, sur l’emplacement même du port Gallo-Romain.

Elle était construite sur le mur nord du chenal de passage au XVe siècle. Elle fut remaniée en grande partie au XIXe siècle. Le portail de style gothique flamboyant, la porte sud et le chœur sont d’origine.

 Sous la place St Pierre, on trouva en 1832 une magnifique statue d’Hercule, en bronze, qui devait décorer l’entrée du port alors aménagé à l’embouchure d’un estey : la Devèze. Ce grand bronze, est l’une des plus belles pièces du Musée d’Aquitaine.

Photo 68 Au XIIe siècle, ce port a été remblayé, le quartier presque entièrement bâti. Les quais furent reportés vers le sud, au débouché d’un autre estey : le Peugue, au pied du palais de l’Ombrière.

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IMPASSE RUE NEUVE

Maison de Jeanne Lartigue : maison du XVIe, située au fond de l’impasse a conservé une partie de son décor Renaissance. La maison a appartenu à la famille Lartigue. Leur fille Jeanne Lartigue, était une « jeune fille candide et bonne, pas jolie et boitant même un peu« , mais bénéficiant d’une dot confortable. Ceci lui permit d’épouser en 1715, le baron de Montesquieu. Elle mourut en 1770 dans cette maison.

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JARDIN PUBLIC 

Il est créé en 1746 sur 15 hectares, à l’initiative de l’Intendant Tourny pour fournir aux Bordelais un cadre agréable, mais aussi réunir la ville aux faubourgs de St Seurin et des Chartrons. On y avait planté 800 tilleuls hollandais.

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En 1856 on y a installé des passerelles (de Fischer et Escarpit)  de la largeur des crinolines. On y a créé un parc à l’anglaise et implanté un bassin.

 En avril 1857, on y planta un magnolia géant. Arbre majestueux (15,60 mètres), déjà vieux de 42 ans et accusant 45 tonnes. Il fut transporté du vieux jardin des plantes de la Chartreuse (couvent), jusqu’à l’actuel jardin public. Une voie ferrée de 2 kilomètres fut posée pour l’occasion et un chariot construit sur mesure. Il fallut quatre jours pour le convoyer. Douze autres magnolias suivirent le même chemin. Les survivants ont disparu avec la grande tempête de 1999.

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Dans le jardin de nombreuses statues sont présentes :des défenseurs de la vigne, Rosa Bonheur, peintre animalier bordelais du XIXe , ainsi qu’un buste singulier aux multiples facettes.

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Il s’agit du buste de François Mauriac  réalisé par le sculpteur Ossip Zadkine. Il s’agit d’une copie de l’original volé en 1993 qui se trouve au musée d’Aquitaine. Il a donné lieu à trois bronzes dont l’un se trouve au musée des Beaux-Arts de Bordeaux.

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En 1970, les grilles du cours de Verdun sont redorées (7500 feuilles d’or furent nécessaires).

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La statue de la LIBERTE bordelaise

lle se trouve Place Picard (Cours de Verdun).

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Le sculpteur Bartholdi, qui a conçu et édifié la statue du le port de New-York, avait concouru pour la réalisation d’une fontaine sur la Place des Quinconces à Bordeaux. Bien qu’ayant gagné le concours, son œuvre trop coûteuse ne fut pas réalisée. Pas rancunier, Bartholdi fit don de la réduction de sa célèbre statue à la ville de Bordeaux. Elle fut mise en place en 1888,  mais démontée et fondue par les allemands en 1941. Depuis l’an 2000 une petite copie en résine se dresse sur la place. Son visage austère serait celui de Mme Singer, l’inventeur des machines à coudre.

 

PALAIS GALLIEN

L’Amphithéâtre romain, dit Palais Gallien (un empereur qui régna de 253 à 268). Il s’agit du seul monument antique (IIe siècle) de Burdigala encore visible dans un état intéressant. Il fut vendu comme bien national en 1793 et loti en 35 parcelles. De nombreux éléments restent englobés dans des propriétés (ex Rue Sansas n°18). Le préfet Thibaudeau sauvera en 1803 les derniers vestiges.

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L’édifice de forme elliptique, mesurait 132,30m de long et 110,60 de large et pouvait contenir 22000 spectateurs.. 

EGLISE SAINT SEURIN – CRYPTE – NECROPOLE site paléochrétien

 C’est la plus ancienne église de Bordeaux, dédiée à saint Seurin, évêque de la ville construite au début du VIe siècle, elle sera basilique qu’en 1873. L’édifice est classé monument historique et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

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La basilique Saint-Seurin était sur le chemin des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle qui s’y arrêtaient au Moyen Âge, pour vénérer le bâton de saint Martial, et voir l’olifant de Roland que Charlemagne aurait déposé sur l’autel en rentrant d’Espagne, et dans la crypte, les reliques miraculeuses de saint Seurin et de saint Fort.  

Le retable de la chapelle Notre-Dame-de-la-Rose date du milieu du XVe siècle,  il est décoré de douze magnifiques plaques d’albâtre.

La cloche de l’église Saint-Seurin, Classée monument historique est singulière puisque son bronze provient de canons espagnols confisqués en 1637 par le cardinal Henri de Sourdis, archevêque de Bordeaux, chargé de reconquérir les îles de Lérins.

Sa nécropole : site archéologique    

Vestiges du premier cimetière chrétien de Bordeaux, en fonction jusqu’à la Révolution, soit 14 siècles. Il se trouve sous l’actuelle place des Martyrs de la Résistance. On y trouve des mausolées du IVe siècle, et de nombreux vestiges de l’époque romaine et mérovingienne, encore en place : des amphores, des tuiles et des sarcophages qui servaient de sépulture.

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HOTEL FRUGES

Au n° 63. Place des Martyrs de la résistance (.Architecte Pierre Ferret).

Henri Frugès est le petit fils de Francis Frugès, qui fit fortune dans une entreprise de denrées coloniales. Son produit phare était le sucre, dont les boites de carton restent encore dans le souvenir des anciens bordelais.

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En 1913 Henri Frugès a conçu son hôtel particulier comme une sorte de musée des arts décoratifs contemporains. Il y a réuni les plus grands créateurs parisiens et bordelais de l’époque, dans tous les domaines. 

Plus intéressé par les arts que par les affaires, il laisse la raffinerie Say s’emparer de la firme familiale, et préfère faire construire des maisons modernes. En 1920, a presque 80 ans, il charge un architecte inconnu aux idées révolutionnaires à l’époque : Le Corbusier, de construire des habitations destinées à ses ouvriers, à Lège, et  en 1926 la cité Frugès de Pessac.

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PLACE GAMBETTA

 La place Gambetta est le « Mont Judaïque » au Moyen Âge, le point le plus élevé de Bordeaux (15m). Ancienne place Dauphine, on y guillotina pendant la Révolution plus de 300 personnes

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Angle rue Judaïque et rue du Palais Gallien : La recluse

Une petite niche rappelle le souvenir de  l’Hôpital St Lazare (des lépreux), de sa chapelle, et de sa Recluse en 1450. A cette époque, la « Recluse de Bordeaux » était un personnage des plus considérés.  

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C’est l’évêque, qui autorisait une femme, au terme d’un long noviciat, l’entrée volontaire en réclusion. Enfermement à vie dans une cellule exiguë. Trois ouvertures seulement : une pour recevoir la nourriture et évacuer les déchets, une pour recevoir la communion côté chapelle, et une pour recevoir un peu de clarté.

C’était un personnage important, quasi officiel. Elle était chargée d’assurer son propre salut, mais surtout  celui de la ville et lui éviter toutes les calamités. Pour cela elle recevait de nombreux legs et priait pour les donateurs. Cela dura trois siècles. De démolitions en reconstructions, il ne reste que cette niche.

PORTE DIJEAUX

Entrée monumentale de la ville au XVIIIe siècle. Son nom est en rapport avec le temple de Jupiter situé à cet emplacement à l’époque gallo-romaine. Côté place, le célèbre lion loucheur dû au ciseau du sculpteur Clair-Claude Francin.

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PALAIS ROHAN – Hôtel de Ville

Les intendants et les prélats au XVIIIeme siècle, à la fois urbanistes et spéculateurs, se font édifier des demeures, parfois même des palais. Ils ont participé à la création de nouveaux quartiers et transformé la physionomie de la ville.

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Devenu archevêque de Bordeaux en 1771, Ferdinand-Maximilien Mériadec de Rohan entreprit la reconstruction complète du vieil archevêché, qui, dès le Moyen Age occupait l’angle nord-ouest de la cathédrale. Il terminera sa carrière comme aumônier de l’impératrice Joséphine.

Le Palais Rohan, fut achevé en 1786. L’intérieur a conservé le grand escalier d’honneur et une suite de salons au rez-de-chaussée avec boiseries et trompe-l’œil, qui  évoquent le raffinement des intérieurs bordelais du XVIIIe siècle.

Il devint l’hôtel de ville de Bordeaux en 1835 après avoir été hôtel du département sous la Révolution, préfecture, résidence impériale de Napoléon Ier, château royal sous la Restauration.

 

CATHEDRALE SAINT ANDRE

Elle fut bâtie dans l’angle SE des remparts romains entre les XI et XIIe siècles.

Le sol étant plus ou moins meuble, les fondations qui ont bougé, ont  provoqué l’écartement des murs, et l’effondrement des voûtes. On les reconstruisit en ajoutant aux murs de nombreux contreforts en arcs-boutants.

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En 1096  elle avait été conçue pour avoir quatre clochers, deux seulement ont eu leur flèche (côté rue Vital-Carles) car on s’est vite rendu compte que le sol ne résisterait pas. 

La porte Royale est un bel exemple d’art gothique. C’est par cette porte qu’entrèrent Aliénor d’Aquitaine et Louis VII, futur roi de France, pour leur mariage en 1137.

La cathédrale est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1998.

La tour Pey-Berland 

Du nom de l’archevêque de la ville en 1430, qui créa la première université de Bordeaux vers 1440 et inhumé derrière le maître autel de la cathédrale. Construite entre 1440 et 1450 (Bordeaux était alors anglais). Elle est quadrangulaire avec des contreforts.

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Le 17 décembre 1789, décrétée bien national, fut acquise par le sieur Jacques Boutin, avec l’ordre de la démolir. Mais seule la flèche fut abattue.

En 1846, le cardinal Donnet obtint le rachat du monument par l’État. On restaura, consolida et installa un bourdon (parrains l’empereur Napoléon III et l’impératrice Eugénie). La flèche fut tronquée pour recevoir  au sommet, une statue de Notre-Dame d’Aquitaine réalisée en 1862 (en cuivre et de 6m de haut, elle pèse 1 300kg) restaurée dernièrement.

EGLISE SAINTE CROIX

Elle fut construite au VIe siècle, au milieu d’un marécage sans aucune liaison avec le centre-ville,  et détruite plusieurs fois par des envahisseurs. Elle fut incluse dans les remparts au XIIIe moyennant un «  droit de coutume » de 100 ans à la Jurade (droit sur la vente des fruits et légumes produits dans ses jardins)

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L’église a été presque entièrement reconstruite par Paul Abadie au XIXe siècle

Portail des fausses portes :

Sous la voussure à droite sont figurées 5 femmes aux serpents qui symbolisent la luxure dans l’iconographie romane.

Sur les voussures de l’arcade opposée, une procession de personnages portant une bourse à leur cou symbolise un autre effroyable péché : l’avarice.

La statue de Saint Georges, symbole guerrier, a été ajoutée par Abadie. La France n’acceptait pas la défaite de 1870.

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Reliques de St Mommolin : il est honoré par un tableau du XVIIe le représentant guérissant un possédé, et par un vitrail du XIXe.

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St Mommolin serait né au VIe siècle sur les bords de la Loire. La légende veut qu’il se soit arrêté à Bordeaux au retour de St Jacques de Compostelle. Il y serait mort épuisé. C’est sur son tombeau que les moines de l’abbatiale de Ste Croix prenaient les décisions importantes et que les prisonniers y clamaient leur innocence.

Mais c’est surtout la vertu de guérir les malades mentaux qui valut à ce saint de passer à la postérité. L’affaire n’avait rien d’une médecine douce : 10 prières quotidiennes pendant 11 jours et 11 nuits pendant que les « fous furieux » jeûnaient au pain et à l’eau, enchaînés au tombeau à toutes fins utiles. Les piliers de la nef portent toujours les anneaux auxquels on attachait les candidats au miracle. L’expression familière « il est momo » désigna ainsi  l’innocent, le fada, le simple d’esprit. Elle serait liée au nom de ce saint.

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Quai de Paludate – CHATEAU DESCAS

Un négociant bordelais Descas, acheta pour 1F, quai de Paludate, l’ancien hôpital de la manufacture. Il le fit démolir pour construire à cet emplacement un édifice considérable et très moderne pour l’époque.  Cet immeuble fut comme un pied de nez adressé à la noblesse du bouchon du quartier des Chartrons. Le génie de Jean Descas consista à centraliser ses services et ses entrepôts dans un même bâtiment.

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La construction dura 3 ans, de 1890 à 1893. Aménagés sur plusieurs niveaux, les chais permettaient de stocker 1.500.000 bouteilles. Un système de wagonnets et d’ascenseurs facilitait les manutentions. D’énormes cuves occupaient toute la hauteur de l’immeuble, qui a 120m de long. Un atelier de tonnellerie complétait cet établissement ultra moderne.

Il est actuellement occupé par des bureaux.

BASILIQUE SAINT MICHEL

Le chantier de la nouvelle église est ordonné par le roi Louis XI. Elle devient basilique à la demande du roi en 1466. Un collège de chanoines est installé dans l’église. Elle devient une étape importante sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Les Confréries et corporations ont contribué par des donations à l’avancement des travaux. Pas achevés pourtant avant le XVIe siècle !

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Le 21 juin 1940, des bombardements soufflent une partie des vitraux de la basilique,  remplacés après le conflit par de belles verrières modernistes.

La basilique est l’un des plus grands lieux de culte bordelais. Caractéristique du style gothique flamboyant

Montesquieu se maria dans cette église avec Jeanne de Lartigue le 30 avril 1715 dans cette église.

 

Parmi les œuvres d’art nombreuses que renferme la basilique, un retable a été l’objet d’une curieuse aventure. Sa base est constituée de 7 remarquables plaques d’albâtre finement sculptées, réalisées vers 1460 en Angleterre.

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En 1993, à l’occasion de la succession d’un antiquaire parisien, une conservatrice du musée du Louvre a découvert que plusieurs plaques avaient été volées. Depuis 1984 les voleurs avaient remplacé les éléments du retable par des moulages de plâtre finement réalisés et patinés. Ils s’étaient faits enfermés plusieurs nuits dans l’édifice, afin de pouvoir effectuer les permutations avec les faux. Personne ne s’était aperçu de la supercherie. 5 des albâtres ont été retrouvés : 2 chez l’antiquaire, 1 chez un diplomate monégasque, les 4 autres sont à New York chez un  collectionneur qui refuse toujours de les rendre. Il faut dire que ces œuvres ne figuraient sur aucun répertoire des œuvres volées, et qu’elles avaient donc été acquises en toute légalité !

FLECHE SAINT MICHEL

L’Histoire bordelaise à travers Saint Michel

Située à plusieurs dizaines de mètres du portail principal de la basilique. Haute de 114,20 mètres (plus haut clocher du midi de la France). Elle abrite un carillon de 22 cloches.

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Louis XI avait une dévotion toute particulière envers Saint Michel, Il s’y arrêta en 1462 et fut fort satisfait.

Pour comprendre cet intérêt du Roi, il est très important de situer cet épisode dans son contexte historique et politique : En  1462 Bordeaux ne vient d’être rattaché à la couronne de France que depuis 1453. Son nouveau Roi, Louis XI, voulait se montrer généreux, pour l’avenir de ses relations avec la ville, et se maintenir dans ses bonnes grâces. Il était donc nécessaire de faire un beau geste !

Or, dans les derniers temps de l’administration anglaise, on avait édifié à Bordeaux une très belle tour, la tour Pey Berland. Louis XI, voulut donc une autre tour, française, également implantée en Campanile, à côté de l’église qu’il aimait. Et pour que le geste soit  digne du souverain, il fallait que cette nouvelle tour soit un monument vraiment hors du commun.

Ce chantier fut entrepris en toute priorité et conduit sans désemparer, alors que le bâtiment de l’église elle-même était loin, très loin d’être terminé. (Sa construction de 1473 à 1492.

L’ouvrage fut confié à un maitre maçon de Saintes, dénommé Hugues Beauducheu (qui a d’ailleurs sa rue à Bordeaux dans le quartier de la gare Saint Jean) Il allait assumer, seul, la charge de la direction de cet énorme chantier . Son salaire total n’était pourtant que de 20% supérieur à celui des compagnons maçons de son entreprise. (On a retrouvé son contrat d’entreprise).

Le travail commence sur l’ancien cimetière qui entourait autrefois l’église romane. On dû élever une gigantesque masse d’échafaudages tout en bois. Une forêt entière y fut consacrée.

Mais quand, en septembre 1492, il a fallu procéder au couronnement de la flèche, par la mise en place de la croix et de la girouette, le tout, nous dit-on, pesant 600 kg, l’opération s’avéra si dangereuse que personne ne voulut l’entreprendre.

Finalement, ce fut Hugues Beauducheu, le maitre d’œuvre en personne, qui s’en chargea, moyennant la promesse d’une prime spéciale consistant en la fourniture d’un costume complet et d’une paire de chaussures à sa mesure ! La croix mise en place le 8 novembre 1492.

Mais le bruit se répandant dans la ville qu’un tel édifice ne reposant que sur 6 piliers est nécessairement fragile et menace de s’effondrer, on sollicite des architectes indépendants, qui établirent un rapport tout à fait rassurant sur cette tour bien d’aplomb et ne présentant aucun risque.

Elle fut frappée par la foudre en 1574 et 1608, mais y survécut.

A Bordeaux, Louis XIV ne fait pas dans la dentelle :

A la suite d’une révolte antifiscale des bordelais durant la Fronde, partie des quartiers St Michel et Ste Croix, un Arrêt en date du 24 novembre 1675, décida de raser 300 maisons dans cette zone, pour dégager le champ de tir des canons du château Trompette en direction de la ville. Le même Arrêt décida de descendre les cloches de St Michel et Ste Croix, coupables d’avoir sonné le tocsin pour appeler à l’émeute, ce qui fut fait, et de démolir la flèche de St Michel, ce qui heureusement ne fut pas fait, faute d’avoir pu trouver quiconque acceptant d’entreprendre un tel chantier.

Ce que Louis XIV n’avait pu obtenir, un terrible ouragan s’en chargea dans la nuit du 8 au 9 septembre 1768. Resté dans l’histoire sous le nom « d’ouragan de Notre Dame » car il était survenu le jour de la fête de la Nativité de la Vierge Marie. (Des dizaines de milliers d’arbres furent abattus dans nos campagnes et tous les raisins en attente des proches vendanges détruits. Il n’y eut, cette année-là, aucune récolte dans les Graves et le sauternais). La tour Saint Michel n’y résista pas, la quasi-totalité de sa flèche fut abattue, soit environ une trentaine de mètres sur la hauteur totale des 114 mètres.

Soixante ans après ce désastre, en 1828, on arasa le moignon de flèche qui subsistait pour transformer la tour en une plate-forme, à 72 mètres de hauteur. C’était pour y implanter une station du télégraphe Chappe.

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Ce mode de communication était déjà en service dans le nord de la France, pour des raisons militaires. Une nouvelle de Paris arrivait à bordeaux en 60heures par la poste à chevaux, et seulement en 4 heures par le télégraphe.

Le 30 juillet 1830, afin de rendre impossible toute liaison avec Paris, d’où pouvait arriver un ordre de répression, les révoltés s’emparent du relais Chappe de la tour Saint Michel, et promènent les carcasses des bras métalliques dans les rues avant de les jeter à la Garonne. De ce fait, ils n’apprendront que deux jours plus tard l’abdication de Charles X.

93 ans après l’ouragan on allait reconstruire la flèche. Dirigés par l’architecte Abadie, les travaux, cette fois-ci, durèrent 8 ans, de 1861 à 1869.

LA CRYPTE

Il y a une cinquantaine d’années encore, on montrait encore les fameuses momies de St Michel. Chacune des momies avait droit à un commentaire morbide approprié et mais fantaisiste et purement inventé par le guide. En fait, l’origine de ces momies est fort banale. En 1791, on décida de supprimer tous les cimetières encore subsistants à l’intérieur de la ville. De celui qui entourait encore Saint Michel, on exhuma ainsi 70 corps naturellement momifiés, par un sol particulièrement riche en carbonate de calcium. On en choisit quelques-uns parmi les mieux conservés et on les exposa en ce lieu. En 1979, on les retira pour les inhumer au cimetière de la Chartreuse.

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Façade rive gauche

PONT DE PIERRE

Un décret impérial du 12 août 1807 lança l’étude de la construction d’un premier pont pour bordeaux, afin de permettre le passage des troupes vers l’Espagne. Durant douze ans les bâtisseurs durent faire face à de nombreux problèmes en raison du courant très fort à cet endroit-là. Une cloche à plongée empruntée aux Britanniques permit que les pieux de bois des piliers du pont soient implantés et stabilisés.

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C’est grâce à une société d’actionnaires créée en 1818 par Balguerie-Stutemberg que les travaux purent être achevés. Elle a fourni les fonds contre un droit de péage qui resta en vigueur jusqu’en 1863.  Claude Deschamps  proposa alors de bâtir des arches en maçonnerie, assises sur les faisceaux de pieux de bois immergés.

L’ouvrage a été ouvert au public le 1er mai 1822. Mais en fait, le pont de pierre est en brique. Il se dit que le nombre de ses arches (17) tout au long des 501m du pont, correspond, à celui des lettres du nom de NAPOLEON BONAPARTE.  Sur les côtés, chaque pile de briques porte un médaillon blanc en l’honneur de l’empereur.

Ce pont fut le seul à bordeaux jusqu’à la construction du pont Saint-Jean en 1965.

En 1951, le tablier du pont fut élargi et les 4 guichets de l’octroi disparurent.

 En 1980, l’architecte Bertrand Nivelle remplaça le garde-corps en pierre, par un nouveau d’inspiration classique avec des lampadaires en fonte aux armes de la ville.

PORTE CAILHAU

C’est le seul souvenir des murs du XIVe siècle.

Conçue comme un arc de triomphe, elle défendait sur les quais, le palais de l’Ombrière qui servait jadis aux séances du Parlement et à celles des Tribunaux.

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Elle fut bâtie en 1495 et resta pendant 2 siècles, l’entrée principale de la ville, côté fleuve, puisqu’il n’y avait pas de pont ! Elle devint le passage obligé de tout invité royal ou important venant à Bordeaux.

GRAND BAR CASTAN

C’est un immeuble du XVIIIe. En 1890, le capitaine de corvette Jean René Castan, enrichi par le commerce des épices, ouvre à cet endroit  un bar, dont les murs sont couverts de rocaille, selon la mode de l’époque, et un palmier géant trône au milieu de la salle.

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A l’extérieur une belle marquise, arts nouveaux, aujourd’hui  classée. Restauré en 2005.

HOTEL DES FERMES ou DES DOUANES

C’est le musée des douanes

Il  abrite depuis 1791 les services de la douane et un musée très intéressant,  de l’histoire des douanes.

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PLACE DE LA BOURSE : Fontaine des trois grâces

Spacieuse, elle reçut dès l’origine en son centre, la statue du roi « Bien Aimé« , Louis XV. La Révolution la fit démolir.

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Elle fut transformée en 12 canons de campagne. Sur son piédestal les bas-reliefs représentaient la bataille de Fontenoy et la prise de Port Mahon (Baléares). Ils sont exposés au musée d’Aquitaine.

En mai 1869, la fontaine des 3 Grâces vient marquer le centre de la place (sculpteur Gumery, d’après les dessins de Visconti ).

Les 3 grâces sont les déesses de la mythologie grecque : Euphrosyne, Thalie , Aglaé. Sous la vasque trois enfants assis sur des dauphins stylisés.

Comme il était coutume, on demanda au prêtre de la paroisse de St Pierre de bénir le monument. « J’aurais préféré bénir des statues de saints, plutôt que des seins de statues » aurait confié le curé malicieux.

Le premier quai vertical décidé par les jurats bordelais fut achevé en 1852 et allait de la bourse au cours Xavier Arnozan. Auparavant l’eau arrivait au pied des immeubles, qui s’y reflétaient. C’est ce qui inspira la création du miroir d’eau actuel.

 

PALAIS DE LA BOURSE

Il est installé en 1726 sur ce qui a été la place Royale qui fut créé en l’honneur du jeune roi Louis XV

L’intendant Boucher décida d’un palais tourné vers le fleuve et non vers la ville, pour offrir une vitrine aux  vaisseaux étrangers (Ce qui était nouveau).

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En façade, les arcades soutiennent un étage de réception, avec salles d’apparat ou d’audiences, et un second étage d’appoint.

LE MIROIR D’EAU

 Achevé en 2006. Il a une surface de 450m2.

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C’est une étendue de granit,  recouverte d’une fine pellicule d’eau sans cesse renouvelée, qui forme un miroir. De chaque côté du miroir, le « jardin des Lumières » est composé de 33 000 plantes.

QUINCONCES

1829, Alexandre Poitevin fut chargé de la destruction du château Trompette.

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Sur son emplacement, il dessina les grandioses façades de l’hémicycle des Quinconces et fit dresser en bordure de l’esplanade, les colonnes rostrales décorées de proues et d’ancres, qui donnent une allure antique au port de Bordeaux. 

MONUMENT AUX GIRONDINS

En 1883, le conseil municipal résolut d’élever un monument à la mémoire des députés Girondins victimes de la Terreur.

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Dix ans plus tard c’est le projet du sculpteur bordelais Dumilâtre qui fut retenu. En 1902 sur l’immense place des Quinconces, là où trônait jadis le Château Trompette, fut dressée colonne de 43 m portant le Génie de la Liberté brisant ses fers. En raison de sa taille (5,85m), malgré le symbole qu’il incarnait, il ne fut pas descendu par les allemands

Aux pieds, face au fleuve, des allégories de l’Histoire et de l’Eloquence rappelant le rôle des Girondins et leur talent oratoire, encadrent une tribune surmontée d’un héroïque coq gaulois.

Sur l’arrière trois  figurent féminines personnifient Bordeaux entre la Garonne et la Dordogne. 

Les fontaines :face au Grand Théâtre le Triomphe de la République -  côté des Chartrons, une allégorie de la Concorde, avec son rameau d’olivier

Ces ensembles de  statues furent démontées en 1943 par les allemands pour être fondues, ou décorer une ville allemande. La dépose avait été faite avec soin. Elles ont été mises dans un train pour Angoulême. Il disparut. Elles furent retrouvées intactes en 1945 à Angers. De 1945 à 1968 elles dormirent dans un terrain vague à Bacalan. Juste avant les élections municipales de 1983, elles ont été restaurées et remises en place, sous Chaban- Delmas.

 

RUE RAZE

En 1944, il y avait un blockhaus avec dépôt de munitions allemand dans cette rue qui donne sur les quais.

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Il était destiné à la destruction des quais de Bordeaux. Ce qui fut décidé en août 1944.  Le lieutenant Heintz Stahlschmidt (aujourd’hui bordelais sous le nom de Henri Salmide),  avait la responsabilité de répartir les charges pour tout faire sauter, après la retraite des allemands.

Depuis 1942, Il comprit que l’obéissance aveugle au nazisme n’amènerait que des malheurs. Amoureux d’une bordelaise, au lieu d’obéir aux ordres allemands, Il fit sauter le dépôt de munitions le 22 août 1944. Il sauva ainsi le port, la vieille ville et la vie de plusieurs milliers d’Habitants. L’effet psychologique de cette destruction fut à l’origine du retrait des allemands de Bordeaux.

Pourtant la résistance ne put pas admettre que la survie de Bordeaux soit le fait d’un soldat allemand. Elle a tenté de lui faire signer un papier où il reconnaîtrait avoir agi sous ses ordres. Il a refusé. Son acte de trahison et de bravoure ne fut reconnu qu’en 2000. Il reçut la légion d’honneur le 6 décembre 2000. Il est décédé  en 2010 à 90 ans et enterré au cimetière protestant de Bordeaux.

CITE MONDIALE DU VIN

Pour réanimer le quartier des Chartrons qui s’étiolait et éviter qu’un grand marché international du vin ne s’installe à Paris, plutôt qu’à Bordeaux, la municipalité a décidé la construction d’une Cité Mondiale du Vin.

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Les choses furent rondement menées malgré le scepticisme, voire l’hostilité ouverte, du milieu des négociants en vin de Bordeaux,  inquiets d’une concurrence des vins du monde, au cœur même du centre nerveux viticole. Ils ne comprenaient pas l’utilité d’installer à grands frais de location, leurs bureaux à quelques dizaines de mètres de chez eux.

Inauguré le 27 janvier 1992, sert maintenant surtout de centre de congrès avec l’hôtel Mercure.

Elle sera remplacée en 2016 par la nouvelle Cité de la civilisation du vin. En cours de finition.

 

Le PONT CHABAN-DELMAS

Pour permettre le passage des navires de croisières et des grands voiliers on a choisi de créer un pont à travée levante.

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Le pont en quelques chiffres :

Pour la longueur : 425 m- la hauteur des pylônes : 77 m- La travée levante longue de 117 m – s’élève à 53 m au-dessus du niveau le plus haut de la Garonne. Deux voies pour les transports en commun, deux pistes pour accueillir cyclistes et piétons, deux voies pour la circulation automobile. Le passage navigable sur la Garonne est large de 106 m. Temps de la montée ou de la descente de la travée levante est de 11 minutes et le nombre de levées pourrait être de 60 par an .

LA BASE SOUS-MARINE

En 1940, Hitler et l’amiral Raeder décidèrent de sa construction. C’est un édifice colossal.

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11 alvéoles servant de garage aux sous-marins sont reliés par un large couloir, équipé d’une voie ferrée de 245m. Epaisseur du toit : 7m , doté d’une double paroi pare-bombes, contre les combats aériens. On utilisa 600 000 m 3 de béton. L’acier et le bois étaient acheminés par voie ferrée d’Allemagne en France. 6500 ouvriers étaient présents (1 sur 3 allemands). Les équipes travaillaient jour et nuit. Nombre de ces ouvriers sont tombés « accidentellement » dans les fondations fraîchement coulées, comme l’ont rapporté des témoins.

Actuellement, ce lieu est utilisé pour des expositions d’art ou d’histoire.

Le quartier de Bacalan sort de terre actuellement, sera un des piliers du Bordeaux nouveau en train de s’édifier.

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A près avoir remercié chaleureusement Christiane et Daniel pour la qualité de l’exposé et le magnifique moment d’histoire de Bordeaux qu’ils nous ont proposé, JP prend la parole pour donner quelques infos :

« Je sais bien que vous avez attendez la suite et que vous n’êtes plus aussi attentifs que vous ne l’avez été pendant l’exposé, mais je vais quand même vous donner quelques infos avant de passer au buffet :

  •     Une subvention municipale de 300,00€ nous a été accordée,
  •     Nous avons reçu un chèque de 500,00€ de la part de GUJAN-MESTRAS en Fêtes. Merci à tous ceux qui ont participé à ces fêtes.
  •     Au Village de Noël : le dimanche 20 décembre 2015 nous avons, surtout vous, avez fait des crêpes. Ce fut une belle journée qui à rapporté à GMA un peu plus de 800,00€. Le salmis était délicieux ….. Merci à tous ceux qui ont participé.
  •     Le Carnaval 2016 aura lieu le Samedi 19 mars. S’il y a des volontaires pour préparer les crêpes vous serez les bienvenus. Une réunion de préparation se tiendra Lundi 1er Février à 18h00 salle du PRAJ »

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Les préparatifs du buffet 

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Entre la poire et le fromage, Christiane nous a proposé un quizz sur l’exposé qui vient de nous être présenté.

La précision de réponses proposée a prouvé que tout le monde avait été très attentif tout au long de l’exposé. Ce fut un moment très agréable. Un de plus ….

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Les thèmes de nos prochains rendez-vous :

  • Les Poilus d’Alaska  par Daniel DUHAND le vendredi 26 février à la Maison des Associations.
  • La Gestion de la Chasse à GUJAN : le vendredi 25 Mars 2016 Philippe BRUERE nous parlera de l’A.C.C.A de GUJAN à la Maison des Associations.
  • Caroline GROSSOT, chanteuse, qui nous parlera de sa vie : le vendredi 29 avril 2016.
  • L’ARGO Nautique : le vendredi 27 Mai dans les locaux de l’ARGO au Port de Larros.    
  • Juin : Soirée de Fin de saison

Il est évident que ce programme peut évoluer sur les thèmes proposés et la disponibilité des intervenants.

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Les Anniversaires de Janvier 2016

Classé dans : Non classé — 15 janvier, 2016 @ 9:21

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Janvier c’est le mois des vœux en tous genre comme ceux là :

  • Si vous vous êtes levé ce matin en bonne santé, vous êtes plus chanceux que le million de personnes qui ne verront pas la semaine prochaine,
  • Si vous pouvez aller prier sans peur d’être menacé, torturé ou tué, vous avez plus de chance que 3 milliards de personnes,
  • Si vous avez de la nourriture dans votre frigo, des habits sur le dos, un toit sur votre tête et un endroit pour dormir, vous êtes plus riche que 75 % des habitants de la Terre,
  • Si dans le même temps vous avez un peu d’argent à la banque, quelques billets dans votre portefeuille et de la monnaie dans une petite boîte, vous faites partie des 8 % de privilégiés de ce Monde,
  • Si vos parents sont encore vivants et toujours  mariés, vous êtes une personne réellement rare,

Alors :

  • Aimez comme si personne ne vous avez jamais fait souffrir,
  • Dansez comme si personne ne vous regardait,
  • Chantez comme si personne ne vous écoutait,
  • Vivez comme si le paradis était sur Terre,

Mais dans tous les cas

Profitez de la vie car c’est la votre et que vous n’en aurez pas d’autre.

C’est le mois de la galette de Rois, mais c’est aussi le mois de naissance de :

Anniversaires de janvier 2016

A tous, nous leurs souhaitons un bon anniversaire et une belle et heureuse année.

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Village de Noël 2015

Classé dans : Les Activités de l'Association — 22 décembre, 2015 @ 1:20

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Dimanche 20 décembre, autour de la Mairie de GUJAN-MESTRAS, le Village de Noël était installé.

Comme à l’accoutumée, notre Association, GUJAN-MESTRAS ACCUEILLE participait à cette manifestation Municipale. 

Dès 8h1/2 nous nous sommes retrouvé pour décorer le stand et mettre en route la réalisation de crêpes

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Le stand est prêt et Françoise vérifie la décoration ….

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Surprise, on a même retrouvé le Père Noël ….

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Le stand est prêt, les poêles chauffent ….. 

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les premiers clients sont là …. présage d’une belle journée …

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Toutes les crêpières sont au rendez vous dans la joie et la bonne humeur …

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Dimanche 20 décembre 12h30 sur la place de la Mairie, c’est l’heure de la pause déjeuner pour l’Association des Commerçants de GUJAN-MESTRAS ….

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Comme pour GUJAN-MESTRAS ACCUEILLE ……

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Toutes les bonnes choses ont une fin, la relève de l’après midi est arrivée, au boulot …..

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Le pliage des crêpes laisse Edith perplexe ….

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Les Echassiers nous rendent visite ……

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On a même croisé une fée ….. La Fée Lola ….

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Beaucoup de monde au cours de cet après midi ….

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La nuit est tranquillement tombée sur cette belle journée laissant le Père Noël seul sur son traineau sur  la place de la Mairie …..

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Les crêpières ont bien travaillé et la somme récoltée est très significatives. Que tous en soient ici remerciés et à l’année prochaine.

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Rénion mensuelle de Décembre

Classé dans : Les Rendez-vous Mensuels — 22 décembre, 2015 @ 1:18

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Vendredi 18 décembre 2015 c’est tenue à la Maison des Associations de GUJAN-MESTRAS, la dernière réunion mensuelle de GUJAN-MESTRAS ACCUEILLE de cette année 2015.

Pour bien clôturer cette année, c’est le Thème « Georges BRASSENS Homme de Lettres, Homme de l’Etre » qui avait été retenu.

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C’est dans une salle superbement décorée  …….

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Qu’une centaine d’adhérents ainsi que Marie-Hélène DES ESGAULX venu en amie, étaient présents pour écouter Gérard DUROUX, médecin et grand admirateur de Georges BRASSENS, nous parler de « Monsieur BRASSENS ».

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Un exposé fait de photos, de lecture de texte et de chansons de Georges BRASSENS.

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Pour visionner une vidéo de cette première partie, cliquez sur le lien ci-dessous :

 https://youtu.be/RYbU6oL1rm0

 

 

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La première partie achevée, nous avons pris l’apéritif et dégusté le buffet préparé et servi par la Commission Restauration. Ils ont travaillé depuis 8h1/2 le matin jusqu’à l’arrivée des premiers adhérents vers 18h45….

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 le buffet était entrecoupé de chansons reprises en chœur par tous les adhérents ainsi que d’un quizz aminé par Gérard.

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Pour visionner une vidéo de la seconde partie, cliquez sur le lien ci-dessous :

 

https://youtu.be/af1a3aQ7Aco

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Pour GUJAN-MESTRAS ACCUEILLE l’année se termine en beauté. Nous nous retrouverons le vendredi 29 janvier 2016 pour bien commencer cette nouvelle année.

Le Bureau, la Commission Restauration et la Commission Salles et Matériel se joignent à moi pour vous souhaiter de merveilleuses fêtes de fin d’année.

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Avec le succès, l’argent commence à rentrer et il faut faire face à la gestion du métier. En 1954, Pierre ONTENIANTE, le copain de BASDORF, a accepté de l’aider sans contrepartie pour s’occuper de ses affaires. Avant de franchir le pas plus avant, il fait son apprentissage auprès de Ray VENTURA, l’éditeur de Georges.

En 1955, Brassens fait l’acquisition de la maison des Planche et de celle qui lui est mitoyenne pour l’agrandir. L’eau et l’électricité installées, il la leur offre. La vie continue comme avant. Cette même année, il rencontre Paul FORT, poète qu’il admire et qu’il a chanté à ses débuts, Le Petit Cheval, sur son deuxième disque 78 tours deux titres. Avant sa tournée en Afrique du Nord et son passage à l’Ancienne Belgique à Bruxelles, il compose des musiques sur deux autres de ses poèmes : Comme hier et La Marine en vue de son nouveau passage à l’Olympia, du 6 au 27 octobre. La nouvelle station de radio, Europe 1, qui vient d’apparaître sur les ondes, est un événement important dans sa carrière. C’est la seule qui diffuse ses chansons interdites sur les radios d’État. En 1956, Brassens sera animateur sur Europe 1

Prêt à se consacrer à son ami, Pierre ONTENIENTE quitte son emploi en janvier 1956. Son baptême du feu : le prochain passage à Bobino de l’artiste (27 janvier – 16 février). Entre-temps, à la demande de René FALLET, Brassens a accepté, par amitié, de faire l’acteur aux côtés de Pierre BRASSEUR et Dany CARREL. Le roman de son ami, La Grande Ceinture, est adapté à l’écran par René CLAIR. Il s’intitulera Porte des Lilas. Dans cette affaire, ONTENIENTE y gagnera son sobriquet de « Gibraltar ». Le trouvant aussi résistant qu’un roc quand il défend les intérêts de son « protégé », le réalisateur le compare au Rocher de Gibraltar. Friand de surnoms, Brassens l’adopte pour dénommer son ami et, désormais, secrétaire-imprésario. Trois chansons arrivent à point pour illustrer le film : Au bois de mon cœur, L’Amandier et Le Vin.

En 1957, Brassens et Gibraltar créent les éditions 57.

Les années 1960 : honneurs et douleurs

En 1961, il sort un disque en hommage à Paul FORT, mort l’année précédente, disque où sont réunis sept poèmes qu’il a mis en musique ou qu’il déclame simplement.

En avril 1962, il fête à Bobino ses dix ans de carrière. Le 15 mai, il monte un spectacle en hommage à Paul Fort, au théâtre Hébertot. Le 5 décembre, jour de la première à l’Olympia avec Nana MOUSKOURI, il souffre d’une crise de coliques néphrétiques. Sur l’insistance de Bruno COQUATRIX, il honore les dates prévues à partir du lendemain jusqu’au 24 décembre. Chaque soir, une ambulance l’attend. À la suite de cette douloureuse expérience, il ne retournera plus à l’Olympia. Le 31 décembre, il apprend la mort de sa mère. Le jour même, il se rend à Sète puis regagne Marseille pour se produire à l’Alcazar. « Pour la première fois, ce soir, elle me voit chanter » dit-il.

Le prix Vincent SCOTTO, décerné par la SACEM, gratifie Les Trompettes de la renommée, de meilleure chanson de l’année 1963. En octobre, le numéro 99 de la très sélective collection Poètes d’aujourd’hui, qui paraît chez les libraires, est consacré à Georges Brassens. Quand l’éditeur, pierre SEGHERS, lui avait fait part de ce projet, Brassens accepta à condition que son ancien professeur de français, Alphonse BONNAFE, soit l’auteur du texte. Brassens est ainsi le deuxième auteur de chansons, après Léo FERRE, à figurer dans cette collection. Dans son journal, René FALLET écrit :

« C’est le triomphe enfin avoué et officiel de ceux qui, voilà dix ans, criaient au poète pour les sourds. »

Le 19 octobre 1976, il s’installe à Bobino pour cinq mois. Il présente les nouvelles chansons de son dernier album, dont celle qui lui donne son nom : Trompe-la-mort.

« C’est pas demain la veille, bon Dieu, de mes adieux. »

Le 20 mars 1977, jour de la dernière, personne ne se doute qu’il ne foulera plus jamais les planches de son music-hall de prédilection.

Saint-Gély-du-Fesc

D’inquiétantes douleurs abdominales, de plus en plus vives, l’amènent à se faire examiner. Un cancer de l’intestin est diagnostiqué et se généralise. Il est opéré à Montpelier, dans la clinique du docteur Bousquet en novembre 1980. L’année suivante, une nouvelle opération à l’hôpital Américain de Paris lui accorde une rémission qui lui permet de passer l’été dans la propriété des Bousquet, à Saint Gély du Fesc, au nord de Montpellier. Retour à Paris et séjour à Lézardrieux.

Hormis les disques arrangés de ses chansons en jazz, dans lequel il est à la guitare auprès de prestigieux jazzmen, en 1979 et celui en faveur de Perce Neige, l’association de son ami Lino VENTURA, sur lequel il chante des chansons de sa jeunesse en 1980 et sans oublier son interprétation du hérisson dans le conte musical Emilie Jolie, de Philippe CHATEL en 1979, il n’a pas enregistré d’album depuis cinq ans. Pourtant, près de quinze chansons sont prêtes, quinze autres en gestation. Il échafaude le projet de les graver, mais ne pourra le mener à bien. Après sa mort, Jean BERTOLA acceptera de les chanter. L’album Dernières Chansons sera un succès commercial et sera récompensé par l’Académie Charles CROS.

Ultime satisfaction, la peine de mort, contre laquelle il avait écrit notamment Le Gorille, fait des galas, manifesté, signé des pétitions est abolie le 9 octobre 1981.

Revenu dans la famille de son chirurgien, à Saint-Gély, il fête son soixantième anniversaire.

Il meurt dans la nuit du jeudi 29, octobre 1981, à 23 h 15. Georges Brassens est inhumé à Sète, le matin du samedi 31, dans le caveau familial dont la pierre tombale porte une croix, au cimetière Le Py.

Le choc de sa mort est immense dans toute la France. En ouverture du journal télévisé du 30 octobre, sur Antenne 2 par Patrick POIVRE D’ARVOR, visiblement ému, déclare :

« On est là, tout bête, à 20 ans, à 40, à 60… On a perdu un oncle. »

Joha HEIMAN mourra le 19 décembre 1999 et sera enterrée à ses côtés.

Lui qui avait comme modèle de réussite Paul MISRAKI, parce qu’il était chanté partout sans être connu du grand public, ne se doutait pas qu’un jour il accéderait à la renommée internationale.

Postérité

En France, de très nombreux établissements scolaires, salles de spectacle, parcs et jardins, espaces publics, voies, portent le nom de Georges Brassens, dont, à Paris, le Parc Georges BRASSENS, tout proche de sa maison de la rue Santos-Dumont, la halle du marché de Brive-la-Gaillarde en Corrèze ou encore le foyer Georges-Brassens à Beaucourt, en franche Comté, lieu de divers spectacles.

Il existe également une place Georges-Brassens, la Georges-Brassens-Platz à Basdorf en Allemagne et la bibliothèque municipale de cette ville porte son nom.

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